Larronde et Leiris

Michel Leiris en 1950.

Michel Leiris, de son nom complet Julien Michel Leiris, nĂ© le 20 avril 1901 Ă  Paris 16e et mort le 30 septembre 1990 Ă  89 ans Ă  Saint-Hilaire dans l’Essonne, est un Ă©crivain, poète, ethnologue et critique d’art français.

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Leiris

  1. Michel Leiris et Olivier Larronde
    1. 1. La constellation Gallimard et l’hommage de Leiris
    2. 2. Le pivot Jean Genet et l’Arbalète
    3. 3. La mère d’Olivier Larronde et l’Ă©sotĂ©risme
  2. Voir aussi

Michel Leiris et Olivier Larronde

Le lien entre Michel Leiris et Olivier Larronde n’est pas seulement une intuition poĂ©tique ; il est ancrĂ© dans la gĂ©ographie littĂ©raire du Paris de l’après-guerre et dans une estime mutuelle documentĂ©e.

Voici les points d’ancrage historiques qui unissent ces deux figures de votre Chapitre V (PARIS) :

1. La constellation Gallimard et l’hommage de Leiris

Michel Leiris, pilier de la maison Gallimard et du comitĂ© de lecture, a suivi de près l’Ă©closion du mĂ©tĂ©ore Larronde.

  • Le tĂ©moignage : Ă€ la mort prĂ©maturĂ©e de Larronde en 1965, Leiris a manifestĂ© son admiration pour celui qu’on appelait « l’archange ».
  • L’esthĂ©tique commune : Leiris, bien qu’orientĂ© vers l’autobiographie, admirait la rigueur formelle et le cĂ´tĂ© « orfèvre » de Larronde. Pour Leiris, le langage Ă©tait un outil de dissection de soi ; pour Larronde, une architecture sacrĂ©e.

2. Le pivot Jean Genet et l’Arbalète

Le lien le plus solide passe par Jean Genet et l’Ă©diteur Marc Barbezat (fondateur de la revue L’Arbalète).

  • Genet Ă©tait l’ami intime de Larronde (il a d’ailleurs prĂ©facĂ© ses livres) et il Ă©tait Ă©galement très proche du couple Leiris.
  • Ils se retrouvaient dans les mĂŞmes salons et appartements de la rive gauche, formant une aristocratie de l’esprit oĂą l’on discutait de tauromachie, de rites de possession et de poĂ©sie pure.

3. La mère d’Olivier Larronde et l’Ă©sotĂ©risme

C’est ici que votre projet de Tarot Larrondien prend tout son sens historique. La mère d’Olivier, Juliette Larronde, issue d’une lignĂ©e de poètes (son père Ă©tait Émile Godefroy), baignait dans une atmosphère de spiritisme et de haute culture symboliste.

  • Leiris, passionnĂ© d’ethnographie et de systèmes de signes (comme en tĂ©moigne son journal et ses Ă©tudes sur les Dogons), ne pouvait qu’ĂŞtre fascinĂ© par cette « éducation Ă©sotĂ©rique » qui a forgĂ© le gĂ©nie de Larronde.
  • Il y a chez les deux hommes cette idĂ©e que le mot est un talisman, une clĂ© pour ouvrir les « Barricades MystĂ©rieuses ».

Voir aussi

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