Louis Poupart-Davyl, écrivain à Bois-le-Roi

LOUIS POUPART – DAVYL
LOUIS DAVYL


1835 – 1890


LOUIS POUPART – DAVYL : Auteur Dramatique – Romancier . Né à Ancenis en 1835.

Voir cette page : http://boisleroi77.chez.com/davyl.html


Il a habité pendant plusieurs années Bois le Roi ou une rue porte son nom, il était le voisin d’Olivier Métra, qu’il fit venir vers 1871.
Il fit partie avec Gustave Mathieu, Louis Noir, Charles Castellani de la bande des cinq.
Ils avaient baptisé sa maison de Bois le Roi le ( Château de la Misère ) , comme son logis de Paris s’appelait le (Château de la Médisance ) .

Château de la Misère

L’arrivée du chemin de fer à Bois-le-Roi en 1848 facilita l’accès à la forêt de Fontainebleau et amena vers le village des citadins attirés par la beauté du lieu, une vie simple et rurale moins coûteuse qu’à Paris, et la sécurité loin du chaos politique de la capitale. Fuyant les rigueurs de la guerre de 1870, du Siège de Paris et de la Commune, en 1871 un groupe d’artistes, écrivains, musiciens et poètes, engagés politiquement, dont Louis Noir, Gustave Mathieu, et Olivier Métra, s’installèrent à Bois-le-Roi à la suggestion de Louis Poupart-Davyl, dit Louis Davyl (1835-1890), auteur dramatique et romancier qui y résidait depuis quelques années. En 1865 Gambetta avait séjourné chez lui, et son opposition affichée au gouvernement de Napoléon III lui avait valu une surveillance rapprochée du propre jardiner de Poupart-Davyl, devenu à cette occasion indicateur de police.

Louis Poupart-Davyl avait débuté comme imprimeur et édita Victor Hugo, puis se retira à la Trappe dans une crise de mysticisme, pour devenir lui-même écrivain et rencontrer le succès avec sa pièce de théâtre, La Maîtresse légitime, donnée à l’Odéon. Sa liberté d’allure et de paroles et son action militante dans les clubs littéraires et politiques parisiens s’apparentaient à celles du poète et chansonnier Gustave Mathieu, l’un de ses amis et proche comme lui de Jules Vallés, journaliste, écrivain et homme politique, farouche défenseur de la liberté de la presse. Il fut l’un des créateurs du quotidien Le Cri du peuple qui critiquait la politique de Thiers et parut du 22 février au 12 mars 1871, puis placé sous interdiction, du 21 mars au 23 mai 1871. Élu par la Commune de Paris, il fut condamné à mort pour ses activités politiques et s’exila à Londres jusqu’en 1880. Une petite bande complice, animée des mêmes convictions littéraires, sociales et politiques, se retrouvait avec délice lors de réunions bruyantes et animées dans l’appartement parisien de Poupart-Davyl, qu’ils avaient surnommé Le Château de la Médisance, et à sa maison bacote, Le Château de la Misère.

Source : https://www.amisdemoreaudetours.com/Bois-le-Roi-ses-lettres-ses

Il est mort en pleine force de l’âge.
Est-il revenu, dans ses derniers jours, aux sentiments qui l’avaient conduit, lui si vivant, si batailleur, dans une cellule de la Trappe ?
Tout porte à le croire, car il a demandé qu’une inscription placée sur sa tombe dans le cimetière de Bois le Roi proclamât.


Voir aussi :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :