Itinéraire d’art entre Bois-le-Roi et Valvins

Léon Dierx, un Prince des poètes à Bois-le-Roi

Stéphane Mallarmé, un Prince des poètes à Valvins

Bois-le-Roi, Village International du Parnasse Contemporain

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Bois-le-Roi en poésie : poème abandonné sur la petite plage de Chartrettes

LES HOMMES NAISSENT DES RIVAGES

Aussi loin que nous portent les nuages sur le fleuve,
Aussi clair et limpide le poème de l’eau,
Coureur libre et tranquille en son lit où s’abreuve
Les esprits craquelés des demeures du Chaos…

Dans la petite crique où s’apaisent les vagues
Illusions d’une vie qui semble être vécue,
Sans cesse s’échappant des rêves qui divaguent
En méandres improbables patiemment revécus,

L’homme ici se rappelle qu’il est né du rivage
Par un matin du monde aux premières émulsions,
De ses bulles de joie miroitant son visage
Aux yeux clairs qui se rient de son apparition.

Michaël Vinson, poète à Bois-le-Roi

Poème abandonné au long cours de la Seine entre Bois-le-Roi et Valvins

AU LONG COURS DE LA SEINE

J’ai vu le long fleuve qui traverse les âges,
De courbes en courbes arpenté par les cieux,
Et son onde paisible réfléchie en nos yeux
Qui du fil de son eau nous invite au voyage.

Nonchalamment, le long des chemins de halage,
J’ai laissé dériver, des justes milieux,
Les pensées affranchies aux mille et un lieux
Qui d’un monde sans âme ont tourné la page.

J’aime tant ces moments librement embarqués
Sur l’antique courant des mystères dévoilés,
Ces langoureux émois au long cours de la Seine

Qui du souffle de nos vies brèves riment toujours
L’ écoulement poétique qui allège nos peines.
Dis-nous, belle Sequana, guérirons-nous un jour?

Michaël Vinson, poète à Bois-le-Roi

« Valvins », poème de Paul Valéry abandonné sur la berge devant la maison de Mallarmé à Valvins

VALVINS

Si tu veux dénouer la forêt qui t’aère
Heureuse, tu te fonds aux feuilles, si tu es
Dans la fluide yole à jamais littéraire,
Traînant quelques soleils ardemment situés

Aux blancheurs de son flanc que la Seine caresse
Émue, ou pressentant l’après-midi chanté,
Selon que le grand bois trempe une longue tresse,
Et mélange ta voile au meilleur de l’été.

Mais toujours près de toi que le silence livre
Aux cris multipliés de tout le brut azur,
L’ombre de quelque page éparse d’aucun livre

Tremble, reflet de voile vagabonde sur
La poudreuse peau de la rivière verte
Parmi le long regard de la Seine entr’ouverte.

Paul VALÉRY
Recueil : « Album de vers anciens »

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