Lydia, poème de Charles-Marie Leconte De Lisle

(Études latines, XVII)

Lydia, sur tes roses joues,
Et sur ton col frais et plus blanc
Que le lait, coule étincelant
L’or fluide que tu dénoues.

Le jour qui luit est le meilleur
Oublions l’éternelle tombe.
Laisse tes baisers de colombe
Chanter sur tes lèvres en fleur.

Un lys caché répand sans cesse
Une odeur divine en ton sein :
Les délices, comme un essaim,
Sortent de toi, jeune Déesse !

Je t’aime et meurs, ô mes amours !
Mon âme en baisers m’est ravie.
Ô Lydia, rendsmoi la vie,
Que je puisse mourir toujours !

Poèmes antiques

Voir aussi

Publié par Charles-Michaël VINSON

Poëte et Créateur Culturel Pays de Fontainebleau & Carladez : Art, Culture et Territoires Pour une Poëtique de la Vie

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Pays de Fontainebleau & Carladez : Art, Culture et Territoires

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture