
« L’amour n’est pas un sentiment ; il est la substance même de l’univers. »
Christine Singer
1. L’horizon des Huit Fêtes du Vivant et de l’Archipel Poëtique
Le mot amour est probablement le plus employé de toutes les langues. Il est aussi, sans doute, l’un des plus appauvris.
Jamais il n’a été autant utilisé.
Il est partout : dans la publicité, les médias, les chansons, les réseaux sociaux, les slogans commerciaux ou les conversations quotidiennes. Il accompagne nos messages, nos achats, nos loisirs et jusqu’à nos habitudes de consommation. Il est devenu l’un des mots les plus rentables de l’économie contemporaine.
Pourtant, jamais peut-être il n’a été aussi difficile de répondre simplement à cette question :
Qu’est-ce que l’amour ?
Nous parlons d’amour pour désigner des réalités très différentes : une émotion, un sentiment, un désir, une attirance, une passion, une relation, un attachement, une préférence, un engagement ou une simple approbation exprimée par un « j’aime ».
Cette confusion n’est pas sans conséquence.
Car on ne peut construire une civilisation sur un mot dont on ne sait plus très bien ce qu’il signifie.
Il est possible que la plupart des grandes crises de notre temps — violences, exclusions, solitudes, guerres, injustices, destruction du vivant, défiance généralisée — aient une origine commune.
Non pas l’absence de richesse.
Non pas l’absence de connaissances.
Non pas l’absence de technologies.
Mais, plus profondément, un manque d’amour.
Cette affirmation peut sembler naïve.
Elle est, au contraire, d’une extrême exigence.
Car avant de vouloir mettre davantage d’amour dans le monde, encore faut-il comprendre ce qu’est réellement l’amour.
C’est la question qui ouvre cette réflexion.
Non pour proposer une définition de plus.
Mais pour redécouvrir progressivement une réalité dont dépend peut-être, plus que toute autre, l’avenir de notre civilisation.
2. Redécouvrir les visages de l’amour
L’une des difficultés majeures de notre époque tient au fait que nous utilisons un seul mot pour désigner des réalités profondément différentes.
Nous parlons d’amour pour évoquer l’affection d’une mère pour son enfant, l’amitié entre deux personnes, l’amour d’un couple, l’attachement à son pays, la passion pour un art, le goût d’un paysage, le dévouement d’un soignant, l’engagement d’un bénévole ou encore l’élan spirituel qui pousse certains à donner leur vie pour les autres.
Ces expériences ont incontestablement quelque chose en commun.
Mais elles ne sont pas identiques.
En les désignant toutes par le même mot, nous risquons de perdre de vue leur nature propre et de réduire l’amour à sa seule dimension affective ou sentimentale.
Les Grecs de l’Antiquité avaient déjà perçu cette difficulté.
Plutôt que de parler d’un amour unique, ils distinguaient plusieurs formes d’amour, chacune révélant une manière particulière d’entrer en relation avec soi-même, avec les autres, avec le monde ou avec le divin.
Cette diversité constitue un héritage d’une remarquable richesse.
Elle rappelle que l’amour ne se limite pas à l’attirance amoureuse.
Il est une réalité beaucoup plus vaste, qui traverse toutes les dimensions de l’existence humaine.
Les Huit Amours prolongent cette intuition.
Ils ne cherchent pas à multiplier artificiellement les catégories.
Ils proposent une pédagogie permettant de reconnaître les différentes expressions de l’amour, de les distinguer sans les opposer et de comprendre comment elles peuvent progressivement s’ordonner les unes aux autres.
Car toutes les formes d’amour ne se situent pas au même niveau.
Certaines expriment notre besoin de recevoir.
D’autres notre capacité à partager.
D’autres encore notre aptitude à nous dépasser.
Comprendre cette progression est essentiel.
Une civilisation qui ne sait plus distinguer les différentes formes d’amour risque de confondre le désir avec le don, la possession avec la relation, l’émotion avec la fidélité ou le plaisir avec la joie.
Réapprendre à nommer les différents visages de l’amour constitue ainsi la première étape d’une véritable éducation de la personne.
Avant de vouloir construire une Civilisation de l’Amour, il nous faut donc réapprendre le langage même de l’amour.
C’est à cette redécouverte que les Huit Amours souhaitent contribuer.
3. L’Agapè : l’amour qui accomplit tous les autres
La richesse des différentes formes d’amour ne suffit pas encore à répondre à la question qui nous est posée.
Existe-t-il une unité profonde de l’amour ?
Existe-t-il un principe capable d’éclairer toutes ses expressions ?
La tradition chrétienne répond à cette question par un mot qui occupe une place singulière : l’Agapè.
Ce terme est souvent traduit par « amour inconditionnel » ou « charité ».
Ces traductions sont utiles, mais elles demeurent incomplètes.
L’Agapè n’est pas d’abord un sentiment.
Elle n’est pas davantage une émotion, une attirance ou même une affection.
Elle désigne une manière d’être.
Aimer, dans le sens de l’Agapè, c’est vouloir librement le bien de l’autre, sans attendre nécessairement un retour.
C’est faire du don une manière d’exister.
En ce sens, l’Agapè ne vient pas remplacer les autres formes d’amour.
Elle les éclaire.
L’amour de soi devient ouverture plutôt que narcissisme.
L’amitié devient fidélité.
L’amour conjugal devient alliance.
L’amour familial devient transmission.
L’amour de la vérité devient service.
Chaque amour trouve ainsi son accomplissement lorsqu’il cesse de tourner uniquement autour de lui-même pour devenir capacité de don.
C’est pourquoi l’Agapè représente une étape décisive dans l’histoire de la pensée.
Elle révèle que l’amour ne trouve pas son accomplissement dans la possession, mais dans la gratuité.
Non dans la domination, mais dans le service.
Non dans ce que l’on reçoit, mais dans ce que l’on devient capable de donner.
La règle d’or, présente sous des formes diverses dans de nombreuses traditions spirituelles et philosophiques, en exprime l’une des formulations les plus universelles :
« Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous. »
Dans l’Évangile selon saint Matthieu, cette invitation s’achève par une phrase d’une portée remarquable :
« Voilà la Loi et les Prophètes. » (Mt 7,12)
Autrement dit, une existence véritablement humaine ne se mesure pas d’abord à ce qu’elle possède, mais à la qualité des relations qu’elle fait naître.
La Civilisation de l’Amour commence peut-être ici.
Dans cette découverte que le don n’appauvrit pas celui qui donne.
Il le révèle à lui-même.
4. L’amour, principe du vivant
À mesure que la réflexion progresse, une question nouvelle apparaît.
Et si l’amour n’était pas seulement une qualité humaine ?
Et s’il appartenait à la structure même du réel ?
Cette intuition traverse l’histoire de la pensée sous des formes très différentes.
Pour certains, elle relève de la philosophie.
Pour d’autres, de la poésie.
Pour d’autres encore, de l’expérience spirituelle.
Tous ne lui donnent pas le même sens.
Mais tous pressentent qu’il existe, au cœur de l’univers, une dynamique qui pousse les êtres à sortir d’eux-mêmes pour entrer en relation, coopérer, transmettre et faire naître la vie.
La tradition chrétienne exprime cette intuition par une affirmation d’une simplicité saisissante :
« Dieu est amour. »
Première lettre de saint Jean, 4,8.
Cette phrase ne décrit pas seulement une qualité de Dieu.
Elle affirme que l’amour appartient à son être même.
Si Dieu est la source de toute existence, alors l’amour n’est plus seulement une vertu morale ou une disposition du cœur.
Il devient le principe même dont procède toute vie.
Quelques siècles plus tard, Dante conclut la Divine Comédie par l’un des vers les plus célèbres de toute la littérature :
« L’Amour qui meut le soleil et les autres étoiles. »
Cette formule ne constitue pas une simple image poétique.
Elle exprime une véritable vision métaphysique.
Au terme de son voyage, Dante découvre que le principe ultime de l’univers n’est ni la force, ni le hasard, ni la domination.
Il découvre que l’amour est ce qui met le cosmos en mouvement.
L’amour n’est plus seulement une réalité intérieure.
Il devient le dynamisme même de la création.
Plus près de nous, l’écrivain Christine Singer formule cette même intuition dans un langage contemporain :
« L’amour n’est pas un sentiment ; il est la substance même de l’univers. »
Par cette phrase, elle invite à dépasser définitivement une compréhension psychologique de l’amour.
L’amour cesse d’être une émotion passagère.
Il devient la réalité fondamentale à partir de laquelle le monde peut être compris.
Ainsi, malgré leurs différences, saint Jean, Dante et Christine Singer semblent converger vers une même intuition.
Saint Jean parle de l’Être.
Dante parle du Mouvement.
Christine Singer parle de la Substance.
Tous trois invitent à considérer que l’amour n’est pas seulement une expérience humaine parmi d’autres.
Il est peut-être la réalité la plus profonde du vivant.
Que l’on accueille cette intuition comme une conviction de foi, une proposition philosophique ou une vision poétique, elle ouvre une perspective d’une portée considérable.
Si l’amour est véritablement la dynamique profonde du vivant, alors la question n’est plus seulement :
« Comment aimer davantage ? »
Elle devient :
« Comment vivre en accord avec ce qui fait vivre le monde ? »
C’est ici que les Huit Fêtes du Vivant prennent tout leur sens.
Elles ne proposent pas seulement de célébrer les saisons.
Elles invitent à contempler le vivant comme une pédagogie.
À travers les germinations, les floraisons, les récoltes, les transmissions et les renaissances, le vivant nous enseigne, année après année, une même loi : la vie grandit en se donnant.
Ainsi, les Huit Fêtes du Vivant ne constituent pas seulement un calendrier culturel.
Elles deviennent une école de l’amour.
Une école où le maître n’est pas d’abord un livre, une doctrine ou une institution.
Le premier maître est le vivant lui-même.
5. La Civilisation de l’Amour
Si l’amour est seulement un sentiment, il appartient à la vie privée.
Si l’amour est une émotion, il dépend des circonstances.
S’il est une préférence, il varie selon les personnes.
Mais si l’amour est, comme nous venons de le voir, une réalité plus profonde, alors ses conséquences dépassent largement la sphère des relations individuelles.
Il devient une question de civilisation.
Une civilisation n’est pas seulement définie par son niveau de développement économique, scientifique ou technologique.
Elle se reconnaît à la manière dont elle organise les relations entre les êtres humains, avec le vivant et avec le monde.
Chaque civilisation repose, explicitement ou non, sur une certaine idée de l’homme.
Et toute idée de l’homme repose, à son tour, sur une certaine idée de l’amour.
Si l’homme est d’abord un individu en compétition avec les autres, la société privilégiera naturellement la rivalité, la domination ou l’accumulation.
Si l’homme est avant tout un consommateur, tout deviendra progressivement marchandise, y compris les relations humaines.
Si, au contraire, l’homme est un être appelé à grandir dans le don, la réciprocité, la coopération et la création, alors une autre manière d’habiter le monde devient possible.
C’est cette perspective que désigne l’expression Civilisation de l’Amour.
Elle n’annonce ni une société parfaite ni la disparition des conflits.
Elle propose une orientation.
Elle affirme que le progrès d’une civilisation ne peut être mesuré uniquement par la richesse qu’elle produit, la puissance qu’elle accumule ou les technologies qu’elle maîtrise.
Il doit aussi être évalué à la qualité des relations qu’elle rend possibles.
Une Civilisation de l’Amour est une civilisation qui aide chacun à devenir davantage capable d’aimer.
Elle favorise la confiance plutôt que la défiance.
La coopération plutôt que la seule compétition.
La transmission plutôt que l’oubli.
La création plutôt que la consommation.
Le service du bien commun plutôt que la recherche exclusive de l’intérêt particulier.
Elle ne cherche pas à nier les différences.
Elle apprend à les faire dialoguer.
Elle ne supprime pas les conflits.
Elle cherche à les transformer en occasions de croissance.
Elle ne demande pas la perfection.
Elle invite chacun à progresser.
Une telle civilisation ne pourra jamais être imposée par une loi.
Elle ne naîtra ni d’un programme politique, ni d’un système économique, ni d’une institution.
Elle grandira à mesure que des femmes et des hommes choisiront d’apprendre ensemble à vivre selon cette dynamique du don que le vivant ne cesse de manifester.
La Civilisation de l’Amour n’est donc pas un point d’arrivée.
Elle est un horizon.
Un horizon qui donne une direction aux personnes, aux familles, aux écoles, aux associations, aux communes, aux territoires et, plus largement, à toute société qui refuse de considérer l’amour comme une faiblesse et choisit d’en faire un principe de construction.
6. Les Huit Fêtes du Vivant : une pédagogie de l’amour
Aucune civilisation ne peut reposer durablement sur une idée qui ne se transmet pas.
Si la Civilisation de l’Amour est appelée à devenir davantage qu’un idéal, elle doit pouvoir être vécue, expérimentée, célébrée et transmise.
Or l’amour ne s’enseigne pas comme une théorie.
Il s’apprend par l’expérience.
C’est pourquoi les Huit Fêtes du Vivant occupent une place centrale dans cette démarche.
Elles ne constituent pas un simple calendrier de célébrations.
Elles proposent une véritable pédagogie.
Depuis toujours, le vivant est notre premier maître.
Bien avant les écoles, les livres ou les institutions, l’être humain a appris en observant la terre, les saisons, les plantes, les animaux, les naissances, les récoltes et les renaissances.
Le vivant ne parle pas.
Il montre.
Il enseigne silencieusement qu’aucune vie ne grandit seule.
La graine accepte de disparaître pour devenir une plante.
L’arbre offre ses fruits.
La fleur devient semence.
La forêt recycle sans cesse ce qui semblait perdu.
Le vivant révèle une loi fondamentale : la vie grandit en se donnant.
Les Huit Fêtes du Vivant invitent à retrouver cette école oubliée.
Chacune correspond à un moment particulier de l’année.
Chacune part de l’observation du vivant.
Chacune en dégage un enseignement.
Chacune propose de le traduire en une qualité humaine, en un geste, en une création culturelle et en une fête.
Ainsi, le calendrier devient un chemin de croissance.
Le temps cesse d’être une simple succession de jours.
Il devient une initiation.
Tout au long de l’année, le vivant nous conduit progressivement :
du recueillement à la gestation,
de l’éveil au renouveau,
de l’épanouissement au rayonnement,
de la gratitude à la transmission.
Ces huit étapes ne sont pas arbitraires.
Elles correspondent à de grandes lois que le vivant manifeste inlassablement.
En les célébrant ensemble, nous ne faisons pas qu’honorer les saisons.
Nous apprenons à habiter le temps autrement.
Les Huit Fêtes du Vivant ne demandent à personne d’adhérer à une croyance particulière.
Elles invitent chacun à observer, contempler, créer et célébrer.
Le vivant devient alors un terrain de rencontre.
Les convictions peuvent demeurer différentes.
L’expérience, elle, peut être partagée.
C’est pourquoi les Huit Fêtes du Vivant constituent le calendrier symbolique de la Civilisation de l’Amour.
Elles rappellent, huit fois par an, que le temps n’est pas seulement ce qui passe.
Il est aussi ce qui nous transforme.
Et que chaque saison peut devenir une étape sur le chemin qui conduit l’être humain à apprendre à aimer.
7. Les chemins de la Civilisation de l’Amour
Une civilisation ne se transforme pas par les idées seules.
Elle a besoin de lieux, de gestes, d’institutions, de fêtes, d’écoles, d’œuvres et d’expériences partagées.
La Civilisation de l’Amour ne fait pas exception.
Elle ne pourra grandir qu’à travers une multitude d’initiatives capables de traduire cette vision dans la vie quotidienne.
Les projets présentés sur ce site participent tous de cette même ambition.
Les Huit Fêtes du Vivant proposent un nouveau rapport au temps. Elles invitent à faire de chaque saison une étape sur le chemin qui conduit l’être humain à apprendre à aimer.
Les Huit Amours proposent un nouveau regard sur les relations humaines. Ils rappellent que l’amour possède plusieurs visages et qu’il grandit à mesure qu’il s’ouvre au don.
L’École de Création Culturelle transmet une méthode. Son objectif est de permettre à chacun — personne, association, école, commune ou territoire — de devenir acteur de création culturelle.
Le Tourisme Poëtique propose un nouveau regard sur les territoires. Il invite à découvrir le patrimoine, les paysages et les cultures comme des lieux d’expérience, de contemplation et de rencontre.
Les Jumelages Poëtiques ouvrent un nouveau regard sur les relations entre les territoires. Ils ne cherchent pas seulement à rapprocher des collectivités. Ils les invitent à partager leurs imaginaires, leurs créations et leurs expériences afin de grandir ensemble.
Les Cafés des Souhaits proposent un nouveau regard sur la vie sociale. Inspirés par la règle d’or — « Faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous » — ils créent des espaces où chacun est invité à exprimer ce qu’il souhaite pour lui-même, pour les autres et pour son territoire, afin de transformer les aspirations individuelles en projets communs.
Enfin, les politiques de création culturelle offrent aux communes, aux villes et aux territoires une méthode pour inscrire durablement cette dynamique dans la vie publique. Elles ne consistent pas à programmer davantage d’événements, mais à faire de la culture un principe de développement humain, territorial et démocratique.
Ces projets sont différents.
Ils peuvent être mis en œuvre indépendamment les uns des autres.
Mais ils prennent toute leur cohérence lorsqu’ils sont compris comme les différentes expressions d’une même vision.
Le temps.
Les relations.
Les territoires.
La culture.
La vie citoyenne.
Autant de dimensions de l’existence qui peuvent progressivement apprendre à s’orienter vers une même finalité.
La Civilisation de l’Amour ne demande pas d’inventer un monde nouveau.
Elle invite à regarder autrement celui que nous habitons déjà.
Et à découvrir que chaque personne, chaque commune, chaque territoire et chaque culture peuvent devenir, à leur mesure, des artisans d’une civilisation fondée sur le don, la réciprocité et le respect du vivant.
8. Une œuvre à construire ensemble
La Civilisation de l’Amour n’est pas un programme achevé.
Elle n’est ni une doctrine nouvelle, ni un système politique, ni un modèle de société qu’il suffirait d’appliquer.
Elle est un horizon.
Un horizon qui invite chacun à se demander, avec les moyens qui sont les siens :
Comment puis-je contribuer, à ma mesure, à faire grandir l’amour dans le monde ?
Cette question ne concerne pas seulement les philosophes, les responsables politiques ou les responsables religieux.
Elle concerne chacun de nous.
Elle peut inspirer une famille comme une école.
Une association comme une commune.
Un artiste comme un enseignant.
Un entrepreneur comme un agriculteur.
Un village comme une grande ville.
Une œuvre culturelle comme une simple rencontre.
La Civilisation de l’Amour ne se construira pas d’abord par de grands discours.
Elle naîtra de milliers d’initiatives modestes qui, peu à peu, transformeront notre manière d’habiter le temps, les territoires, les relations humaines et le vivant.
C’est dans cet esprit que ce site a été conçu.
Il ne propose pas un modèle à reproduire.
Il rassemble des expériences, des réflexions, des méthodes et des créations qui souhaitent contribuer à cette œuvre commune.
Les Huit Fêtes du Vivant.
Les Huit Amours.
L’Archipel Poëtique.
Le Tourisme Poëtique.
Les Jumelages Poëtiques.
L’École de Création Culturelle.
Les Cafés des Souhaits.
Les projets culturels des communes et des territoires.
Toutes ces démarches demeurent ouvertes.
Elles ont vocation à être reprises, adaptées, enrichies et réinventées par celles et ceux qui souhaiteront les faire vivre dans leur propre contexte.
Une civilisation ne se construit jamais seule.
Elle est toujours le fruit d’une multitude de personnes qui, souvent sans se connaître, choisissent d’orienter leur vie dans une même direction.
Peut-être est-ce là, finalement, le véritable sens de la Civilisation de l’Amour.
Non pas bâtir un monde idéal.
Mais apprendre, ensemble, à faire de chaque personne, de chaque territoire et de chaque saison une occasion d’aimer davantage.
Car une civilisation ne se reconnaît pas seulement à ce qu’elle produit.
Elle se reconnaît surtout à ce qu’elle apprend à aimer.
9. En guise d’horizon
« L’Amour qui meut le soleil et les autres étoiles. »
Dante Alighieri, La Divine Comédie, Paradis, chant XXXIII.
Voir aussi
Les fondements
- Les Huit Fêtes du Vivant
Une nouvelle grammaire culturelle des saisons pour nos sociétés contemporaines. - Les trois lectures de l’année : astronomique, météorologique et vivant
Pourquoi les Huit Fêtes du Vivant proposent-elles un autre regard sur le rythme des saisons ? - Les Huit Amours
Redécouvrir les différentes dimensions de l’amour pour mieux comprendre la personne humaine.
Les chemins de la Civilisation de l’Amour
- L’École de Création Culturelle
Une méthode pour faire de chacun un acteur de création culturelle. - Le Tourisme Poëtique
Habiter les territoires autrement, à partir de leur patrimoine, de leur beauté et de leur dimension symbolique. - Les Jumelages Poëtiques
Créer des liens durables entre les territoires par la culture, la création et le partage. - La Fête des Huit Amours
Une célébration annuelle consacrée aux différentes formes de l’amour humain. - Créer une véritable politique culturelle avec l’intelligence artificielle
Une méthode pour aider les communes et les territoires à construire leur propre politique de création culturelle.
Pour aller plus loin
- Civilisation de l’Amour (index)
L’ensemble des articles, recherches, conférences, créations et expérimentations publiés depuis plusieurs années autour de cette question.