Jean Martinon

Jean Martinon, né dans le 6e arrondissement de Lyon le 11 janvier 1910 et mort à Neuilly-sur-Seine le 1er mars 1976, est un chef d’orchestre et compositeur français.

  1. Biographie
  2. Jean Martinon, l’oeuvre pour violon 
  3. Vidéos
    1. Sonatine n°5
    2. Symphonie no 3 Irlandaise (1948)
    3. Jean Martinon in Japan, 1970 (FULL CONCERT)
  4. Voir aussi
Biographie

Jean Martinon entre au conservatoire de Lyon à l’âge de treize ans. Trois ans plus tard, il quitte sa ville natale pour entrer au Conservatoire national de musique et de déclamation à Paris. Il y travaille la technique du violon avec Jules Boucherit, la composition avec Albert Roussel et Vincent d’Indy, et la direction d’orchestre avec Roger Désormière et Charles Munch.

En 1934, il est violon solo à la radio et commence une série de tournées en province et à l’étranger.

Prisonnier de guerre pendant deux ans, interné dans un stalag, il y compose plusieurs œuvres : Psaume 136 ou Chant des CaptifsMusique d’exilSonatine nº 3 pour pianoSonatine nº 4 pour trio d’anches, et plusieurs œuvres chorales.

Après la guerre, Martinon part en Irlande et est nommé premier chef de l’Orchestre symphonique de la radio de Dublin (1947-1950). Il compose sa Symphonie nº 3 en 1948. Il dirige également les orchestres ColonnePasdeloup, et la Société des Concerts du Conservatoire comme suppléant de Charles Munch. Au retour de ses tournées de concerts, il réside, comme quelques autres musiciens dont Pierre Monteux, à la cité Montmartre-aux-artistes, au 189 rue Ordener dans le quartier des Grandes-Carrières du 18e arrondissement.

De 1946 à 1948, il est chef associé de l’Orchestre philharmonique de Londres. Il écrit l’opéra Hécube en 1946, le ballet Ambohimanga ou la cité bleue, plusieurs pièces pour piano, etc.

De 1951 à 1958, il est président et chef d’orchestre des Concerts Lamoureux à Paris, puis directeur artistique de l’Orchestre philharmonique d’Israël (1957-1959). Il compose en 1952, un oratorioLe Lis de Saron ou le Cantique des Cantiques.

En 1959, il est nommé au poste de directeur général de la musique à Düsseldorf (poste prestigieux occupé au xixe siècle par Schumann et Mendelssohn).

Puis sa carrière le mène aux États-Unis où, en 1963, il devient directeur musical de l’orchestre symphonique de Chicago qui, pour son 55e anniversaire, lui commande sa Symphonie nº 4 « Altitudes » (1965). En 1967, il reçoit la médaille Gustav Mahler pour ses interprétations des œuvres symphoniques du compositeur.

De retour à Paris, il devient directeur de l’Orchestre national de l’ORTF, poste qu’il occupe pendant six ans. En janvier 1974, il devient chef permanent de l’Orchestre de la Résidence de La Haye.

Dans le monde entier, Jean Martinon a joué le rôle d’ambassadeur de la musique française, à laquelle il a consacré l’essentiel d’une discographie abondante : il a notamment enregistré toutes les œuvres pour orchestre de Ravel (avec plusieurs inédits), et de Debussy, l’ensemble des symphonies de Saint-Saëns (dont deux symphonies de jeunesse exhumées pour la circonstance), ainsi que diverses compositions de Berlioz, Dukas, Roussel et Ibert.

Jean Martinon, l’oeuvre pour violon 

Le 13 août 2020 par Pierre Jean Tribot

Jean Martinon (1910-1976) : L”intégrale des oeuvres pour violon et piano et pour violon seul. Suite nocturne, Op.34 pour violon et piano ; Sonatine n°5, Op.32 n°1 pour violon seul ; Duo, musique en forme de sonate Op.47 pour violon et piano ; 2e Sonatine Op.19 n°2 pour violon et piano ; Sonatine n°6, OP.42/2 pour violon seul ; Histoire lointaine pour violon et piano. Claire Couic-Le Chevalier, violon ; Katiana Georga piano. Livret en français. MartinonviolonCuoic. 2018/1

Si l’on se souvient de Jean Martinon chef d’orchestre, impérial dans les oeuvres de Ravel, Debussy, Prokofiev, Roussel, Dukas, on sait moins qu’il était un compositeur assez prolifique qui nous laisse quatre symphonies, des concertos et des oeuvres de musique de chambre. Les mélomanes les plus exigeants se souviennent peut-être que l’Orchestre Philharmonique de Liège à l’époque Pierre Bartholomée avait donné le Concerto pour violon n°2 de Jean Martinon avec Régis Pasquier, y compris lors d’un concert au Théâtre des Champs-Elysées. 

Claire Couic-Le Chevalier au violon et Katiana Georga au piano nous proposent une intégrale de son oeuvre avec violon. Les oeuvres proposées sur cet album couvrent une période créatrice comprise entre 1942 et 1959. 

La musique de Martinon n’est pas une musique de chef, sous épigone des courants de son temps, elle témoigne d’une personnalité amoureuse de la ligne mélodique et dotée d’un sens vigoureux du rythme. On pense parfois plus à l’énergie d’un Bartók ou aux sortilèges d’un Szymanowski. Mais la clarté des timbres et le sens du dialogue de ces musiques sont directement issues d’une filiation française. Deux belles oeuvres pour violon seul viennent s’immiscer dans les partitions avec accompagnement pianistique. 

Claire Couic-Le Chevalier et Katiana Georga font preuve de sens des couleurs et de justesse stylistique. Cet album est une belle pierre à notre connaissance de l’art de ce musicien intègre et fascin. On regrette juste l’absence d’un véritable livret qui nous renseigne plus sur cet ensemble de partitions. 

Son : 9 – Livret : 4 – Répertoire : 8 – Interprétation : 8 

Pierre-Jean Tribot 

https://www.crescendo-magazine.be/jean-martinon-loeuvre-pour-violon/

Vidéos
Sonatine n°5

Symphonie no 3 Irlandaise (1948)

Jean Martinon in Japan, 1970 (FULL CONCERT)

Voir aussi
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