La tradition de Noël dans la poésie

Noël et son climat de songe
Qui semble une courte saison,
Jusqu’au nouvel an se prolonge
Dans la rue et les maisons.

Jean Cocteau

Voir la page Noël avec Cocteau à Milly-la-Forêt

TANT CRIE-L’ON NOËL QU’IL VIENT, LA POÉSIE MÉDIÉVALE AUTOUR DU THÈME DE NOËL

Bonjour à tous,

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l’approche des fêtes, il est temps de publier quelques éléments sur noël sous l’angle de la poésie médiévale. Nous vous partageons donc ici, plusieurs extraits, et entre autre, la célèbre ballade des proverbes de François Villon puisqu’il en inclue un de circonstances sur Noël.

Cette allusion de Villon à Noël, même si elle scande sa ballade, ne peut pas tellement être considérée comme une poésie dédiée à la célébration de la nativité, mais il faut dire que si on chante Noël en latin dans les cantiques et les églises durant ce long moyen-âge, les poètes médiévaux qui nous sont connus, se sont, quant à eux, assez peu exercés sur le sujet, et s’ils l’ont fait, peu de leurs textes nous sont parvenus, à ce jour.

Lire l’article : https://www.moyenagepassion.com/index.php/2016/12/24/tant-crie-lon-noel-quil-vient-la-poesie-medievale-autour-du-theme-de-noel/?fbclid=IwAR0Jah-zjne7H-HaMB5r0WdWdxOppl12RDieP7ys5DiOtG3Tmw90_4RDQFs

Quand la littérature célèbre Noël

Quand la littérature célèbre Noël Dès le XVIe siècle, Joachim du Bellay évoque avec enthousiasme « La Terre au Ciel, l’Homme à la Deïté » dans son poème « Du jour de Noël ». En ce jour de fête, La Croix vous propose des extraits de quatre textes littéraires qui célèbrent, chacun à sa façon, les douleurs et les joies de la Nativité.

► Le plus généreux : Victor Hugo

«Tant qu’il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers (…) des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles », écrivait Victor Hugo en 1862 dans la préface des Misérables. Dans cet extrait, on retrouve l’ancien forçat Jean Valjean qui, la veille de Noël, vient porter secours à la jeune Cosette.

« L’homme se relevait et allait s’en aller lorsqu’il aperçut au fond, à l’écart, dans le coin le plus obscur de l’âtre, un autre objet. Il regarda, et reconnut un sabot, un affreux sabot de bois le plus grossier, à demi brisé et tout couvert de cendre et de boue desséchée. C’était le sabot de Cosette. Cosette, avec cette touchante confiance des enfants qui peut être trompée toujours sans se décourager jamais, avait mis, elle aussi, son sabot dans la cheminée. C’est une chose sublime et douce que l’espérance dans un enfant qui n’a jamais connu que le désespoir. Il n’y avait rien dans ce sabot. L’étranger fouilla dans son gilet, se courba et mit dans le sabot de Cosette un louis d’or. Puis il regagna sa chambre à pas de loup. »

> Retrouvez le livre numérique : Les Misérables, de Victor Hugo

► Le plus mystique : Paul Claudel

Dans Contacts et Circonstances paru en 1940, l’auteur du Soulier de Satin et de L’Échange raconte la révélation mystique qui conduisit à son retour à la religion un 25 décembre 1886.

Claudel, dramaturge chrétien, décrira d’ailleurs dans L’annonce faite à Marie, le miracle opéré par la pieuse Violaine Vercors. Le jour de Noël, la jeune femme donne sa vie pour sauver l’enfant de sa sœur Mara.

« J’avais complètement oublié la religion et j’étais à son égard d’une ignorance de sauvage. (…) Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël. Je commençais alors à écrire et il me semblait que dans les cérémonies catholiques, considérées avec un dilettantisme supérieur, je trouverais un excitant approprié et la matière de quelques exercices décadents. C’est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j’assistai, avec un plaisir médiocre, à la grand’messe. Puis, n’ayant rien de mieux à faire, je revins aux vêpres. Les enfants de la maîtrise en robes blanches et les élèves du petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet qui les assistaient, étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion, d’un tel soulèvement de tout mon être, d’une conviction si puissante, d’une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute, que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J’avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l’innocence, l’éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable. »

> Lire aussi : Le 23 février 1955, la mort de Paul Claudel

► Le plus traditionnel : Charles Dickens

A Christmas Carol (Un chant de Noël) est sans nul doute une des œuvres les plus fameuses de Charles Dickens. Écrit en 1843, ce conte à la fois onirique et moral met en scène l’acariâtre vieillard Scroodge qui reçoit, la nuit de Noël, la visite d’esprits chargés de raviver dans son cœur desséché l’esprit de famille, l’amour et la compassion. Dans cet extrait, un des esprits montre au dubitatif Scroodge une veillée de Noël dans la famille de son pauvre employé Bob Cratchit.

« Enfin, le dîner achevé, on enleva la nappe, un coup de balai fut donné au foyer et le feu ravivé. Le grog fabriqué par Bob ayant été goûté et trouvé parfait, on mit des pommes et des oranges sur la table et une grosse poignée de marrons sous les cendres. Alors toute la famille se rangea autour du foyer en cercle, comme disait Bob Cratchit, il voulait dire en demi-cercle : on mit près de Bob tous les cristaux de la famille, savoir : deux verres à boire et un petit verre à servir la crème dont l’anse était cassée. Qu’est-ce que cela fait ? Ils n’en contenaient pas moins la liqueur bouillante puisée dans le bol tout aussi bien que des gobelets d’or auraient pu le faire, et Bob la servit avec des yeux rayonnants de joie, tandis que les marrons se fendaient avec fracas et pétillaient sous la cendre. Alors Bob proposa ce toast : « Un joyeux Noël pour nous tous, mes amis ! Que Dieu nous bénisse ! » La famille entière fit écho. « Que Dieu bénisse chacun de nous ! », dit Tiny Tim le dernier de tous. »

> Retrouvez le livre numérique : Un chant de Noël, de Charles Dickens

► Le plus déchirant : José Mauro de Vasconcelos

Dans Mon bel oranger, œuvre partiellement autobiographique et désormais classique de la littérature lusophone, José Mauro de Vasconcelos narre les pérégrinations du facétieux et miséreux « Zézé », enfant des rues brésilien. Au matin de Noël, le garçonnet s’éveille en espérant avoir reçu un cadeau…

« À peine éveillé, j’appelai Totoca.

« On va voir ? Je te dis que j’aurai quelque chose.

– Moi je n’irais pas voir.

– Si, j’y vais. »

J’ouvris la porte de la chambre. À ma grande déception les sandales de tennis étaient vides. Totoca s’approcha en se frottant les yeux.

« Je ne te l’avais pas dit ? »

Un mélange de haine, de révolte et de tristesse s’éleva de mon âme. Sans pouvoir me contenir je m’écriai :

« Quel malheur d’avoir un père pauvre !… »

Je détournai les yeux de mes sandales de tennis et je vis des galoches arrêtées devant moi. Papa était debout et nous regardait. Ses yeux étaient immenses de tristesse. On aurait dit que ses yeux étaient devenus si grands qu’ils auraient pu remplir tout l’écran du cinéma Bangu. Il y avait une douleur si terrible dans ses yeux que s’il avait voulu pleurer il n’aurait pas pu. Il resta une minute qui n’en finissait plus à nous regarder puis sans rien dire il passa devant nous. Nous étions anéantis, incapables de rien dire. Il prit son chapeau sur la commode et repartit dans la rue. »

Source https://www.la-croix.com/Culture/Livres-Idees/Livres/Quand-la-litterature-celebre-Noel-2015-12-25-1396947

Le bon pauvre, légende de Noël de François Coppée

Le Noël des pauvres, Paris-Noël 1895.

L’adoption : le conte de Noël de François Coppée pour Le Figaro en 1893

Les meilleures histoires de Noël

Nous vous proposons aujourd’hui un article que nous sortons de nos vieux grimoires. Quoi de mieux que de se raconter une histoire de Noël au coin du feu en attendant l’arrivée des cadeaux ? Mais attention, les contes de Noël que nous vous présentons ne sont pas écrits par n’importe qui. Ils sont le fruit de l’imagination d’auteurs célèbres. Partons ensemble célébrer Noël avec ses histoires pour enfants.

https://www.edilivre.com/tag/francois-copee/

Paris-Noël

Paris-Noël est une revue littéraire et artistique publiée au mois de décembre chaque année entre 1885 et 1913

Elle joue un rôle capital dans la réconciliation entre écrivains et peintres, en cette fin de siècle où les poètes souffrent d’un manque de reconnaissance officielle et se voient refuser la place qu’ils pensent mériter dans l’échelle sociale des carrières.

Paris-Noël présente des poèmes, des nouvelles, des chansons etc. d’auteurs en vogue à l’époque.

Les articles sont richement illustrés par des gravures et photographies, et chaque publication contient un supplément artistique en pleine page, illustrant une œuvre récente de peintres contemporains, la plupart du temps académiques

Voir les nombreux peintres et poètes qui ont été publiés dans cette revue :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris-No%C3%ABl

Tous les poèmes de Noël

Noël
Théophile Gautier

Le ciel est noir, la terre est blanche ;
– Cloches, carillonnez gaîment ! –
Jésus est né ; – la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le boeuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le choeur des anges
Chante aux bergers : » Noël ! Noël ! »

Théophile Gautier

Noël

Paul Verlaine

Recueil : Liturgies intimes (1892).

Petit Jésus qu’il nous faut être,
Si nous voulons voir Dieu le Père,
Accordez-nous d’alors renaître

En purs bébés, nus, sans repaire
Qu’une étable, et sans compagnie
Qu’une âne et qu’un bœuf, humble paire ;

D’avoir l’ignorance infinie
Et l’immense toute-faiblesse
Par quoi l’humble enfance est bénie ;

De n’agir sans qu’un rien ne blesse
Notre chair pourtant innocente
Encor même d’une caresse,

Sans que notre œil chétif ne sente
Douloureusement l’éclat même
De l’aube à peine pâlissante,

Du soir venant, lueur suprême,
Sans éprouver aucune envie
Que d’un long sommeil tiède et blême…

En purs bébés que l’âpre vie
Destine, — pour quel but sévère
Ou bienheureux ? — foule asservie

Ou troupe libre, à quel calvaire ?

Paul Verlaine.

Autre poèmes de Noël à suivre…. (envoyez les vôtres!)

Liens externes :

Voir aussi :

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