Rousseau à Barbizon

Rousseau jeune, dessin d’Honoré Daumier.

Étienne Pierre Théodore Rousseau (Peintre français, fondateur de l’école de Barbizon), plus connu sous le nom de Théodore Rousseau, né le 15 avril 1812 à Paris, mort le 22 décembre 1867 à Barbizon.

Après avoir réussi à exposer au Salon de Paris de 1831 à 1835, il essuya un refus pour le salon de 1836, ce qui le conduisit à partir s’installer à la lisière de la forêt de Fontainebleau, fondant ainsi l’école de Barbizon, où viendront le rejoindre notamment Jean-Baptiste Camille Corot, Jean-François Millet, Honoré Daumier, Jules Dupré, etc.

Théodore Rousseau fut un artiste à la fois admiré et méprisé en son temps. Il possède à la fois un caractère réaliste par sa volonté de peindre la nature telle qu’elle se présente à lui et romantique parce qu’il vise à fusionner avec la nature.

Descente des vaches dans le Jura.Musée de Picardie, Amiens

Théodore Rousseau est ainsi l’un des premiers paysagistes à représenter la lumière tombant à la verticale. Perpétuel insatisfait, il multipliera les expériences picturales et retouchera ses œuvres non sans les détériorer. L’utilisation du bitume, qui apparaît dés 1839 dans la « descente de vache », est l’une des causes à l’origine de la détérioration de nombreuses toiles de Rousseau. Selon son biographe, Alfred Sensier, ce serait sur les conseils de Scheffer, qu’il employa ce mélange d’huiles grasses et de couleurs bitumeuses qui eurent des conséquences désastreuses sur sa peinture.

La reconnaissance officielle de Rousseau vint le 1er avril 1848, lorsque Jean Ron et Charles Blanc se rendirent, en un geste symbolique, dans l’atelier de Dupré et de Rousseau pour leur commander deux œuvres. Théodore Rousseau exécuta Lisière en forêt de Fontainebleau, soleil couchant (Louvre), une œuvre plutôt classique et quelque peu théâtrale dans sa composition.

Il est le peintre exceptionnel de la lumière, et ses éclairages des futaies, à chaque heure du jour, ouvrent la voie aux impressionnistes qui n’allaient pas tarder à succéder aux paysagistes barbizonnais.

Très imprégné par une vie simple dans laquelle il côtoie par exemple de nombreux paysans et travailleurs de la forêt, son œuvre est caractéristique d’un courant réaliste qui sera la marque principale de l’école de Barbizon. Il est parfois considéré, avec certains de ses amis, comme un précurseur de l’impressionnisme.

Source : https://www.bibliorare.com/dessin-38.htm

Théodore Rousseau, portrait par Nadar.

La maison de Rousseau à Barbizon, par Gabriel Thurner.

Monument Millet-Rousseau au Gorges d’Apremont. 
Sculpté par Henri Chapu et inauguré le 11 avril 1884. Photo Olivier Blaise

Route des Ligueurs. Chêne remarquable « le Rousseau », Gros Fouteau, forêt de Fontainebleau. Photo Olivier Blaise

Œuvres de Thédore Rousseau, le peintre qui parlait aux arbres.

http://www.fontainebleau-photo.fr/2015/04/theodore-rousseau-le-peintre-qui.html

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