
Chronologie
- 1866-1876 Le Parnasse contemporain, ensemble de trois recueils de vers, manifeste de l’Ă©cole poĂ©tique dite « parnassienne » (Leconte de Lisle, Banville, Heredia, Sully Prudhomme, CoppĂ©e).
Source : https://www.larousse.fr/encyclopedie/oeuvre/le_Parnasse_contemporain/137120
1866, une année charnière
En 1866, le poète connaît une crise intérieure de laquelle naît une nouvelle conception poétique fondée sur l’abandon de tout but de représentation au profit d’un art de l’analogie et de la suggestion.
Le Parnasse contemporain
En 1866, les premiers numéros de la revue Le Parnasse contemporain sont édités. C’est l’occasion pour Mallarmé d’y publier dix poèmes écrits au début des années 1860 et dont certains restent les plus célèbres de son œuvre : « Les Fleurs », « L’Azur », « Brise marine », « Soupir »…
Cette parution permet à Mallarmé d’avoir une première reconnaissance et de se rapprocher des principaux écrivains du Parnasse avec qui il confronte ses idées. Il admire particulièrement Théodore de Banville et se lie avec Villiers de l’Isle-Adam et Paul Verlaine, qui resteront de proches amis.
Ce n’est qu’en 1875 que le poète s’éloigne du groupe, lorsque la publication dans la revue de son poème Improvisation d’un Faune fait l’objet d’un refus.
La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. / Fuir ! là -bas fuir !
Je sens que des oiseaux sont ivres /
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Brise marine (extrait)
Source : https://www.musee-mallarme.fr/fr/1866-une-annee-charniere
Mallarmé dans Le Parnasse contemporain/1866

L’affaire du Parnasse, StĂ©phane MallarmĂ© et Anatole France
Un livre de Henri Mondor
L’affaire du Parnasse, Paul ValĂ©ry et Anatole France
Après la Première Guerre mondiale, la célébrité devait peu à peu élever Paul Valéry au rang de « poète d’État ». Il multiplia dans les années 1920 et 1930 les conférences, voyages officiels et communications de toute sorte, tandis que pleuvaient sur lui les honneurs ; en 1924, il remplaçait Anatole France à la présidence du Pen Club français, et devait encore lui succéder à l’Académie française où il fut élu le 19 novembre 1925, par 17 voix au quatrième tour.
Le discours que devait prononcer Paul Valéry lors de sa réception par Gabriel Hanotaux, le 23 juin 1927, est resté célèbre dans les annales de l’Académie. Valéry, en effet, réussit ce tour de force de faire l’éloge de son prédécesseur sans prononcer une seule fois son nom. On raconte qu’il n’avait pas pardonné à Anatole France d’avoir refusé à Mallarmé la publication de son Après-midi d’un faune, en 1874, dans Le Parnasse contemporain.
Source : https://wallonica.org/blog/2022/05/18/valery-textes/
Discours de rĂ©ception de Paul ValĂ©ry Ă l’AcadĂ©mie française
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[…] Anatole France a aussi Ă©tĂ© victime du regard un tantinet mĂ©prisant que porta sur lui Paul ValĂ©ry devenu, Ă son tour, l’Ă©minence grise des lettres françaises dans l’entre deux guerres. ValĂ©ry avait bien des raisons de s’en prendre Ă France, la plus importante Ă©tant sans doute la plus souterraine, il s’agissait d’occuper sa place, et pas seulement Ă l’AcadĂ©mie. Il est probable aussi que, lui, l’antidreyfusard, n’avait pas pardonnĂ© Ă France d’avoir Ă©tĂ© plus lucide que lui ; fonder ce rejet sur le fait que France avait refusĂ© « L’Après midi d’un faune » de MallarmĂ© pour Le Parnasse contemporain de 1876, en faire une vengeance, en somme, n’est guère sĂ©rieux.
Source : http://www.maremurex.net/france.html
Voir aussi :
