Élémir Bourges à Samois

Elémir Bourges à Samois en 1886.

[…] Ce jour là, après le repas, Régnier et Mallarmé allèrent à la rencontre de Bourges qu’ils retrouveront sur le pont de Valvins, tenant un gros bouquet pour les dames. Jusqu’au soir ils conversent….

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Mardi 18 août 1896

Nous rentrons par la forêt, un petit chemin y monte d’où l’on aperçoit le coteau de Samois et la rivière entre les feuillages du premier plan.
En nous arrêtant chez les Mallarmé nous avons vu Rosny jeune et Bourges que nous rencontrons souvent et qui est très sympathique, il me fait penser à Delacroix.

(Journal de Julie Manet)

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« Élémir Bourges n’est pas un poète ; pourtant c’est tout près des poètes auteurs de romans qu’il faut classer ce romancier; d’abord son esthétique se réclame de celle de Shakespeare et des dramaturges de la pléiade Élisabéthaine, dans l’art violent desquels il voit l’homme à la stature qu’il lui désire, aussi à cause de l’ingénieux décor où il place l’action de ses romans. Les oiseaux s’envolent et les fleurs tombent, son dernier et son plus beau livre, semble, dans une vision moderne et tragique, une transcription grandiose du vieux récit d’Orient, tel le Conte du dormeur éveillé. On aimerait que la production de M. Bourges fût plus touffue pour avoir l’occasion d’en jouir plus souvent, mais il faut s’incliner devant le sérieux et la haute portée de son effort. »

— Gustave Kahn, Symbolistes et décadents
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9mir_Bourges

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_%C3%89crivains/%C3%89l%C3%A9mir_Bourges
Oeuvres

Après la mort de sa mère, en 1886, il s’installe à Samois-sur-Seine, où il mène une vie studieuse et retirée. Il se lie à Mallarmé et au peintre Armand Point, qu’il rencontre en 1890 à Samois et qui habitera à partir de 1892 à Bourron-Marlotte. Il participe quelque temps à la Rose-Croix esthétique de Peladan. Son roman Les oiseaux s’envolent et les fleurs tombent, publié en 1893, contient quelques thèmes propres à ce courant.

Citations

  • Qui parle ici d’harmonie ? Ignores-tu ce qu’est le monde ? Un combat atroce, monstrueux, dans l’ombre qu’agite la Discorde… Ô chutes, écroulements, hasards, lutte, écume, chocs sans nombre !

Elémir Bourges (La Nef, 1904)

Voir l’article Science et Poésie

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