
Les cartes anciennes, les plans terriers, le cadastre, la carte topographique, les photographies aĂ©riennes, la prospection de surface, la toponymie, la tradition populaire sont les huit piliers sur lesquels il est possible de reconstruire assez prĂ©cisĂ©ment le paysage antique d’une rĂ©gion. Il faut y ajouter les Ă©crits des observateurs des siècles passĂ©s : pour la Brie, MM. C.F. Ferand, V. Burin, F. Bourquelot, le Dr. Frisson, les abbĂ©s Denis et Bonno, qui dans un langage clair, mĂŞme s’il n’est pas exactement celui de l’archĂ©ologie moderne, nous ont laissĂ© des descriptions de sites qu’ils ont visitĂ©s et Ă©tudiĂ©s il y a près de 150 ans. Les Ă©lĂ©ments ne manquent donc pas pour un archĂ©ologue dĂ©sireux de se livrer Ă ce que l’on appelle une «anastylose», une reconstruction raisonnĂ©e de la Brie des Gallo-Romains.
Cet ouvrage est le fruit de plus de vingt-cinq annĂ©es d’Ă©tude et de recherches sur l’AntiquitĂ© de cette province. Ancien officier gĂ©ographe, formĂ© Ă l’I.G.N., Pierre Geslin, a dirigĂ© pendant quinze ans la fouille des vestiges gallo-romains du Chaufour Ă PĂ©cy, rendant de ce fait son identitĂ© Ă l’agglomĂ©ration antique qui existait lĂ : la RiobĂ© de la Table de Peutinger.
Les prospections effectuĂ©es par l’association «Via Agrippa» ont amenĂ© la dĂ©couverte de plusieurs autres agglomĂ©rations gallo-romaines, la rĂ©vĂ©lation de plusieurs voies, et la restitution de tout un tissu humain : la vie de cette rĂ©gion dans l’AntiquitĂ©.
«La Brie des Gallo-Romains» propose Ă ses lecteurs une description analytique des sites fouillĂ©s ou connus par prospection, et une synthèse dynamique de l’Ă©volution de la Brie de l’aube de l’Histoire Ă la fin de l’Empire Romain.
La Brie

La Brie est une rĂ©gion naturelle française situĂ©e dans la partie orientale du bassin parisien, entre les vallĂ©es de la Marne, de l’Orge, de la Seine et la cĂ´te d’ĂŽle-de-France. Elle couvre une superficie d’environ 5 000 km2.
La première mention de la Brie est en 632 dans le testament de sainte Fare (abbaye de Faremoutiers) situm in Briegio super flviolum Alba : Briegus saltus en 853, Brigia sylva, Brigensis saltus.
La Brie est rĂ©partie sur plusieurs dĂ©partements : elle s’Ă©tend ainsi sur la plus grande partie de la Seine-et-Marne (en dehors de quelques cantons au sud du dĂ©partement qui appartiennent au Gâtinais) Ă laquelle viennent s’ajouter une partie de la Marne, de l’Aisne et quelques communes de l’Essonne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis. Ses principales villes sont Meaux (ancienne capitale du comtĂ© de Brie puis de la lieutenance-gĂ©nĂ©rale de la Brie), Brie-Comte-Robert, Château-Thierry, Coulommiers, Lagny-sur-Marne, Melun, Montereau-Fault-Yonne, Montmirail, Nangis et Provins.
Histoire
Les populations prĂ©historiques et protohistoriques ont laissĂ© de rares tĂ©moignages d’occupation du territoire, principalement dans les vallĂ©es. Durant l’AntiquitĂ©, la Brie n’Ă©tait encore qu’une vaste forĂŞt nommĂ©e Brigensis saltus, du gaulois briga « colline, mont », d’oĂą son nom actuel.
D’après d’autres sources, le nom pourrait provenir de Briensis saltus, du gaulois *bracu, boue, terre fangeuse.
Ce nom qui ne fut donnĂ© au dĂ©part qu’Ă une petite partie de la province devint peu Ă peu l’appellation commune de tout le territoire situĂ© au Sud de la Marne sous le nom de Brie.
Les Meldes (lat. Meldi), peuple celte dont la capitale Ă©tait Iantinum, semblent avoir Ă©tĂ© les premiers Ă pĂ©nĂ©trer cette dense forĂŞt par les rivières des deux Morins. Les grands dĂ©frichements ne dĂ©butèrent qu’Ă l’Ă©poque gallo-romaine ; cependant la forĂŞt briarde Ă©tait dĂ©jĂ traversĂ©e de quelques routes dès l’Ă©poque gauloise. Les Romains y construisirent la Via Agrippa reliant Sens Ă Senlis en passant par Châteaubleau et Riobe.
Au Ve siècle, Ă la fin de l’empire romain, la Brie fut gouvernĂ©e par le patrice Syagrius. Après sa dĂ©faite face Ă Clovis en 486 (bataille de Soissons), la rĂ©gion passa sous la domination franque. Dans leur partage du royaume, les fils de Clovis la divisèrent entre le royaume de Paris (Childebert) et celui de Soissons (Clotaire). La Brie fut ensuite le théâtre de plusieurs luttes entre MĂ©rovingiens, en particulier la rĂ©volte de Chramn contre son père Clotaire dans les annĂ©es 550.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Brie_(r%C3%A9gion)
La Seine-et-Marne « en Brie »
https://www.lexilogos.com/seine_marne.htm
Cartes anciennes
• Gallica (Bibliothèque nationale de France) : cartes anciennes de la Brie et du département de Seine-et-Marne
• Senones, partie septentrionale de l’archeveschĂ© de Sens : Eslection de Melun, Etampes, Provins, Nemours, par Nicolas Sanson (1660)
• Meldi, évesché de Meaux ; eslections de Meaux, de Colommiers et de Rosoy, en Brie, par Guillaume Sanson (~1680)
• Le pais de Brie par Willem Blaeu (1635)
• Description du pais de Brie par Damien de Templeux (1666)
• Evesché de Meaux par Hubert Jaillot (1717)
• Carte de la forest de Bierre, dite de Fontainebleau, par Pierre Guilbert (1731)
• Carte minĂ©ralogique d’une partie de la Brie oĂą se trouvent Montereau, Nangis, Nogent et Provins, par Dupain-Triel (1770)
• Carte topographique de l’arrondissement de Meaux (1822)
• Diocèse de Meaux par Jean-Baptiste Charle (1827)
• Département de Seine-et-Marne, Atlas national de la France (1826)
• Département de la Seine-et-Marne par Victor Levasseur, Atlas national illustré des départements (1854)
• Carte itinéraire de Seine-et-Marne par Semane (1848)
• Carte routière et hydrographique de Seine-et-Marne par M. Dajot (1858)
• Carte hydrologique du département de Seine-et-Marne par Achille Delesse (~1870)
• Carte routière du département de Seine-et-Marne par A. Le Blondel (1885)
• Carte murale scolaire de Seine-et-Marne, Établissement géographique Erhard frères (1904)
• Plan de la ville de Meaux par A. Le Blondel (1888)
• Plan de la ville de Provins et de ses environs par P. Portat (XIXe)
• Plan monumental de Provins (1911)
• Melun (plan) (1857)
• Plan de la ville de Melun par A. Degruelle (1904)
• Carte de la forêt de Fontainebleau par Guillaume Delahaye (1778)
• Carte indiquant les sites et points de vue remarquables de la forêt de Fontainebleau avec le tracé des promenades les plus pittoresques, par Edme Blondeau (1839)
• Environs de Fontainebleau et de Melun, Service gĂ©ographique de l’armĂ©e (1908)
• Carte de Fontainebleau et environs par A. Degruelle (1925)
• Carte topographique de la forêt de Fontainebleau par Claude-François Denecourt (1926)
• Carte vélocipédique des environs de Paris : Melun-Fontainebleau, Touring-club de France (1906)
• carte de Cassini : Meaux | Provins (1757)
• carte de l’Ă©tat-major, 1/40 000 (~1840)
• Archives départementales de la Seine-et-Marne : plans du cadastre napoléonien
Patrimoine
• Parc naturel régional du Gâtinais français
• Gouvernes et environs, par Yves Mosser
Documentaire vidéo
• YouTube : documentaires sur la Brie
• Des racines & des ailes – ÉchappĂ©es belles
Subdivisions de la Brie
La Brie est traditionnellement subdivisĂ©e en deux entitĂ©s gĂ©ographiques11 : la Haute-Brie (ou Brie française) Ă l’ouest et la Basse-Brie (ou Brie champenoise) Ă l’est.
Durant l’Ancien RĂ©gime, la Brie est divisĂ©e en trois entitĂ©s1 :
- la Brie française (capitale : Brie-Comte-Robert) qui appartenait autrefois au Gouvernement gĂ©nĂ©ral d’ĂŽle-de-France. Ses principales villes sont Montereau, Dammartin, Villeneuve-Saint-Georges et Rosoy. Melun est situĂ©e Ă la limite entre Brie française et Gâtinais ;
- la Brie champenoise (capitale : Meaux) qui appartenait autrefois au Gouvernement général de Champagne-et-Brie. Ses principales villes sont Meaux et Coulommiers ;
- la Brie pouilleuse — dite aussi crayeuse, galleuse ou gallevesse (capitale : Château-Thierry) qui appartenait également au Gouvernement général de Champagne-et-Brie. Outre Château-Thierry, sa principale ville est La Ferté-sous-Jouarre.
Cette région naturelle étant assez vaste, elle comprend une véritable mosaïque de petites régions naturelles12 :
- la Brie française (ou Basse-Brie), autour de Brie-Comte-Robert ;
- la Brie boisée, autour de Tournan-en-Brie ;
- la Brie humide (ou Brie de Melun), Ă l’est de Melun ;
- la Brie centrale, autour de Mormant ;
- le Montois, autour de Donnemarie-Dontilly ;
- la Brie champenoise (ou Provinois), autour de Provins ;
- la Brie des Ă©tangs, Ă l’ouest d’Épernay ;
- la Brie laitière (anciennement Brie des Ă©tangs), Ă l’est de Coulommiers ;
- la Brie d’Esternay, autour d’Esternay ;
- la Brie val-de-marnaise, sur les contreforts ouest du plateau briard ;
- la Bassée, autour de Bray-sur-Seine, est un pays limitrophe entre la Brie et le Senonais. Elle est parfois incluse dans la Brie.
La mise en Ĺ“uvre des lois d’amĂ©nagement du territoire a conduit Ă dĂ©finir des entitĂ©s nouvelles, qu’elles soient officielles (regroupement intercommunaux) ou non (terroirs et micro-rĂ©gions, Ă vocation essentiellement touristique). Ces entitĂ©s reprennent parfois les noms de rĂ©gions dites naturelles, sans en respecter les limites. Cas par exemple de la CommunautĂ© de communes de la Brie BoisĂ©e qui ne comprend qu’une petite partie de cette rĂ©gion naturelle.
Culture gallo-romaine

Le terme gallo-romain dĂ©crit la culture romanisĂ©e de la Gaule sous la domination de l’Empire romain. Cela s’est caractĂ©risĂ© par l’adoption ou l’adaptation gauloise de la morale et du mode de vie romain dans un contexte typiquement gaulois. La fusion des cultures bien Ă©tudiĂ©e en Gaule donne aux historiens un modèle permettant de comparer et de contraster les dĂ©veloppements parallèles de la romanisation dans d’autres provinces romaines moins Ă©tudiĂ©es.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_gallo-romaine

Héricy : Vin des Romains
Héricy est dans la petite région agricole dénommée la « Brie humide »
Le plateau de La Brosse et de Fontaineroux, qui fait partie de la commune, est habitĂ© dès le NĂ©olithique mais le village d’HĂ©ricy a pour origine les entrepĂ´ts construits par les nautes sĂ©nons, en face du port de Samois-sur-Seine, le plus important entre Sens et Lutèce.


Lors de différents travaux, on a retrouvé de nombreuses pièces de monnaies et des sépultures gallo-romaines, ce qui tend à prouver une occupation importante à cette époque. La tradition veut que sainte Geneviève, maintenant patronne d’Héricy, y séjourne vers 451.
L’histoire du Domaine de la Salle débute vers 50 avant J.C. par l’occupation du Domaine par son premier propriétaire Fericius ou Fericiacus, qui aurait donné son nom au village.
Voir aussi :

