Héricy en Poésie

L’épicerie Pommier, place du pilori à Héricy. Ce commerce occupe un bâtiment édifié fin XIXe siècle à l’emplacement d’un pressoir. Ce pressoir et le moulin d’Héricy furent vendus en 1812 par Mme Delaplace, veuve Chevrier, à M. Fanche qui le céda ensuite à M. Morel. Ces dernières années ce lieu a abrité le Bar du Centre, « Chez Marylou ». La Familia Manidoro et la Galerie Multivolume viennent de s’y installer pour « offrir un pied à terre culturel » et contribuer au rayonnement de notre beau village.

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  1. « La Seine de nos Saveurs »
    1. Héricy : Vin des Romains
  2. Poètes et écrivains à Héricy
    1. Oulipo
    2. Jean Queval
    3. Signoret à Héricy
    4. Max Gallo
  3. Belle Époque en Pays de Fontainebleau
  4. Maisons d’édition et librairies
    1. Editions du Puits Fleuri
  5. Agenda
    1. Samedi 25 juin 2022, dédicace du polar d’Albertine Gentou SORCIERES DE FEMINISTES à Héricy
« La Seine de nos Saveurs »

Aux Amis de La Brosse – Cultivons notre village d’Héricy…

… à travers plusieurs rubriques de notre Histoire, de nos Saveurs, de nos Souvenirs, de notre Vie… qui se proposent de conserver et de partager les souvenirs et les mémoires d’un village briard en bord de Seine.

Partager nos connaissances sur la viticulture et la viniculture implantées sur les coteaux de Seine, entre Fontaine-le-Port et Samoreau, trouve sa place dans cette série « La Seine de nos Saveurs ». Nous y ferons appel aux notes originales de M. François et de M. Pouzet ; une nouvelle fois, nous tenons à remercier chaleureusement et sincèrement la Famille Pouzet pour nous l’avoir permis. Grâce aux Amis de la Brosse, d’autres résultats, le plus souvent inédits, viendront également enrichir cette série. Nous rappelons que nos « sources » sont fournies à la demande.

La Seine de nos Saveurs, 2 : Des villages viticoles

Dès le Moyen Age, et certainement bien avant, et jusqu’à la fin du XIXe siècle, les vignes plantées sur les coteaux de Seine autour d’Héricy, entre Samoreau et Fontaine le Port et allant jusqu’à Samois ou Féricy et Machault, produisent des raisins de qualité donnant des vins renommés. « Les marchands de vin de Bercy arrivaient à faire passer pour un Bourgogne les produits du vignoble de la Brosse, dans les bonnes années. Ces vins étaient en effet excellents lorsque le raisin arrivait à maturité. Ce fut le cas en 1900, dont le vin resta mémorable par sa qualité, et reçut le nom de Vin de l’Exposition ».

✻ Des témoignages de la viticulture sur les coteaux de Haute-Seine

Dans notre publication « La Seine de notre Histoire, 4 : Du clos royal de Fontaine au clos de Barbeau », nous avions rappelé que la culture et la production de vin sera « un titre de gloire » d’abord réservé aux évêques, nouveaux représentants de l’autorité après la chute de l’empire romain. Par la suite cette « viticulture épiscopale » sera complétée par une « viticulture monastique ». Enfin « les souverains médiévaux (…) établirent la vigne dans tous leurs domaines, aux environs de leurs maisons royales ». Le Moyen Age sera est la belle période de la « viticulture attachée au château ».

Une nouvelle étape est franchie à la Renaissance, impulsée par François 1er qui « avait coutume d’offrir des vins qu’il appréciait à son entourage (…). Il consommait, entre autres, des vins locaux (…). En 1532, François 1er fit venir plusieurs vignerons pour qu’ils implantent des plants de leur pays dans le vignoble qu’il faisait créer auprès du château de Fontainebleau. Ainsi Jean Rivart vint de Cahors et planta des ceps dans la paroisse voisine de Champeigne-en-Brie, puis s’en retourna chez lui. A partir de 1534, de nouvelles vignes furent plantées à partir de boutures ou de chevelus prélevés à Champeigne, tout près de là dans la paroisse appelée Champ Moreau puis Samoreau », au lieu-dit Antoche ou des Embûches.

Nous devons à François 1er la création d’une pépinière, dans ce champ Moreau, « de « plants de Cahors » (entre autres) » qui sélectionnés « sous le nom de Samoireau, (furent diffusés) dans divers vignobles septentrionaux » comme ceux de « l’Orléanais et du Berry sous une multitude de synonymes comme Sanmoireau, Saint-Moreau, Chaumoreau, Franc-Moreau, etc. En revanche, en Touraine, en Anjou et en Poitou, le nom, apparu au 18e siècle, est Caux, Cors, Cahors ». Éventuellement connu comme Malbec, « du nom la personne, Malbeck, qui l’aurait diffusé en Gironde », ce cépage correspond officiellement au Côt/Cot.

✻ Les pressoirs de nos communes

Dans « La Seine de notre Histoire, 1 », nous avions inventoriés des commerçants et ses artisans éditeurs de cartes postales au début du XXe siècle et qui contribuaient ainsi non seulement à leur « réclame » mais aussi au rayonnement de leur/notre commune d’Héricy. Nous vous avions promis que nous reviendrions sur l’épicerie du Centre ou épicerie Pommier, ce qui va être fait à la suite.

Les pressoirs permettent de passer de la viticulture à la viniculture. Au moins dix-sept pressoirs fonctionnant au XIXe siècle sont recensés par M. François et de M. Pouzet dans nos communes.

A Féricy, jusqu’à six pressoirs sont dénombrés dans la commune. Celui de la Maison Rouge « appartenait à Gervais, le père de Charles Gervais, le grand fromager ». « Un pressoir à rouet appartenait à la Salle ; il cessa de fonctionner en 1906 ». Un autre était installé « sur la place devant l’ancienne grange aux dîmes ». Chacune des fermes, Ferland et la Gennerie, possédait le leur. Enfin un pressoir dépendait de l’église, avant d’être rattaché à la maison Lebrun.

« Le pressoir de Barbeau fut (finalement) démoli en 1874 ».

A Samoreau, outre les pressoirs du Roy dont nous reparlerons, il existait un pressoir à abattage dans la ferme du Bas Samoreau, « pressoir qui fut remonté à la Révolution dans la ferme du Haut Samoreau ». Il existait également dans ce secteur un pressoir à la brouette. Nous ferons bientôt une publication explicative sur les différents types de pressoirs : abattage, brouette, rouet…

Deux pressoirs, au moins, sont recensés à Vulaines. Un pressoir à abattage, appartenant à l’église ; il sera transformé à la brouette avant d’être « démantelé en 1899 pour dégager la façade de la nouvelle mairie-école ». « Un pressoir, monté sur roues, était localisé rue du four avant d’être détruit en 1908 ».

Enfin, cinq pressoirs fonctionnaient sur la commune d’Héricy au milieu du XIXe siècle : deux sur Héricy, dont l’un à l’emplacement de l’épicerie Pommier – enfin pouvez-vous dire – et trois à la Brosse, autour de la place du puits. Leur localisation est permise à la fois grâce aux travaux de M. François et de M. Pouzet, par les actes notariés et les souvenirs de nos Ainés et Amis.

(à suivre)

Pour nous joindre et rejoindre : aab.hericy@gmail.com

© Aux Amis de La Brosse – Cultivons notre Village d’Héricy, 2022 https://www.facebook.com/associationauxamisdelabrosse/

Héricy : Vin des Romains

Art en Chemin sur la Route des Vins en Sud Seine-et-Marne

Poètes et écrivains à Héricy

Oulipo
Touches d’une ancienne machine à écrire à Villebéon (Seine-et-Marne)

Jean Queval

A dos de Queval

Signoret à Héricy

Max Gallo

Belle Époque en Pays de Fontainebleau

Maisons d’édition et librairies
Editions du Puits Fleuri

LES EDITIONS DU PUITS FLEURI
22 avenue de Fontainebleau
77850 HERICY
TEL : 01 64 23 61 46 

https://www.puitsfleuri.com/index.php

Agenda
Samedi 25 juin 2022, dédicace du polar d’Albertine Gentou SORCIERES DE FEMINISTES à Héricy

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