Rubén Darío, poète nicaraguayen

  1. Félix Rubén García Sarmiento
  2. Voyage au Chili et influence de la littérature française
  3. Œuvres
  4. La revue « Elegancias » et son directeur littéraire Rubén Darío
    1. Elegancias : revista mensual ilustrada artística, literaria, modas y actualidades / director literario : Rubén Darío
  5. Opiniones por Rubén Darío
Félix Rubén García Sarmiento

Félix Rubén García Sarmiento, plus connu sous le nom de Rubén Darío, né le 18 janvier 1867 à Metapa (aujourd’hui Ciudad Darío) et mort le 6 février 1916 (à 49 ans) à Léon, est un poète nicaraguayen. Il est le fondateur du mouvement littéraire moderniste dans la langue hispano-américaine. Le « Modernisme » débuta d’une façon définitive par la publication au Chili, en 1888, d’Azul, de Rubén Darío. Les publications postérieures de celui-ci lui valurent d’être reconnu comme le chef incontestable du nouveau mouvement. Les plus remarquables de ses œuvres sont Azul (« Bleu », en 1888 à Valparaíso, Chili), Prosas profanas (« Proses profanes », en 1896 à Buenos Aires, Argentine) et Cantos de Vida y Esperanza (« Chants de vie et d’espérance », en 1905 à Madrid, Espagne).

Il fut élève de l’ « Instituto de Occidente » (l’Institut d’Occident) à León, où il eut comme maître de littérature M. José Léonard, écrivain polonais distingué, qui l’encouragea à la poésie. Nous ne savons malheureusement pas à quelles études de langues étrangères il s’adonna à l’école, mais il est certain que très jeune il savait lire et même écrire le français. Nous pouvons dire cependant que l’instruction reçue par le poète fut assez élémentaire et qu’il acquit sa haute culture, grâce aux lectures prodigieuses qu’il fit plus tard en plusieurs langues, notamment l’espagnol, le français et l’anglais.

C’est à l’âge de treize ans que commença sa véritable culture. Vers cette date, grâce à l’influence de ses amis, on lui donna un poste à la Bibliothèque Nationale à Managua. Là, il passa des mois à des lectures sérieuses. Il lut tous les ouvrages espagnols qu’il put trouver. Ses auteurs espagnols favoris étaient Luis de Góngora et Gonzalo de Berceo. C’est là aussi qu’il acquit une connaissance profonde des mythologies grecque et latine, dont on sent la grande influence dans les poèmes qu’il écrivit plus tard. Pendant cette période, il lut aussi pour la première fois plusieurs auteurs français, notamment Victor Hugo et Théophile Gautier. Son ancien chef à la bibliothèque nous dit qu’il avait même fait des traductions de Gautier et les avait publiées dans un journal de Managua appelé El Ferrocarril (le chemin de fer).

Voyage au Chili et influence de la littérature française

L’influence française, subie par le poète dès son arrivée à Santiago, provenait des sources multiples. Elle s’exerça sur lui, non seulement par les livres qu’il lut en nombre considérable, mais aussi par les décors luxueux des salons où il lisait et travaillait et par les conversations quotidiennes de ses amis et de ses collègues, auxquelles il se mêlait.

Nous avons vu qu’avant de quitter l’Amérique centrale, il avait lu quelques auteurs français, surtout Hugo et Gautier. Tout indique que, jusqu’à son arrivée au Chili, il savait peu de chose sur les mouvements littéraires français contemporains. Les salons de La Época, les colonnes du journal même et les bibliothèques privées de plusieurs bons amis lui offraient chaque jour des occasions excellentes de se familiariser avec les plus récents courants de la vie intellectuelle française : Goncourt, Baudelaire, Leconte de Lisle, Catulle Mendès, Taine, Barbey d’Aurevilly, Émile Zola, Gustave Flaubert, Honoré de Balzac, Daudet, etc.

Pendant les deux années qu’il a passées au Chili (1886-1888), le poète a fait paraître dans les journaux beaucoup d’articles, de contes et de poèmes, dont les plus importants ont été réunis et publiés en volume en 1888, sous le nom d’Azul, le premier recueil de Darío qui lui valut sa réputation internationale.

Les poètes espagnols de cette période n’avaient rien de nouveau à offrir, puisqu’ils imitaient simplement les écoles du XIXe siècle et de l’âge d’or espagnol. Darío, en publiant un volume fondé sur des modèles étrangers et dont les sujets étaient exotiques, accomplit un acte tout à fait révolutionnaire. Sa méthode d’assimilation au contact des influences françaises fut très originale. Il avait bien lu un nombre considérable de livres français contemporains, mais on ne peut guère dire que le recueil d’Azul soit une œuvre d’imitation. Ainsi Juan Valera (écrivain, poète, dramaturge et critique littéraire espagnol du XIXe siècle), écrit-il dans Azul, Prologue, p. XI :

«  Après avoir lu les cent trente-deux pages d’Azul, la première chose qu’on ressent, c’est que vous êtes pénétré de la littérature française la plus brillante. Vous connaissez et vous avez mieux compris que personne Hugo, Lamartine, Musset, Baudelaire, Leconte de Lisle, Gautier, Bourget, Sully-Prudhomme, Daudet, Zola, Barbey d’Aurevilly, Catulle Mendès, Rollinat, Goncourt, Flaubert, et tous les autres poètes et romanciers. Et vous n’imitez personne ; vous n’êtes ni romantique, ni naturaliste, ni névrosé, ni décadent, ni symboliste, ni parnassien. Vous avez mûri toute cette littérature et avec l’alambic de votre cerveau vous en avez tiré une rare quintessence. »

Œuvres

Darío est considéré comme l’un des pères du Modernisme. Il participa à de nombreux mouvements littéraires au Chili, en Espagne, en Argentine et au Nicaragua. Le mouvement moderniste auquel il appartient est un mélange de trois mouvements européens : le romantisme, le symbolisme et le Parnasse. Ces idées expriment la passion, l’art visuel, l’harmonie et les rythmes comme la musique.

Darío fut un génie de ce mouvement. Son style allie des rimes sonores et des rythmes savants. Dans son poème Canción de Otoño en Primavera, le poète exprime ses passions et ses émotions fortes. Il influença de nombreux poètes qui commencèrent à utiliser son style dans une forme très élégante et soignée, tentant de faire de la poésie une musique.

On a eu tendance à diviser l’œuvre de Darío en deux parties, l’une européenne et artificielle et l’autre hispanique et alors plus authentique. Ce n’est pas aussi radical et chez lui, évasion et retour (comme on le voit dans sa biographie), évasion et profondeur se complètent plutôt qu’elles ne s’opposent.

Liste des oeuvres : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rub%C3%A9n_Dar%C3%ADo#%C5%92uvres

La revue « Elegancias » et son directeur littéraire Rubén Darío

La Bibliothèque nationale de France met en valeur sur Gallica la grande revue illustrée Elegancias. Entre 1911 et 1914, sous la direction littéraire de l’écrivain moderniste Rubén Darío, la direction artistique de Leo Merello et grâce au financement des frères Guido, banquiers uruguayens, sont publiés à Paris le magazine illustré Mundial Magazine et sa « sœur jumelle », la revue Elegancias.

Lire l’article de la BnF : https://gallica.bnf.fr/blog/07062017/la-revue-elegancias-et-son-directeur-litteraire-ruben-dario?mode=desktop

Elegancias : revista mensual ilustrada artística, literaria, modas y actualidades / director literario : Rubén Darío

Opiniones por Rubén Darío

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