Le Livre des Masques

Le Livre des Masques (album intégral sur facebook)
  1. STÉPHANE MALLARMÉ
  2. HENRI DE RÉGNIER
  3. PIERRE LOUYS
  4. J.-K. HUYSMANS
  5. PAUL VERLAINE
  6. ALBERT SAMAIN
  7. ADOLPHE RETTÉ
  8. VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
  9. ARTHUR RIMBAUD
  10. Liens externes
  11. Voir aussi
STÉPHANE MALLARMÉ
Portrait de Stéphane Mallarmé (1842-1898) par Félix Vallotton

Avec Verlaine, M. StĂ©phane MallarmĂ© est le poĂšte qui a eu l’influence la plus directe sur les poĂštes d’aujourd’hui. Tous deux furent parnassiens et d’abord baudelairiens.

Per me si va tra la perduta gente.

Par eux on descend le long de la montagne triste jusqu’en la citĂ© dolente des Fleurs du Mal. Toute la littĂ©rature actuelle et surtout celle que l’on appelle symboliste, est baudelairienne, non sans doute par la technique extĂ©rieure, mais par la technique interne et spirituelle, par le sens du mystĂšre ; par le souci d’écouter ce que disent les choses, par le dĂ©sir de correspondre, d’ñme Ă  Ăąme, avec l’obscure pensĂ©e rĂ©pandue dans la nuit du monde, selon ces vers si souvent dits et redits :

La nature est un temple oĂč de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe Ă  travers des forĂȘts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Avant de mourir, Baudelaire avait lu les premiers vers de MallarmĂ© ; il s’en inquiĂ©ta ; les poĂštes n’aiment pas Ă  laisser derriĂšre eux un frĂšre ou un fils ; ils se voudraient seuls et que leur gĂ©nie pĂ©rĂźt avec leur cerveau. Mais M. MallarmĂ© ne fut baudelairien que par filiation ; son originalitĂ© si prĂ©cieuse s’affirma vite ; ses Proses, son AprĂšs-midi d’un Faune, ses Sonnets vinrent dire, Ă  de trop loins intervalles, la merveilleuse subtilitĂ© de son gĂ©nie patient, dĂ©daigneux, impĂ©rieusement doux.

Lire la suite
https://fr.wikisource.org/
/St%C3%A9phane_Mallarm%C3%A9

HENRI DE RÉGNIER
Portrait de Henri de Régnier (1864-1936) par Félix Vallotton

Celui-lĂ  vit en un vieux palais d’Italie oĂč des emblĂšmes et des figures sont Ă©crits sur les murs. Il songe, passant de salle en salle, il descend l’escalier de marbre vers le soir, et s’en va dans les jardins, dallĂ©s comme des cours, rĂȘver sa vie parmi les bassins et les vasques, cependant que les cygnes noirs s’inquiĂštent de leur nid et qu’un paon, seul comme un roi, semble boire superbement l’orgueil mourant d’un crĂ©puscule d’or. M. de RĂ©gnier est un poĂšte mĂ©lancolique et somptueux : les deux mots qui Ă©clatent le plus souvent dans ses vers sont les mots or et mort, et il est des poĂšmes oĂč revient jusqu’à faire peur l’insistance de cette rime automnale et royale. Dans le recueil de ses derniĂšres Ɠuvres on compterait sans doute plus de cinquante vers ainsi finis : oiseaux d’or, cygnes d’or, vasques d’or, fleur d’or, et lac mort, jour mort, rĂȘve mort, automne mort. C’est une obsession trĂšs curieuse et symptomatique, non pas et bien au contraire d’une possible indigence verbale, mais d’un amour avouĂ© pour une couleur particuliĂšrement riche et d’une richesse triste comme celle d’un coucher de soleil, richesse qui va devenir nocturne.

Lire la suite :
https://fr.wikisource.org/…/Le…/Henri_de_R%C3%A9gnier

Dossier complet
http://www.remydegourmont.org/vupar/rub2/regnier/notice.htm



PIERRE LOUYS
Portrait de Pierre Louÿs (1870-1925) par Félix Vallotton



Il y a en ce moment un petit mouvement de nĂ©o-paganisme, de naturisme sensuel, d’érotisme Ă  la fois mystique et matĂ©rialiste, un renouveau de ces religions purement charnelles oĂč la femme est adorĂ©e jusque dans les laideurs de son sexe, car au moyen de mĂ©taphores on peut adoniser l’informe et diviniser l’illusoire. Un roman de M. Marcel Batilliat, jeune homme inconnu, est peut-ĂȘtre, malgrĂ© de graves dĂ©fauts, le plus curieux spĂ©cimen de cette religiositĂ© Ă©rotique que des cƓurs zĂ©lĂ©s se donnent pour songe ou pour idĂ©al ; mais il y eut une manifestation fameuse, l’Aphrodite de M. Pierre Louys, dont le succĂšs Ă©touffera sans doute d’ici longtemps, comme sous des roses, toutes les autres revendications du romanesque sexuel.

Lire la suite :
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre_des…/Pierre_Louys



J.-K. HUYSMANS
Portrait de Joris-Karl Huysmans (1848-1907) par Félix Vallotton



« Le RomanĂ©e et le Chambertin, le Clos-Vougeot et le Corton faisaient dĂ©filer devant lui des pompes abbatiales, des fĂȘtes princiĂšres, des opulences de vĂȘtements brochĂ©s d’or, embrasĂ©s de lumiĂšre ! Le Clos-Vougeot surtout l’éblouissait. Ce vin lui semblait ĂȘtre le sirop des grands dignitaires. L’étiquette brillait devant ses yeux, comme ces gloires munies de rayons, placĂ©es dans les Ă©glises, derriĂšre l’occiput des Vierges. »

L’écrivain qui, en 1881, au milieu du marĂ©cage naturaliste, avait, devant un nom lu sur une carte des vins, une telle vision, mĂȘme ironique, de splendeurs Ă©voquĂ©es, devait inquiĂ©ter ses amis, leur faire soupçonner une dĂ©fection prochaine. À quelques annĂ©es de lĂ , en effet, surgissait l’inattendu À Rebours qui fut, non le point de dĂ©part, mais la consĂ©cration d’une littĂ©rature neuve. Il ne s’agissait plus tant de faire entrer dans l’Art, par la reprĂ©sentation, l’extĂ©rioritĂ© brute, que de tirer de cette extĂ©rioritĂ© mĂȘme des motifs de rĂȘve et de surĂ©vĂ©lation intĂ©rieure. En Rade dĂ©veloppa encore ce systĂšme dont la fĂ©conditĂ© est illimitĂ©e — tandis que la mĂ©thode naturaliste s’est montrĂ©e plus stĂ©rile encore que ses ennemis n’auraient osĂ© l’espĂ©rer — systĂšme de la plus stricte logique et d’une si merveilleuse souplesse qu’il permet, sans forfaire Ă  la vraisemblance, d’intercaler, en des scĂšnes exactes de vie campagnarde, des pages comme « Esther », comme le « Voyage sĂ©lĂ©nien ».

Lire la suite :
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre_des…/J.-K._Huysmans



PAUL VERLAINE
Portrait de Paul Verlaine (1844-1896) par Félix Vallotton



M. Gaston Boissier, en couronnant (touchante coutume) un poĂšte quinquagĂ©naire, le fĂ©licitait de n’avoir pas innovĂ©, d’avoir exprimĂ© des idĂ©es ordinaires en un style facile, de s’ĂȘtre conformĂ© avec scrupule aux lois traditionnelles de la poĂ©tique française. Ne pourrait-on rĂ©diger une histoire de notre littĂ©rature en nĂ©gligeant les novateurs ? Ronsard serait remplacĂ© par Ponthus de Thyard, Corneille par son frĂšre, Racine par Campistron, Lamartine par M. de Laprade, Victor Hugo par M. Ponsard et Verlaine par M. Aicard ; ce serait plus encourageant, plus acadĂ©mique et peut-ĂȘtre plus mondain, car, en France, le gĂ©nie semble toujours un peu ridicule.

Verlaine est une nature, et tel, indĂ©finissable. Comme sa vie, les rythmes qu’il aime sont des lignes brisĂ©es ou enroulĂ©es ; il acheva de dĂ©sarticuler le vers romantique et, l’ayant rendu informe, l’ayant trouĂ© et dĂ©cousu pour y vouloir faire entrer trop de choses, toutes les effervescences qui sortaient de son crĂąne fou, il fut, sans le vouloir, un des instigateurs du vers libre. Le vers verlainien Ă  rejets, Ă  incidences, Ă  parenthĂšses, devait naturellement devenir le vers libre ; en devenant « libre » il n’a fait que rĂ©gulariser un Ă©tat.

Sans talent et sans conscience, nul ne reprĂ©senta sans doute aussi divinement que Verlaine le gĂ©nie pur et simple de l’animal humain sous ses deux formes humaines : le don du verbe et le don des larmes.

Quand le don du verbe l’abandonne, et qu’en mĂȘme temps le don des larmes lui est enlevĂ©, il devient ou l’iambiste tapageur et grossier d’Invectives ou l’humble et gauche Ă©lĂ©giaque de Chansons pour Elle. PoĂšte, par ses dons mĂȘmes, vouĂ© Ă  ne dire heureusement que l’amour, tous les amours, et d’abord celui dont les lĂšvres ne s’inclinent qu’en rĂȘve sur les Ă©toiles de la robe purificatrice, celui qui fit les Amies fit des cantiques de mois de Marie : et du mĂȘme cƓur, de la mĂȘme main, du mĂȘme gĂ©nie, mais qui les chantera, ĂŽ hypocrites ! sinon ces mĂȘmes Amies, ce jour-lĂ  blanches et voilĂ©es de blanc ?

Avouer ses pĂ©chĂ©s d’action ou de rĂȘve n’est pas un pĂ©chĂ© ; nulle confession publique ne peut scandaliser un homme car tous les hommes sont pareils et pareillement tentĂ©s ; nul ne commet un crime dont son frĂšre ne soit capable. C’est pourquoi les journaux pieux ou d’acadĂ©mie assumĂšrent en vain la honte d’avoir injuriĂ© Verlaine, encore sous les fleurs ; le coup de pied du sacristain et celui du cuistre se brisĂšrent sur un socle dĂ©jĂ  de granit, pendant que dans sa barbe de marbre, Verlaine souriait Ă  l’infini, l’air d’un Faune qui Ă©coute sonner les cloches.

Remy de Gourmont
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre_des…/Paul_Verlaine



ALBERT SAMAIN
Portrait d’Albert Samain (1858-1900) par FĂ©lix Vallotton



Quand elles savent par cƓur ce qu’il y a de pur dans Verlaine, les jeunes femmes d’aujourd’hui et de demain s’en vont rĂȘver Au Jardin de l’Infante. Avec tout ce qu’il doit Ă  l’auteur des FĂȘtes Galantes (il lui doit moins qu’on ne pourrait croire), Albert Samain est l’un des poĂštes les plus originaux et le plus charmant, et le plus dĂ©licat et le plus suave des poĂštes :

En robe héliotrope, et sa pensée aux doigts,
Le rĂȘve passe, la ceinture dĂ©nouĂ©e,
FrÎlant les ùmes de sa traßne de nuée,
Au rythme Ă©teint d’une musique d’autrefois


Il faut lire tout ce petit poĂšme qui commence ainsi :

Dans la lente douceur d’un soir des derniers jours


C’est pur et beau, autant que n’importe quel poĂšme de langue française, et l’art en a la simplicitĂ© des Ɠuvres profondĂ©ment senties et longuement pensĂ©es. Vers libres, poĂ©tique nouvelle ! Voici des vers qui nous font comprendre la vanitĂ© des prosodistes et la maladresse des trop habiles joueurs de cithare. Il y a lĂ  une Ăąme.

Lire la suite
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre_des…/Albert_Samain

Dossier complet
http://www.remydegourmont.org/vupar/rub2/samain/samain.htm



ADOLPHE RETTÉ
Portrait d’Adolphe RettĂ© (1863-1930) par FĂ©lix Vallotton



Par sa fĂ©conditĂ© en poĂštes, la journĂ©e que nous vivons, et qui dure depuis dix ans dĂ©jĂ , n’est presque comparable Ă  aucune des journĂ©es passĂ©es, mĂȘme les plus riches de soleil et de fleurs. Il y eut des douces promenades matinales dans la rosĂ©e, sur les pas de Ronsard ; il y eut une belle aprĂšs-midi, quand soupirait la viole lasse de ThĂ©ophile, entendue d’entre les hautbois et les buccins ; il y eut la journĂ©e romantique orageuse, sombre et royale, troublĂ©e vers le soir par le cri d’une femme que Baudelaire Ă©tranglait ; il y eut le clair de lune parnassien, et se leva le soleil verlainien, — et nous en sommes lĂ  si l’on veut, en plein midi, au milieu d’une large campagne pourvue de tout ce qu’il faut pour faire des vers : herbes, fleurs, fleuves, ruisselets, bois, cavernes et des femmes jeunes et si fraĂźches qu’on dirait les pensĂ©es nouvellement Ă©closes d’un cerveau ingĂ©nu.

La large campagne est toute pleine de poĂštes, qui s’en vont, non plus par troupes, comme au temps de Ronsard, mais seuls et l’air un peu farouche ; ils se saluent de loin par des gestes brefs. Tous n’ont pas de nom et plusieurs n’en auront jamais : comment les appellerons-nous ? Laissons qu’ils jouent, pendant que celui-ci nous accueillera et nous dira un peu de son rĂȘve.

C’est Adolphe RettĂ©.

Lire la suite
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre…/Adolphe_Rett%C3%A9

Voir aussi :
http://www.remydegourmont.org/vupar/rub2/rette/notice.htm



VILLIERS DE L’ISLE-ADAM
Portrait d’Auguste de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889) par FĂ©lix Vallotton



On s’est plu, tĂ©moignage maladroit d’une admiration pieusement troublĂ©e, Ă  dire et mĂȘme Ă  baser sur ce dit une paradoxale Ă©tude : « Villiers de l’Isle-Adam ne fut ni de son pays, ni de son temps. » Cela paraĂźt Ă©norme, car enfin un homme supĂ©rieur, un grand Ă©crivain est fatalement, par son gĂ©nie mĂȘme, une des synthĂšses de sa race et de son Ă©poque, le reprĂ©sentant d’une humanitĂ© momentanĂ©e ou fragmentaire, le cerveau et la bouche de toute une tribu et non un fugace monstre. Comme ChĂąteaubriand, son frĂšre de race et de gloire, Villiers fut l’homme du moment, d’un moment solennel ; tous deux, avec des vues et sous des apparences diverses, recréÚrent pour un temps l’ñme de l’élite : de l’un naquit le catholicisme romantique et ce respect des traditionnelles vieilles pierres ; et de l’autre, le rĂȘve idĂ©aliste et ce culte de l’antique beautĂ© intĂ©rieure ; mais l’un fut encore l’orgueilleux aĂŻeul de notre farouche individualisme ; et l’autre encore nous enseigna que la vie d’autour de nous est la seule glaise Ă  manier. Villiers fut de son temps au point que tous ses chefs-d’Ɠuvre sont des rĂȘves solidement basĂ©s sur la science et sur la mĂ©taphysique modernes, comme l’Ève future, comme Tribulat Bonhomet, cette Ă©norme, admirable et tragique bouffonnerie, oĂč vinrent converger, pour en faire la crĂ©ation peut-ĂȘtre la plus originale du siĂšcle, tous les dons du rĂȘveur, de l’ironiste et du philosophe.

Lire la suite
https://fr.wikisource.org/…/Villiers_de_l%E2%80%99Isle…

Voir aussi :
*http://www.remydegourmont.org/…/rub2/villiers/notice01.htm


ARTHUR RIMBAUD
Portrait d’Arthur Rimbaud (1854-1891) par FĂ©lix Vallotton



Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud naquit Ă  Charleville le 20 octobre 1854, et, dĂšs l’ñge le plus tendre, il se manifesta tel que le plus insupportable voyou. Son bref sĂ©jour Ă  Paris fut en 1870-71. Il suivit Verlaine en Angleterre, puis en Belgique. AprĂšs le petit malentendu qui les sĂ©para, Rimbaud courut le monde, fit les mĂ©tiers les plus divers, soldat dans l’armĂ©e hollandaise, contrĂŽleur, Ă  Stockholm, du cirque Loisset, entrepreneur dans l’üle de Chypre, nĂ©gociant au Harrar, puis au cap de Guardafui, en Afrique, oĂč un ami de M. Vittorio Pica l’aurait vu, se livrant au commerce des peaux. Il est probable que, mĂ©prisant tout ce qui n’est pas la jouissance brutale, l’aventure sauvage, la vie violente, ce poĂšte, singulier entre tous, renonça volontiers Ă  la poĂ©sie. Aucune des piĂšces authentiques du Reliquaire ne semble plus rĂ©cente que 1873, quoiqu’il ne soit dĂ©finitivement mort que vers la fin de 1891. Les vers de son extrĂȘme jeunesse sont faibles, mais dĂšs l’ñge de dix-sept ans Rimbaud avait conquis l’originalitĂ©, et son Ɠuvre demeurera, tout au moins Ă  titre de phĂ©nomĂšne. Il est souvent obscur, bizarre et absurde. De sincĂ©ritĂ© nulle, caractĂšre de femme, de fille, nativement mĂ©chant et mĂȘme fĂ©roce, Rimbaud a cette sorte de talent qui intĂ©resse sans plaire. Il y a dans son Ɠuvre plusieurs pages qui donnent un peu l’impression de beautĂ© que l’on pourrait ressentir devant un crapaud congrĂ»ment pustuleux, une belle syphilis ou le ChĂąteau Rouge Ă  onze heures du soir. Les Pauvres Ă  l’église, les PremiĂšres Communions sont d’une qualitĂ© peu commune d’infamie et de blasphĂšme. Les Assis et le Bateau ivre, voilĂ  l’excellent Rimbaud, et je ne dĂ©teste ni Oraison du soir ni les Chercheuses de Poux. C’était quelqu’un malgrĂ© tout, puisque le gĂ©nie anoblit mĂȘme la turpitude. Il Ă©tait poĂšte.

Lire la suite :
https://fr.wikisource.org/…/Le_Livre_des…/Arthur_Rimbaud

Voir aussi :
http://www.remydegourmont.org/vupar/rub2/rimbaud/notice.htm

Liens externes
Voir aussi

Laisser un commentaire