Itinéraire d’art entre Bois-le-Roi et Samois-sur-Seine

  1. De la poésie avant toute chose
    1. ÎLES DE PARADIS POÉTIQUE
    2. LES HOMMES NAISSENT DES RIVAGES
    3. LA RAMEUSE
  2. Tourisme poétique sur les pas de Gustave Mathieu, poète à Bois-le-Roi
  3. Django Reinhardt à Samois-sur-Seine
  4. 1001 cordes
  5. Poètes de la Bohème Bellifontaine en voyage….
  6. Itinéraire d’art entre Bois-le-Roi et Samois-sur-Seine (album sur facebook)
De la poésie avant toute chose
ÎLES DE PARADIS POÉTIQUE
L’ïle du Berceau à Samois Gerrit Willem van Blaaderen. Dutch (1873 – 1935

La chose qui s’impose, à l’orée du jour,
Ce sont ces livres de poésie qui m’entourent
Comme les murs d’eau et de feu qui entourent
L’île du Paradis.

L’effet que me fait la chose qui impose
C’est cette sensation, ce sentiment,
De protection, de stabilité sereine,
De puissance de présence, chaleureuse et profonde.

L’enjeu qui indique la réalité de la chose s’impose :
Il est celui de l’intelligence de la lettre
Comme l’ultime rempart de la barbarie
De la perte de la langue.

Mon bureau à la blancheur lointaine de paradis
Tourne, comme une planète qui a trouvé son centre.

Sur lui, se répond et se répand,
Dans un colloque mystérieux et intime, la Texture.

Il n’y a rien à craindre au centre de l’île du Paradis Poétique
Si ce n’est d’en être chassé au gré de l’inconstance du jour.

Et j’ai rêvé de l’île du Berceau Poétique à Samois,
Et j’embarquerai dans cet esquif immobile au cœur des flots à jamais littéraires.

Les îles de paradis poétique s’appellent et se racontent,
Et se rencontrent.

Michaël Vinson

LES HOMMES NAISSENT DES RIVAGES

Aussi loin que nous portent les nuages sur le fleuve,
Aussi clair et limpide le poème de l’eau,
Coureur libre et tranquille en son lit où s’abreuve
Les esprits craquelés des demeures du Chaos,

Dans la petite crique où s’apaisent les vagues
Illusions d’une vie qui semble être vécue,
Sans cesse s’échappant des rêves qui divaguent
En méandres improbables patiemment revécus,

L’homme ici se rappelle qu’il est né du rivage
Par un matin du monde aux premières émulsions,
De ses bulles de joie miroitant son visage
Aux yeux clairs qui se rient de son apparition.

Michaël Vinson

LA RAMEUSE
Il s’agit d’une photo de l’une des fresques murales peintes sur le mur métallique de la passerelle qui traverse la Seine à Sermaize.


Ouverte sur le fleuve, l’âme saisie de ses rames
Demande au corps docile, des paisibles environs
La lente traversée respirée d’avirons,
En la barque enchanteuse qui sans cesse fend la lame.

Peu à peu s’émerveille la rameuse qui bat,
De coups lourds et profonds les noires et tristes ondes,
Echos de l’eau à l’ombre du désespoir du monde,
Et songe au clair poème qui se chante tout bas.

Aux lisières de la berge, des saules ondulent leur moire
Dans le calme miroir qui de leurs fils déplie
Les mystérieuses entraves de l’étrave accomplie,
Glissant dans l’abysse sans fond de la mémoire.

Si peu apparaissent ces jours lascifs qui n’ont
Que l’âpre volonté de briser les défenses
De l’homme effrayé du retour de l’enfance,
Ces temps plein d’innocence où naissent les premiers noms.

Aspirées du vertige qu’exhale en continu
Le langage trop obscur de flots à peine troublés
Quelques fois de belles âmes, en la rive ensablées,
S’échouent et s’abandonnent à l’Amour inconnu.

Des bulles de secret percent nonchalamment 
la surface sans rides et pigmentent la soie
D’une tapisserie de lumière et de joie
Au motif révélé du subtil changement.

Alors glisse à nouveau la barque qui emporte
A l’infini du large niant toutes les nuits
Trop pesamment lestées des silences de l’ennui,
Et du dernier barrage passe la Grande Porte.

Michaël Vinson

NB. Les coups de rames de ce poème en rimes riches embrassées sont reprises du magnifique poème de Paul Valery intitulé le « rameur ». Paul Valery, immense poète qui siège tel un dieu dans l’Olympe de la poésie française et que nul ne pourra jamais égaler, à peine approcher, comme on n’approche que de loin les sommets d’une montagne bien trop altière.

Tourisme poétique sur les pas de Gustave Mathieu, poète à Bois-le-Roi

L’hôtel Beau Rivage de Samois, qui a dû être la maison de Gustave Mathieu, poète de Bois-le-Roi, est devenu une résidence…

Gustave Mathieu vint habiter à Samois-sur-Seine. Sa maison, au bord de Seine existe encore. Après avoir appartenu au peintre Veyrasat, c’est actuellement l’Hotel beau rivage. Or Samois, ville d’une très grande importance au Moyen Age, possédait un pont fortifié (attesté par un plan de 1460 ) en un lieu stratégique reliant les deux rives de la Seine. D’abord construit en bois par les Romains, exécuté en pierre IIIeme siècle, abandonné depuis l’invasion de 1598, il n’en restait que des ruines au XIXeme siècle. La grande sécheresse de 1864 ayant provoqué la baisse des eaux du fleuve, apparaissaient les bases d’une pile du pont disparu, pile s’appuyant sur une petite île, propriété du poète. C’est alors que l’idée du canular naquit dans la tête de notre joyeux drille. Chez un antiquaire il se rend acquéreur d’une sorte de médaillon en marbre.

Sur l’une des faces se détache vaguement un profil d’homme, usé, ébréché. Cela pouvait ressembler à quelque chose de romain! Sans être vu, avec un ami ou deux, il a enterré ce médaillon au pied d’un des piliers du pont de Samois, alors que les eaux étaient très basses à cette époque de l’année. Quelques temps plus tard, il annonça qu’il allait faire entreprendre des fouilles. Les fouilles faites sous la direction de Gustave Mathieu font découvrir dans le lit de la Seine un superbe médaillon emboîté dans 2 rainures. La découverte soulève l’enthousiasme des archéologues qui l’ont authentifié. Certains croient reconnaître le faciès d’un empereur romain, d’autres le profil de Labienus, lieutenant de César et vainqueur de Camulogène. Le succès est tel que les Beaux-arts incluent cette pièce en parfaite conservation (!) dans une exposition. Le journal ( L’Illustration ) même fit un article très documenté. Les sociétés archéologiques s’en emparèrent, tout le monde s’accordait pour voir là une découverte importante, mais l’affaire prenait une proportion à laquelle Gustave Mathieu ne s’était pas attendu. Il prit peur et il avoua que c’était lui qui avait enterré le médaillon. Comme bien on pense, ni les archéologues, ni les journaux se vantèrent d’avoir été berné par Gustave Mathieu, et l’on ne parla plus du fameux médaillon.

Source : http://boisleroi77.chez.com/gmathieu.html

Django Reinhardt à Samois-sur-Seine

En titubant quelques fois….

Django Reinhart avait pour habitude, sur la fin de sa vie, après avoir assez largement éclusé au Café de la Gare de Bois-le-Roi, de rentrer ensuite à pied chez lui à Samois …

1001 cordes
L’ensemble 1001 cordes sur le vieux pont de Samois-sur-Seine

Poètes de la Bohème Bellifontaine en voyage….

Itinéraire d’art entre Bois-le-Roi et Samois-sur-Seine (album sur facebook)

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