L’enfance de Geneviève

Geneviève, 1866

  1. La naissance de Geneviève
    1. Brise marine
  2. Le baptême de Geneviève
  3. Le premier Noël de Geneviève
  4. Besançon
  5. Avignon
  6. Noël 1868
  7. Année 1869
  8. A Sens (1871)
  9. A Paris (1871)
    1. LA PÉNULTIÈME

La naissance de Geneviève

Le 25 avril 1864, Mallarmé écrit à un ami : Voici une quinzaine que Marie (son épouse) est souffrante et j’ai tout lieu de croire qu’avant l’année prochaine il y aura un petit poète entre nous deux. Je tremble à cette idée que je pourrais être père, si j’allais avoir un imbécile dans ma vie ou un laideron. Oh horreur! »

L’ami à qui est adressé ce message est son confident, son frère spirituel, il s’appelle Henri Cazalis. Stéphane Mallarmé l’a connu lors d’une partie de campagne en forêt de Fontainebleau, organisée par un jeune professeur du collège de Sens, Emmanuel des Essarts. Elle est restée célèbre grâce au poème « Le Carrefour des Demoiselles » composé après la promenade. Ancien condisciple d’Emmanuel, Henri Cazalis est poète, il fait des études de Droit puis deviendra médecin et se fera connaître en littérature sous le nom de Jean Lahor. Ces deux jeunes gens et Stéphane Mallarmé formeront un trio indissociable.

Geneviève, la fille de Stéphane Mallarmé, est née le 19 novembre 1864.

« Ma bonne grand’maman, nous avons notre petite Geneviève depuis hier soir à huit heures »…. « la fillette imite sa mère et se porte à merveille, elle est d’une force surprenante, belle enfant, rose et blanche avec de longs cheveux et de grands yeux bleus. Je suis très fier. Tu penses si nous sommes heureux. (lettre à Madame Desmolins, sa grand-mère, le lendemain de la naissance de Geneviève)


En toute fin d’une lettre à Théodore Aubanel du 16 octobre 1865, Mallarmé parle de Geneviève:
” Geneviève est une vraie petite femme, et m’aime follement de pair avec un magnifique Polichinelle que je lui [ai] apporté. Elle parle indistinctement le Français et l’Allemand, marche avec un soutien, et bientôt se promènera seule.” Le verbe entre crochets correspond à ce que l’éditeur appelle texte reconstitué.
Or, Mallarmé fait mention d’un magnifique personnage destiné à Geneviève dans une lettre à sa femme du 23 décembre 1865:


Paris Samedi matinma bonne Marie,


Ma pauvre Marie, je ne pourrai pas te voir la Nuit de Noël. (…) J’ai acheté un a,b,c,d à Geneviève, mais il est si charmant que je le garde pour quand elle apprendra à lire, et que je vais aujourd’hui lui choisir tout simplement un petit recueil d’images sans lettres.
Je ne veux pas que Geneviève perde rien à mon retour retardé: si tu n’as pas reçu , dimanche, dans l’après-midi, une caisse, à jour, avec de la paille, va la réclamer à grande vitesse. Elle contient une boîte d’animaux en bois blanc, (il n’y a d’arches de Noé qu’avec des animaux peints, et j’ai couru tout Paris sans en trouver d’autres): tu mettras cette boîte sur ses petits souliers. Il y a encore un magnifique personnage: mais ce sera pour le jour de l’an quand elle viendra me réveiller. Cache-le bien, et ne le lui montre pas jusque là ! (…)

Extrait de cet article inédit et d’une approche fort intéressante : fabrication de Geneviève et son Arlequin/Polichinelle _ 1

Photo : Le Jour ni l’Heure 8875 : maison habitée de 1863 à 1865 par Stéphane Mallarmé, 1844-1897, quand il était professeur au collège de Tournon (qu’on voit au fond à droite), vendredi 29 juillet 2011, 14:06:15 https://www.flickr.com/photos/renaud-camus/5989962220

En 1864, à Tournon, la « petite Marie » (Marie Mallarmé (1835-1910) est l’épouse du poète) donne naissance à Geneviève et devient « la jeune mère allaitant son enfant » de Brise Marine.

https://lepapillondeslivrescerclerenevigo.wordpress.com/2019/03/23/citation-de-stephane-mallarme/

.. tandis que Paul Valéry  souhaite :

 » Le vent se lève, il faut tenter de vivre ! « 

Brise marine

Stéphane Mallarmé

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Stéphane Mallarmé, Vers et Prose, 1893

Début octobre 1865, Mallarmé a trouvé un meilleur logement, toujours à Tournon, et s’installe avec sa femme et sa fille au 2, Allée du château, dans un petit appartement salubre. L’immeuble est adossé au pied du château, au bord du Rhône, célèbre parce que le Dauphin, fils de François Ier, y mourut. Une plaque célébrant le poète y est apposée.

Le baptême de Geneviève

Le baptême de Geneviève aura lieu le 30 avril 1865, à l’église Saint-Julien de Tournon; son arrière grand-mère sera sa marraine, représentée par Madame Cécile Brunet, épouse d’un félibre d’Avignon; le parrain sera Emmanuel des Essarts, jeune professeur principal de seconde au lycée de Sens. Mallarmé a dit de lui :  » Mon ami, ma vivante antithèse, qu’une prodigieuse activité écarte de la tristesse, loin de lui permettre de s’affaisser sans remède, fortifie ».

Marie-Thérèse Stanislas

Le premier Noël de Geneviève

Geneviève grandit, elle a un an; pour son premier Noël, elle recevra, placées sur ses petits souliers devant la cheminée, une boîte qui contient des animaux en bois blancs, achat fait par Mallarmé à Paris. Elle reçoit déjà sa première lettre écrite par un ami de son père, Albert Glatigny qui, à travers elle, s’adresse au poète. Ce sera le début de la symbiose qui durera toujours entre le père et la fille. Tous les amis de son père n’oublieront jamais d’évoquer cette petite fille entrée dans la vie du poète.

Albert Glatigny costumé en Nérine. Photographie originale. [Vers 1868].

Tirage albuminé (119 x 72 mm) contrecollé sur carton d’époque (135 x 74 mm).
Titré sur le carton « Fourberies de Nérine » d’une main inconnueau crayon.
Envoi autographe, au verso, un peu rogné dans la partie supérieure,
tirage passé, avec très légères rayures dans la partie inférieure de droite.

Albert Glatigny figure en costume de Nérine, personnage de la comédie parodique de Théodore de Banville, Les Fourberies de Nérine parue en 1864.

Amusant envoi autographe signé d’Albert Glatigny à Geneviève Mallarmé enfant, écrit au crayon à papier au verso :
« À ma future épouse Geneviève Mallarmé, avec tous les sentiments respectueux que ses quatre ans m’inspirent« . La fillette avait alors environ 4 ans.

Besançon

Le 26 octobre 1866, Mallarmé est nommé chargé de cours au lycée de Besançon. C’est une disgrâce, à la suite d’une cabale de parents d’élèves qui ne comprenaient pas et n’appréciaient pas ce jeune enseignant. Il s’installe avec femme et sa fille au 36, rue de Poithune, non loin du lycée. Besançon est la ville où naquit Victor Hugo : aussi le jeune homme s’empressa d’aller sur les lieux de la maison natale du grand écrivain qu’il vénérait, 140 Grande Rue.

Dans ce nouvel « exil », Stéphane Mallarmé vit des heures difficiles; sa santé est déficiente, son esprit s’obscurcit. En avril 1867, Eugène Lefébure lui écrit : « Votre existence poétique se compose de magnifiques jets de vie alternant avec des périodes de prostration ».

Avignon

A la rentrée scolaire de 1867, c’est la joie : Mallarmé a reçu sa nomination pour le lycée impérial d’Avignon. Dans cette ville, son ami des Essarts qui enseignait dans le même établissement, l’avait déjà invité à lui rendre visite; là, il fit la connaissance des poètes félibres, entre autres Frédéric Mistral et Théodore Aubanel, Joseph Roumanille qui avait une fille de l’âge de Geneviève, Thérèse. La famille Mallarmé s’installe dans un appartement d’une coquette maison au 8, Place Portail-Matheron.

“LE POÈTE STÉPHANE MALLARMÉ PROFESSEUR AU LYCÉE HABITA CETTE MAISON DE 1867 À 1871″ Cette maison se situe au 8 de la rue du Portail Matheron et est dite “la maison du crime” car en 1802, une certaine Catherine Pical et sa fille aînée furent assassinées par une ancienne domestique.

La maison qu’occupèrent Stéphane Mallarmé, sa femme et sa fille ne donne pas sur la rue mais se trouve tout au font de la cour. Il y installe un hamac sous la treille et y écrit la première version du sonnet en -yx.

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser ses pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore.)

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli formé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

C’est dans cette maison qu’il écrivit aussi Igitur.

Source : https://www.paperblog.fr/1593776/mallarme-avignon-et-igitur-l-enquete-continue/

Noël 1868

A la Noël 1868, Geneviève réclame la venue du grand ami, Henri Cazalis : « Vève veut que tu viennes de suite voir son arbre de Noël encore chargé des bonbons qu’elle guigne. » Puis, le 7 janvier 1869 : « Vève a reçu tes charmantes babouches, la pauvrette en raffole mais attend, pour en fouler le tapis, la fin d’une indisposition qui la tient au lit. » Il avait envoyé aussi un livre de contres en Allemand. Cazalis parlait l’allemand, le petit recueil portait une dédicace :  » A la petite Marie, mère de Geneviève et à la petite Geneviève née de Marie, son beau-frère et oncle, Henri Cazalis – poète, avocat, médecin et frère de Stéphane le Couronné.

Année 1869

Geneviève, 1869 (5 ans)

Au cours de l’année 1869, Geneviève a déjà été « l’écolière grande et forte dans sa blouse grise, assise devant la musique, l’alphabet et la méthode allemande ».

Vieux livre de chansons traditionnelles allemandes

En 1870, elle passera ses après-midi dans un pensionnat : « c’est une petite mauvaise herbe à laquelle sa mère se pique les doigts, quand à mademoiselle que désœuvre l’isolement, elle se trouve fort bien d’une petite discipline et de la fréquentation de compagnes ».

Le poète (Mallarmé) est un père attentif, il voit dans l’enfant une petite femme « laissant entrevoir tout l’avenir d’une divination de père ». Elle semble très précoce et Stéphane s’en inquiète : « Geneviève est une grande personne, qui me peine parfois par sa précocité, car vraiment elle n’a d’un enfant que les colères et les cris, suivant de l’oeil la conversation et souriant…. »

Voir aussi : Mallarmé et l’Allemagne

A Sens (1871)

Dessin de Pierre Michaud représentant la propriété des Gaillons à Sens en 1936 et où vécut Stéphane Mallarmé

Malgré l’avenir plus qu’incertain, le 29 mai 1871, Stéphane, Marie (qui est enceinte), et Geneviève quittent la ville d’Avignon et leurs amis pour s’installer temporairement à Sens, aux Gaillons, la maison familiale. C’est là que Marie mettra au monde son deuxième enfant.

Geneviève, qui a sept ans, est la messagère d’une grande nouvelle : elle informe Henri Cazalis qu’un petit frère (ou une petite soeur) naîtra dans l’été. C’est le dimanche 16 juillet à Sens, « au chant matinal des oiseaux » qu’arrive en ce monde le petit Anatole. Geneviève, ravie, demande à sa tante Jeanne qui lui apprend la bonne nouvelle : « Est-ce que maman le sait? »

A Paris (1871)

https://memoiredencres.com/product/stephane-mallarme-lettre-autographe-signee-a-ernest-dhervilly/

A Paris, Mallarmé est accueilli chaleureusement par ses amis qui sont navrés de le savoir dans une situation très précaire. Le 25 octobre, une bonne nouvelle arrive : le chargé de cours d’anglais, qui était sans poste depuis le 21 janvier 1870, est nommé à Paris au lycée Fontanes, l’actuel lycée Condorcet.

Il faut un gîte pour abriter la famille agrandie. C’est au , dans un appartement de quatre pièces, que le professeur-poète fera cohabiter la méditation, le rêve et la vie quotidienne.

Les poètes se réunissent sous l’égide de Leconte de Lisle; Mallarmé s’introduit timidement dans le cénacle; il ne voudrait pas que le tourbillon de la vie parisienne l’éloignât de son grand œuvre. Grand admirateur d’Edgar Poë, son maître, il fait des traductions du poète, puis un jour lu des passages d' »Eulalie » a Geneviève qui, attentive et sans comprendre, paru émerveillée.

Madame Mallarmé et les enfants vont faire, en 1873, un premier séjour dans la famille de celle-ci en Allemagne, à Camberg, près de Wiesbaden, pour présenter ses enfants. Monsieur Franz Gerhard, père de Marie, ancien instituteur, qui est veuf, habite cette ville avec son autre fille, Aloïse. Marie est heureuse de retrouver les siens. Marie écrit à Stéphane qui est parti en Bretagne : « Ma soeur est folle des enfants, elle les promène comme des petites bêtes curieuses dans Camberg. » On appelle Geneviève « la petite bergeronnette de Paris ». Elle joue au bord de la rivière proche de la demeure familiale. La petite fille écrit un mot charmant, bourré de fautes d’orthographe, où elle raconte qu’elle court tout le jour dans la prairie, qu’Anatole est malicieux; et elle termine ainsi : « Ecris-nous je t’en prie, je finis ma lettre en t’embrassant, au revoir cher petit Père. »

De retour à Paris, Geneviève écrit maladroitement un petit texte, probablement sous la dictée de son père, et qui a été conservé. On peut y lire : « la pénultienne est morte et bien morte ». Un petit carnet, soigneusement recouvert d’un beau papier vert, est rempli de charmant dessins et de petites phrases se rapportant à la vie quotidienne. Nul doute que Mallarmé ait été très proche de sa fille, s’attachant à former son esprit.

LA PÉNULTIÈME

Des paroles inconnues chantèrent-elles sur vos lèvres, lambeaux maudits d’une phrase absurde ?

Je sortis de mon appartement avec la sensation propre d’une aile glissant sur les cordes d’un instrument, traînante et légère, que remplaça une voix prononçant les mots sur un ton descendant : « La Pénultième est morte », de façon que

La Pénultième


finit le vers et

Est morte

se détacha de la suspension fatidique plus inutilement en le vide de signification. Je fis des pas dans la rue et reconnus en le son nul la corde tendue de l’instrument de musique, qui était oublié et que le glorieux Souvenir certainement venait de visiter de son aile ou d’une palme et, le doigt sur l’artifice du mystère, je souris et implorai de vœux intellectuels une spéculation différente. La phrase revint, virtuelle, dégagée d’une chute antérieure de plume ou de rameau, dorénavant à travers la voix entendue, jusqu’à ce qu’enfin elle s’articula seule, vivant de sa personnalité. J’allais (ne me contentant plus d’une perception) la lisant en fin de vers, et, une fois, comme un essai, l’adaptant à mon parler ; bientôt la prononçant avec un silence après « Pénultième », dans lequel je trouvais une pénible jouissance : « La Pénultième — », puis la corde de l’instrument, si tendue en l’oubli sur le son nul, cassait sans doute, et j’ajoutais en manière d’oraison : « Est morte. » Je ne discontinuai pas de tenter un retour à des pensées de prédilection, alléguant, pour me calmer, que, certes, pénultième est le terme du lexique qui signifie l’avant-dernière syllabe des vocables, et son apparition, le reste mal abjuré d’un labeur de linguistique par lequel quotidiennement sanglote de s’interrompre ma noble faculté poétique : la sonorité même et l’air de mensonge assumé par la hâte de la facile affirmation étaient une cause de tourment. Harcelé, je résolus de laisser les mots de triste nature errer d’eux-mêmes sur ma bouche, et j’allai murmurant avec l’intonation susceptible de condoléance : « La Pénultième est morte, elle est morte, bien morte, la désespérée Pénultième », croyant par là satisfaire l’inquiétude, et non sans le secret espoir de l’ensevelir en l’amplification de la psalmodie quand, effroi ! — d’une magie aisément déductible et nerveuse — je sentis que j’avais, ma main réfléchie par un vitrage de boutique y faisant le geste d’une caresse qui descend sur quelque chose, la voix même (la première, qui indubitablement avait été l’unique).


Mais où s’installe l’irrécusable intervention du surnaturel, et le commencement de l’angoisse sous laquelle agonise mon esprit naguère seigneur, c’est quand je vis, levant les yeux, dans la rue des antiquaires instinctivement suivie, que j’étais devant la boutique d’un luthier vendeur de vieux instruments pendus au mur, et, à terre, des palmes jaunes et les ailes enfouies en l’ombre, d’oiseaux anciens. Je m’enfuis, bizarre, personne condamnée à porter probablement le deuil de l’inexplicable Pénultième.

Un poète anglais, Arthur O’Shaughnessy, ami de Mallarmé adresse  à la fillette un cadeau à l’occasion de Noël, un beau livre : « Michel Strogoff » de Jules Vernes, édité chez J. Hetzel. Sur la page de garde on peut lire ; « to geneviève Mallarmé, with best Christmas whishes from her friend, Arthur O’Shaughnessy Xmas 1874

Voir aussi :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :