Histoire du protestantisme à Fontainebleau et Bois-le-Roi

  1. Le Château de Fontainebleau (musée protestant)
  2. Évocation de l’histoire du protestantisme à Fontainebleau
    1. François 1er
    2. Henri II
    3. François II
    4. Henri IV
    5. Louis XIV
    6. Louis Philippe
  3. Protestantisme et arts au Grand Siècle
  4. Temple protestant de Fontainebleau
  5. Le temple protestant de Bois-le-Roi
Le Château de Fontainebleau (musée protestant)

Son nom est à tout jamais lié à François Ier et à Henri IV qui font appel à de grands artistes protestants pour l’architecture et la décoration, Jacques Androuët du Cerceau, Salomon de Brosse, Barthélemy Prieur.

Les débuts de la Réforme sont marqués à Fontainebleau par l’entourage des sœurs de François Ier, Marguerite de Navarre, et Renée de France. Lors des séjours de la cour à Fontainebleau, des milliers de réformés viennent de Paris pour le prêche.

En 1559 se tient au château l’assemblée de Fontainebleau autour de François II et Catherine de Médicis. L’amiral de Coligny y plaide ouvertement pour la Réforme.

En savoir plus : https://museeprotestant.org/notice/fontainebleau/

Évocation de l’histoire du protestantisme à Fontainebleau

24 septembre 2010 par Christiane Guttinger

Joyau de la Renaissance et résidence royale, le château de Fontainebleau, peut être évoqué comme le théâtre d’épisodes majeurs de l’histoire du protestantisme.

Sur un ancien donjon, François Ier crée en 1528, un immense château décoré par les brillants artistes italiens qui constituèrent la 1ère Ecole de Fontainebleau.

François 1er

Si François 1er est hostile à la Réforme, sa mère, Louise de Savoie et sa sœur, Marguerite d’Angoulême sont les protectrices des premiers Réformateurs dont Lefèvre d’Etaples et les biblistes de Meaux : le protestantisme se répand rapidement dans leur entourage.

Henri II

Pour mettre un frein à son expansion, Henri II publie à Fontainebleau une ordonnance qui interdit, sans autorisation des docteurs de la Sorbonne, d’imprimer et de vendre des livres concernant la Bible.

François II

Sous François II, Catherine de Médicis réunit en 1560 une assemblée des notables, probablement dans la Salle du Conseil, sous la galerie François 1er. Elle essaye de calmer les haines engendrées par les dissensions religieuses, et de trouver un appui auprès des calvinistes pour contrer la toute-puissance des Guise. Il s’ensuivra un peu moins de rigueur : les pasteurs seront autorisés à célébrer des cultes dans les appartements des seigneurs réformés séjournant à Fontainebleau – comme Coligny, le Prince de Condé et Renée de France, future duchesse de Ferrare.

Henri IV

Henri IV est le second grand constructeur du palais de Fontainebleau. Grâce aux fonds réunis par Sully, surintendant des finances, il mène le gigantesque chantier de la Seconde Ecole de Fontainebleau. Plusieurs artistes protestants y travaillent : l’architecte Salomon de Brosse, le sculpteur Barthélemy Prieur, le graveur Abraham Bosse, l’émailleur sur terre érudit Claude Bertelemy et sa famille qui compte d’autres émailleurs sur terre ainsi que des peintres. On peut aussi citer les vitriers et peintre-verrier du château Claude Tissarant, et Claude Doublet. Olivier de Serre aurait dessiné deux parterres.

C’est l’époque où Henri IV et les protestants bellifontains adoptent le 1er emblème huguenot : un S barré signifiant Fermesse, c’est à dire Fermeté.

Après la conversion d’Henri IV, sa sœur, Catherine de Bourbon, continue à faire prêcher en sa maison de Fontainebleau . De nombreuses familles bellifontaines sont réformées. En 1600, un temple est enfin autorisé à Bois-le-Roi, accessible par coche d’eau, à mi-chemin entre Melun et Fontainebleau.

La porte du baptistère à Fontainebleau servit de cadre au baptême du Dauphin, par le Cardinal de Gondy, mais le futur Louis XIII est entouré de nombreux huguenots comme la princesse Louise de Coligny-Orange, le Maréchal de Bouillon, Duplessis Mornay, Odet de la Noue député général des Eglises réformées, des pasteurs Chamier et Gigord. Son médecin, Héroard est protestant.

L’escalier en fer à cheval est construit pour Louis XIII par son architecte, le protestant Jean Androuet Du Cerceau.

Louis XIV

Louis XIV séjourne souvent à Fontainebleau au début de son règne. Il y donne de somptueuses fêtes. Par la suite, il réside à Versailles, et n’y vient qu’une fois par an.

Le curé de Fontainebleau demande de chasser les protestants du personnel du château et de fermer le temple de Bois-le-Roi. Le pasteur s’exile en Hollande.

Première page de l’édit de Fontainebleau, Archives nationales (Paris).

En 1685, l’édit de Fontainebleau, dit Révocation de l’édit de Nantes est signé dans le salon de Mme de Maintenon, au 1er étage de la Porte dorée. La plupart des protestants fuient, souvent à l’étranger, ou abjurent. La triste chaîne des galériens passe à Fontainebleau.

L’édit de tolérance est signé par Louis XVI à Versailles en 1787, mais il a été préparé à Fontainebleau où se rencontrent La Fayette et Rabaut St Etienne.

Louis Philippe

Louis Philippe restaure le château, et c’est à Fontainebleau qu’a lieu le 30 mai 1837 l’extraordinaire célébration « œcuménique » du mariage de son fils aîné, le duc Ferdinand d’Orléans et de la princesse luthérienne Marie-Hélène de Mecklembourg-Schwerin. Il se déroule en trois célébrations successives : tout d’abord un mariage civil, puis une bénédiction par l’évêque de Meaux dans la chapelle de la Ste-Trinité, et enfin, dans la galerie des Colonnes, un second mariage religieux luthérien, au cours duquel les époux reçurent une bible des mains du pasteur Rodolphe Cuvier… Un coffret orné de peintures sur porcelaine, toujours conservé à Fontainebleau, dépeint ces cérémonies.

Intemporel, Fontainebleau est un site merveilleux à découvrir ou à revisiter, comme l’a fait récemment un groupe du Comité Protestant des amitiés françaises à l’étranger.

Emission du Comité Protestant des Amitiés Françaises à l’Etranger, diffusée le dimanche 2 octobre 2005, sur France-Culture, à 8 h 25.
par Christiane GUTTINGER
Lettre N°36

https://www.huguenots.fr/2010/09/evocation-de-l-histoire-du-protestantisme-a-fontainebleau/

Protestantisme et arts au Grand Siècle
Grand Parterre. Houssage des statues. SNS 1. Sphinge. Bassin des Cascades.

Sculpteur issu d’une famille protestante, Mathieu Lespagnandelle abjure sa foi pour épouser Perrine Prou, de confession catholique. Il retourne cependant à sa religion d’origine rapidement après ce mariage et ses trois enfants sont baptisés sous la foi protestante. Il est reçu à l’Académie de Saint Luc en 1651 et à l’Académie royale de Peinture et Sculpture en 1665, les deux plus hautes distinctions pour un sculpteur.

Lespagnandelle travaille sur les chantiers les plus importants du XVIIe siècle : Vaux-le-Vicomte, le Louvre ou encore Versailles. Cependant, à partir de 1681, la politique du Roi Soleil n’est plus en faveur d’une tolérance religieuse ; les Protestants possédant des charges sont contraints de démissionner. Déchu dans un premier temps de ses fonctions, Lespagnandelle abjure une seconde fois sa foi protestante et réintègre ainsi l’Académie.

https://www.chateaudefontainebleau.fr/collection-et-ressources/les-collections/sculptures/quatre-sphinges/

Temple protestant de Fontainebleau

Le temple protestant de Fontainebleau est un édifice religieux protestant du XIXe siècle situé à Fontainebleau, en France. La paroisse est membre de l’Église protestante unie de France.

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_protestant_de_Fontainebleau

Le temple protestant de Bois-le-Roi
Le banc en pierre de la rue de la Presche devant le temple protestant de Bois-le-Roi (détruit lors de la « révocation de l’édit de Nantes ») et sur lequel les protestants s’asseyaient pour attendre l’heure de l’office.

Pour tout savoir sur le protestantisme à Bois-le-Roi : http://boisleroi77.chez.com/temple.html

Schéma des emplacements du temple protestant et du cimetière à Bois-le-Roi

Entre la « plaine de Sermaise », qui va au Nord, jusqu’a la Seine, et la « plaine de Bois le Roi », dans laquelle commence , au sud la forêt se trouve un plateau plus long que large.Dans la partie du village située sur le flanc septentrional de ce plateau est l’église catholique. Le quartier méridional, le « Bout-d’en-haut », ou les « Hautes-Loges », était sur le plateau même. C’est là, à l’extrémité de la Grand Rue, plus tard appelée rue de France, et maintenant ( du nom d’un peintre suisse ) Guido Sigriste, que fut fixé l’emplacement du  » lieu d’exercice « . Il y a encore là une rue de la Prêche, une des rares voies qui n’aient pas changé d’appellation depuis trois siècles et demi, tandis que, à coté le « Sentier des Ministres » est devenu « Chemin des Signeaux », puis « rue Colinet », entre le Pavé-de-la-Cave et la rue Dénecourt .
Cet endroit était facile d’accès pour les fidèles venant en carrosse, à cheval, ou à pied, par la « route de Bourgogne » toute droite entre les deux « étoiles » forestières de la Table du Roi et de la Croix de Toulouse . Lorsqu’on allait de Fontainebleau à Paris, un premier relais « l’Hostellerie des Hautes Loges » se trouvait précisément vers le poste forestier actuel dit de Bois le Roi.

Plus d’information
http://boisleroi77.chez.com/temple.html

Suite à la révocation de l’édit de Nantes (édit de Fontainebleau du 18 octobre 1685) voici l’ordre officiel de démolition du temple protestant de Bois-le-Roi.

Source : http://boisleroi77.chez.com/temple.html

Voir aussi :

Publié par Michaël Vinson

Poète et créateur culturel.

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