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- La Réunion, paradis perdu du Leconte de Lisle
- Leconte de Lisle Ă Paris
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Biographie

Né à Saint-Paul de la Réunion, le 23 octobre 1818.
Poète parnassien, il écrivit les Poèmes Barbares, les Poèmes Antiques, les Poèmes Tragiques ; ces derniers ont obtenu le prix Jean Reynaud de 10 000 F ; il traduisit Théocrite, Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide, Horace ; auteur dramatique, il fit représenter Les Érinnyes.
Candidat Ă l’AcadĂ©mie, il fut battu par Gratry en 1873, et en 1877 par Victorien Sardou ; dans cette dernière Ă©lection, il obtint 2 voix seulement, celles d’Auguste Barbier et de Victor Hugo, qui vota pour lui avec ostentation. Leconte de Lisle dĂ©clara que le suffrage de Victor Hugo Ă©quivalait Ă son Ă©lection et qu’il ne se prĂ©senterait plus. On considĂ©ra que Victor Hugo l’avait ainsi dĂ©signĂ© pour lui succĂ©der, et il fut Ă©lu le 11 fĂ©vrier 1886 Ă son fauteuil, et reçu le 31 mars 1887 par Alexandre Dumas fils. Il Ă©tait sous-bibliothĂ©caire au Luxembourg depuis 1873.
Mort le 17 juillet 1894.
https://www.academie-francaise.fr/les-immortels/charles-leconte-de-lisle

Oeuvres
L’apport littĂ©raire essentiel de Leconte de Lisle est constituĂ© par les trois recueils de poĂ©sie qu’il a destinĂ©s Ă la publication, tels que mentionnĂ©s dans le tableau suivant. Compte tenu du nombre d’Ă©ditions et d’Ă©volutions que ces recueils ont connues de son vivant, ce tableau prĂ©cise pour chacun d’eux les Ă©ditions les plus significatives :
- la première édition, en raison du rôle qu’elle a joué dans l’histoire littéraire ;
- la dernière édition composée par lui, appelée de ce fait « édition de référence ».
| Titre du recueil | 1re édition | Édition de référence |
|---|---|---|
| Poèmes antiques | Marc Ducloux, 1852 (avec l’orthographe PoĂ«mes antiques) | Alphonse Lemerre, 1891 |
| Poèmes barbares | Librairie Poulet-Malassis, 1862 (sous le titre provisoire Poésies barbares) | Alphonse Lemerre, sans date (1889) |
| Poèmes tragiques | Alphonse Lemerre, 1884 | Alphonse Lemerre, 1895 |
En dehors de ces trois recueils, il existe des poèmes, publiés de son vivant ou pas, qui ont fait l’objet de deux recueils posthumes dans la décennie qui a suivi sa disparition :
| Titre du recueil posthume | 1re édition | Éditeurs scientifiques |
|---|---|---|
| Derniers Poèmes | Alphonse Lemerre, 1895 | José Maria de Heredia et André de Guerne |
| Premières Poésies et Lettres intimes | Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur, 1902 | Bernard Guinaudeau |
Pendant près d’un siècle et demi, la structure adoptée pour la publication des poésies complètes de Leconte de Lisle a été celle de l’éditeur Alphonse Lemerre, en quatre volumes, constitués entre 1872 et 1895 : Poèmes antiques, Poèmes barbares, Poèmes tragiques, Derniers Poèmes.
En 2011, Edgard Pich, dans son édition critique nouvelle, a mis en évidence qu’entre 1837 et 1847, Leconte de Lisle avait constitué sans les publier quatre recueils de poésie : Essais poétiques de Ch. Leconte de Lisle ; Cœur et âme ; Odes à la France ; Hypatie.
Les poèmes de Leconte de Lisle sont sur wikisource.
Liste des œuvres
Outre la poĂ©sie qui constitue l’essentiel de son Ĺ“uvre, Leconte de Lisle a Ă©crit des pièces de théâtre, des traductions d’auteurs anciens, des manifestes, des rĂ©cits en prose, des Ĺ“uvres polĂ©miques, des notices, des discours, des prĂ©faces, des pĂ©titions. La liste suivante rĂ©partit les Ĺ“uvres connues de Leconte de Lisle selon ces catĂ©gories et, Ă l’intĂ©rieur de chaque catĂ©gorie, les range par ordre chronologique de publication. Pour certaines Ĺ“uvres, les dates des rééditions parues avant 1900 sont aussi mentionnĂ©es. Une partie importante des Ĺ“uvres est disponible sur wikisource.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Leconte_de_Lisle#Liste_des_%C5%93uvres
Poëmes antiques

Poèmes antiques (orthographiĂ© PoĂ«mes antiques dans ses premières Ă©ditions) est un recueil de poèmes de Leconte de Lisle paru en 1852. Les poèmes de ce recueil, composĂ©s en vers rĂ©guliers, puisent leurs sujets dans l’histoire et la mythologie de l’Inde antique, de la Grèce antique et de la Rome antique ; quelques poèmes Ă la fin du recueil s’inspirent de la culture de l’Écosse. Poèmes antiques est l’une des Ĺ“uvres poĂ©tiques reprĂ©sentatives du mouvement littĂ©raire du Parnasse, dont Leconte de Lisle est l’un des principaux reprĂ©sentants.
L’Académie française lui décerne le prix Maillé-Latour-Landry en 1854.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Po%C3%A8mes_antiques
Les Érinnyes


Les Érinnyes (des Érinyes, divinités persécutrices des Grecs antiques) est une tragédie de style antique de Leconte de Lisle en deux parties et en vers, avec une introduction et des intermèdes pour orchestre de Jules Massenet.
En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%89rinnyes
Etudes latines
Néère
Il me faut retourner aux anciennes amours :
L’immortel qui naquit de la Vierge Thébaine,
Et les jeunes Désirs et leur mère inhumaine
Me commandent d’aimer toujours.
Blanche comme un beau marbre, avec ses roses joues,
Je brûle pour Néère aux yeux pleins de langueur ;
Vénus se précipite et consume mon cœur :
Tu ris, ô Néère, et te joues !
Pour apaiser les Dieux et pour finir mes maux,
D’un vin mûri deux ans versez vos coupes pleines ;
Et sur l’autel rougi du sang pur des agneaux,
Posez l’encens et les verveines.
Leconte de Lisle
https://fr.wikisource.org/wiki/Po%C3%A8mes_antiques/%C3%89tudes_latines
Lydia, poème de Charles-Marie Leconte De Lisle

« Hymnes homériques » de Leconte de Lisle. Poète français (1818-1894)

La Théogonie (traduction Leconte de Lisle)

La Réunion, paradis perdu du Leconte de Lisle

Leconte de Lisle Ă Paris

Articles
Le Beau idéal incarné : Leconte de Lisle et la musique grecque
Contributions
Louis de Monard, peintre et sculpteur Ă Bois-le-Roi

Le Sculpteur Louis de Monard dans son atelier avec La Chasse de l’aigle » »,
en 1906, aristotype (épreuve au citrate), H. 18,0 ; L. 13,0 cm.,
© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Alexis Brandt
MERCI MICHAEL DE CETTE DIFFUSION. Cette épreuve est au Musée d’Orsay, et la sculpture représentée fait partie de son premier groupe de larges dimensions, réalisé dans la grange qu’il avait aménagé en atelier à Bois le Roi, présenté au Salon en 1906, La Chasse de l’Aigle, inspiré par le poème éponyme de Lecomte de Lisle des Poèmes tragiques :
L’aigle tombe sur lui comme un sinistre rêve,
S’attache au col noué par ses ongles de fer
Et plonge son bec courbe au fond des yeux qu’il crève.
Cabré, de ses deux pieds convulsifs battant l’air
Et comme empanaché de la tête vorace,
L’étalon fuit dans l’ombre ardente de l’Enfer…
Cette photo est illustrée dans mon livre; avec la biographie de Louis de Monard, auteur aussi de La France Victorieuse du Monument aux Morts de Bois-le-Roi dans le square qui porte son nom, en 1921 à la demande de Louis Périn (1871-1940), l’architecte des Affolantes des bords de Seine à Bois-le-Roi
Monique Riccardi-Cubitt, La vie de Bohème à Bois-le-Roi. Art, politique et naturalisme, Éditions du Puit Fleuri, 2022 dont je vous offre cet extrait.