
Aquarelle
Louis de Monard

Le Sculpteur Louis de Monard dans son atelier avec La Chasse de l’aigle » »,
en 1906, aristotype (épreuve au citrate), H. 18,0 ; L. 13,0 cm.,
© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Alexis Brandt
MERCI MICHAEL DE CETTE DIFFUSION. Cette Ă©preuve est au MusĂ©e d’Orsay, et la sculpture reprĂ©sentĂ©e fait partie de son premier groupe de larges dimensions, rĂ©alisĂ© dans la grange qu’il avait amĂ©nagĂ© en atelier Ă Bois le Roi, prĂ©sentĂ© au Salon en 1906, La Chasse de l’Aigle, inspirĂ© par le poème Ă©ponyme de Lecomte de Lisle des Poèmes tragiques :
L’aigle tombe sur lui comme un sinistre rêve,
S’attache au col noué par ses ongles de fer
Et plonge son bec courbe au fond des yeux qu’il crève.
Cabré, de ses deux pieds convulsifs battant l’air
Et comme empanaché de la tête vorace,
L’étalon fuit dans l’ombre ardente de l’Enfer…
Cette photo est illustrée dans mon livre; avec la biographie de Louis de Monard, auteur aussi de La France Victorieuse du Monument aux Morts de Bois-le-Roi dans le square qui porte son nom, en 1921 à la demande de Louis Périn (1871-1940), l’architectes des Affolantes des bords de Seine à Bois le Roi
Monique Riccardi-Cubitt, La vie de Bohème à Bois-le-Roi. Art, politique et naturalisme, Éditions du Puit Fleuri, 2022 dont je vous offre cet extrait.

Louis de Monard
Louis de Monard, né le 31 janvier 1873 à Autun et mort le 15 juillet 1939 à Paris (14e arrondissement), est un sculpteur et un peintre animalier français.
En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Monard
et http://boisleroi77.chez.com/monard.html et http://boisleroi77.chez.com/monard%201.html
Actualités
CommĂ©moration de l’armistice du 11 novembre 1918.

1914 , la guerre éclate, Louis de Monard épouse Jeanne Galy, le 11 Août.
Il est mobilisĂ© le 15 et va rejoindre le 12e rĂ©giment d’artillerie territoriale, 72e batterie.
En octobre, il est dĂ©tachĂ© au 4e rĂ©giment d’artillerie lourde qui effectue des terrassements aux environs de Pontault-Combault.
EloignĂ© de sa femme, de son art, Ă©puisĂ© par des travaux harassants et peu glorieux, il vit au jour le jour et n’ose pas se plaindre, Ă la pensĂ©e de ceux qui sont plus Ă©prouvĂ©s que lui.
A la fin de la guerre, il contracte une grosse bronchite et il est rĂ©formĂ© temporairement le 18 mars. Il rentre a Paris, puis s’installe ensuite Ă Bois-le-Roi oĂą Jeanne de Monard assiste une amie qui vient d’accoucher.
En 1921 Ă la demande de l’architecte Louis PĂ©rin, il exĂ©cute, le monument aux morts de Bois-le-Roi. « La France victorieuse » est symbolisĂ©e par une femme casquĂ©e se couronnant elle-mĂŞme en un geste assurĂ© qui rejette son manteau derrière ses Ă©paules ( H. 2,50 sans le socle ).
http://boisleroi77.chez.com/monard%201.html

