École de Barbizon

Corot, amoureux de toutes les beautés de la Nature, amoureux de la Création ! 

Le premier à se rendre régulièrement de ce côté de la forêt de Fontainebleau fut sans aucun doute Camille Corot qui explore ce lieu dès 1822. À la différence des peintres qui y venaient pour s’exercer à représenter des arbres, il est à la recherche du paysage le plus vrai qu’il veut représenter sans fioritures ni maniérisme : à quelques kilomètres de Paris, cette forêt offre au peintre une sorte de nature sauvage en réduction, loin de l’urbanisme étouffant de la capitale.

Les premiers tubes de peinture : Tubes en plomb – Lefranc & Bourgeois

l’invention du tube de gouache en 1841, l’ouverture d’une ligne de chemin de fer en 1849, sont autant de facteurs qui accélèrent le processus : de plus en plus de peintres vont à Barbizon, à Chailly-en-Bière, à Bourron-Marlotte, au point que la mode est lancée, qu’on les appelle les « plein-airistes », que la presse s’en amuse sous la forme de caricatures, montrant des dizaines de peintres massés devant leurs chevalets, chacun sous un parapluie (L’Illustration, 24 novembre 1849). Cette affluence et l’arrivée du train provoquent bien entendu l’ouverture de nombreuses infrastructures : restaurants, hôtels, épiceries, permettent aux peintres de séjourner plus longuement.

L’auberge Ganne
L’auberge Ganne – Cercle des Amis de Barbizon
L’auberge Ganne (devenue le Musée des Peintres de Barbizon )



Vers 1834, un couple d’épiciers, les Ganne décident de transformer leur maison en auberge improvisée où ces jeunes « rapins » pourront trouver un hébergement familial. Ainsi, dans les années 1835, Barbizon réunit les conditions pour attirer les jeunes artistes en quête de liberté d’expression et de recherche d’authenticité ou en révolte contre des principes désuets.


« Barbizon est un endroit très tranquille où l’on pouvait sans crainte d’être dérangé, travailler paisiblement, être logé et nourri à bon marché. Aussi la réputation du village se répandit-elle dans les ateliers de peintres et surtout chez les paysagistes et les animaliers qui étaient sûrs de trouver dans le pays de nombreux modèles. » (Gassies)


Musée des peintres de Barbizon
http://www.musee-peintres-barbizon.fr/

Les peintres sur le motif dans la forêt de Fontainebleau

Le paysagiste partant « sur le motif »; il a chargé sur son dos le sac contenant la boîte de couleurs, le pinchard (tabouret pliant), le parasol, le pochon renfermant le pique-nique et deux toiles, l’une pour l’effet du matin, l’autre pour l’effet du soir.

Illustration :

Le Circuit des Peintres de Barbizon et sa Grande Rue
https://jeanpierrekosinski.over-blog.net/2017/10/barbizon-et-sa-grande-rue.html?fbclid=IwAR0QCqJyXImY2Ivx1WwRvjRrwMuuxbvwHs2NBarkPFsPYZvSIiKmnIiYw6o

Détail du tableau Les Peintres sur le motif dans la forêt de Fontainebleau par Jules Coignet



Dès le matin, le paysagiste part en forêt ou dans la plaine pour étudier « sur le motif ». Corot est le premier à réaliser en plein air « le portrait » de la nature qui s’offre à ses yeux.

Les peintres sur le motif en forêt de Fontainebleau :

https://www.musee-peintres-barbizon.fr/fr/jules-coignet-peintres-dans-la-foret-de-fontainebleau?fbclid=IwAR3ui_wdGA3nkLuYqjdCDbBWXIJH2TLTXBncy7woNbmeZX3Apwhl2XHhHZY

le chien Ronflot

Gassies raconte que le chien Ronflot dont les peintres avaient coloré une oreille en rouge et l’autre en bleu, connaissait mieux que beaucoup de peintres, les beaux endroits de la forêt et savait devant quel chêne et davant quelle mare il pourrait attraper des os succulents.

Il existe un tableau du chien Ronflot que l’on ne trouve pas sur le net, voici donc cette illustration pour remplacer :

Intéressante peinture sur bois du XIXème siècle représentant un chien dans sa niche; il surveille un poulailler dans une cour de ferme.
Cette école de Barbizon est placée dans un cadre en bois doré à clefs qui date de la même époque.


Au dos est écrit: RONFLOT.
Après recherches j’ai appris que Ronflot était le nom donné au chien de l’aubergiste Ganne à Barbizon, à l’époque où les peintres séjournaient dans ce village pour peindre sur le motif la foret de Fontainebleau et ses environs. Ce chien, devenu la mascotte des peintres, les accompagnait dans leurs excursions, à la recherche des paysages les plus intéressants.
S’agit -il de ce chien? D’un autre animal portant le même nom? D’un clin d’oeil à l’histoire des peintres de Barbizon?
Le style de notre petit panneau est en tout cas tout à fait caractéristique de l’Ecole de Barbizon.

A expertiser
https://www.ebay.fr/…/BARBIZON-A…/142899454748

Illustration :


Panneau de gauche : « Ascension des peintres en forêt », Alexis Mossa (1844-1926), huile – Musée municipal de l’Ecole de Barbizon

Panneau de droite :
« Les canotiers », Paul-Emile Morlon (1834 – 1914), huile – Musée municipal de l’Ecole de Barbizon

Il arrive que certains jours soient entièrement consacrés à l’escalade des célèbres rochers de la forêt; l’imagination aidant, on transformera cette excursion bellifontaine en expédition alpine. Moins dangereux, seront les après-midi de canotage sur la Seine en gracieuse compagnie ou les baignades rustiques dans la mare aux Evées.

Mare aux Evées

Les peintres de Barbizon aimaient à se baigner dans la mare aux Evées en gracieuse compagnie….

Le Ru de la Mare aux Evées est un affluent de la Seine.
Il prend sa source à la Mare aux Evées dans la forêt de Fontainebleau et se jette dans la Seine à Boissise-le-Roi par l’étang de la prairie Malécot, après un parcours de 11,3 kilomètres.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ru_de_la_Mare_aux_Ev%C3%A9es

Gravure de Frédéric Jacque
La vieille ferme de Barbizon
ferme Bellon-Benoni
Collection G.A.Richard

Les jours de pluie, le père Benoni acceuille les peintres dans sa grande ferme qui « avait l’air d’avoir été créée pour les peintres; on y trouvait tout, les gros tas de fumier, le vieilles charrues de bois, les colliers de chevaux…. et l’aire des granges où on battait encore au fléau le blé étendu sur le sol […] toutes choses qui font le bonheur des peintres coloristes.

Parcourez les souvenirs de chacune des maisons célèbres de Barbizon !

Listes des peintres de l’École de Barbizon

Sortie de forêt à Fontainebleau, soleil couchant. Rousseau, Théodore (Paris, 1812 – Barbizon, 1867)
France École de Barbizon. Collection du musée du Louvre

La Vierge aux oiseaux

Le terme d’« école » est, depuis au moins les années 1950, remis en cause par les historiens de l’art qui contestent l’idée qu’il y aurait eu une « école » à Barbizon : on a ici plus affaire à un ensemble de peintres aux styles très différents, qui, à des époques très diverses, ont trouvé une source d’inspiration dans la forêt de Fontainebleau. L’appellation « école de Barbizon », forgée en 1891 par un critique d’art britannique, David Croal Thomson (1855-1930), de manière artificielle puisque jamais ces peintres ne se revendiquèrent d’une quelconque école, tient son nom de ce village situé en lisière de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), autour duquel de nombreux artistes affluèrent pendant près de cinquante ans, entre 1825 et 1875. Thomson était le directeur de la filiale de Goupil à Londres, une entreprise leader dans le monde du commerce de l’estampe, notamment paysagère.

L’école de Barbizon sur wikipedia

Corot par Nadar

Camille Corot

Théodore Rousseau

Liens externes :

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