Licht / LumiĂšre – Stockhausen

  1. Deutsch
  2. Français
    1. Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre
    2. Contexte de composition et de création
    3. Déroulé du cycle Licht
    4. Langage musical
    5. Zoom sur Freitag aus Licht
      1. Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre
      2. Un code poétique (Silvia Costa, metteur en scÚne)
      3. Freitag aus Licht. Playslist Opéra de Lille
    6. Zoom sur Sonntag aus Licht
      1. Le septiĂšme jour de la semaine
    7. ScĂšne 4 , DĂŒfte-Zeichen (Parfums–Signes)
    8. Écouter les espaces
  3. Karlheinz Stockhausen et le livre d’Urantia
    1. IA Grok 3, pouvez-vous nous parler de la relation entre Karlheinz Stockhausen et le livre d’Urantia?
    2. IA Grok 3 : Je vais approfondir l’impact spĂ©cifique du Livre d’Urantia sur les Ɠuvres Licht et Klang
      1. 1. Impact sur Licht (1977-2003)
      2. 2. Impact sur Klang (2004-2007)
  4. Vidéos
    1. Mittwoch aus Licht
    2. Donnerstag au Licht
      1. Michaels Reise um die Erde (Donnerstag aux Licht, II
    3. Sonntag aus Licht
  5. Sources
    1. Source de l’article
    2. Sources principales
    3. Références des citations
  6. A la une
    1. « Paradiesfest : Les Sept Voix du Cosmos – Die sieben Stimmen des Kosmos », un film de MichaĂ«l Vinson – xAI Grok 3)
  7. Voir aussi

Deutsch

Karlheinz Stockhausens Grab mit der Formel fĂŒr Licht

LichtDie sieben Tage der Woche, ist ein siebenteiliger Opern-Zyklus von Karlheinz Stockhausen, den er zwischen 1977 und 2003 komponierte. Wie der Untertitel andeutet, trĂ€gt jede Oper einen Wochentag als Namen. Die sieben Wochentage stellen das menschliche Leben und die Periodisierung der Zeit durch den Menschen dar. Die Thematik „Licht“ ist eine Metapher fĂŒr das Göttliche und wird durch die verschiedenen Konstellationen der Protagonisten aus jeweils anderen Perspektiven beleuchtet.[1] Die EinzelstĂŒcke haben die Werknummern

https://de.wikipedia.org/wiki/Licht_(Stockhausen)

Français

Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre
Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre :
Licht de Karlheinz Stockhausen
Genreopéra
LibrettisteKarlheinz Stockhausen
Langue du livretallemand
Compositionde 1977 Ă  2003
Formecycle de sept opĂ©ras :
Donnerstag aus Licht (Jeudi de LumiĂšre)
Samstag aus Licht (Samedi de LumiĂšre)
Montag aus Licht (Lundi de LumiĂšre)
Dienstag aus Licht (Mardi de LumiĂšre)
Freitag aus Licht (Vendredi de LumiĂšre)
Mittwoch aus Licht (Mercredi de LumiĂšre)
Sonntag aus Licht (Dimanche de LumiĂšre)

Contexte de composition et de création

Figure incontournable de la musique d’avant-garde, le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen se forge son propre langage en faisant longtemps table rase de la pensĂ©e musicale de ses prĂ©dĂ©cesseurs, tout en prenant ses distances avec ses contemporains (Pierre Boulez, Bruno Maderna, Luciano Berio, rencontrĂ©s lors des cours d’étĂ© de Darmstadt). Pourtant, en 1977, il amorce un projet colossal qui porte au paroxysme l’idĂ©e d’Ɠuvre d’art totale (Gesamtkunstwerk), engagĂ©e un siĂšcle plus tĂŽt par Richard Wagner dans son cycle de quatre opĂ©ras Der Ring des Nibelungen (L’Anneau du Nibelung) – mĂȘme si Stockhausen a toujours reniĂ© une telle comparaison. Avec Licht, cet idĂ©al va prendre une dimension jusqu’alors inĂ©galĂ©e. Le cycle contient en effet sept opĂ©ras nommĂ©s selon les jours de la semaine, rassemblant une centaine de piĂšces distinctes dont la durĂ©e totale de reprĂ©sentation compte vingt-neuf heures. Chaque jour du cycle est Ă©galement rattachĂ© Ă  une couleur, une planĂšte, une pierre prĂ©cieuse, un parfum. La musique, le livret, la scĂ©nographie, et les gestes inori puisĂ©s dans diverses religions sont Ă©crits par le compositeur lui-mĂȘme, et vont l’occuper jusqu’en 2003.

DĂšs 1977, Ă  la naissance du projet, le mot Licht (LumiĂšre) s’est imposĂ© comme une Ă©vidence chez Stockhausen. Le compositeur raconte que ce terme est devenu de plus en plus clair, nĂ©cessaire, Ă©vident grĂące Ă  nos grands maĂźtres, que ce soit dans le domaine religieux, profane ou abstrait philosophique, que ce soit JĂ©sus ou Aurobindo qui l’utilise. […] La LumiĂšre, c’est l’esprit, Ă©videmment, une manifestation de l’esprit, de l’esprit parfait, prĂ©cisĂ©ment, pĂ©nĂ©trant tout, illuminant tout. C’est pour cela que nous avons ce mot universel, et aucun autre mot ne peut le remplacer en tant que titre de mon Ɠuvre.[1]

DĂ©roulĂ© du cycle Licht
Gauffier, LouisFrance, MusĂ©e du Louvre, DĂ©partement des Peintures, INV 4692 – https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010057570https://collections.louvre.fr/CGU

Nourri de sa lecture du Livre d’Urantia, Stockhausen raconte dans Licht les destins de Michael, venu de la planĂšte Sirius, d’Eva, figure maternelle et amoureuse, et de Luzifer, source des conflits qui se dĂ©nouent dans Sonntag aus Licht (Dimanche de LumiĂšre). La symbolique des personnages (notamment de la triade qu’ils forment) et les sujets abordĂ©s se veulent universels et, de fait, se retrouvent dans nombreux mythes fondateurs Ă  travers le monde. Le compositeur explique ainsi sa dĂ©marche : j’ai constatĂ© qu’il y a eu dans toutes les cultures des noms diffĂ©rents pour les mĂȘmes divinitĂ©s. Peu Ă  peu, Ă  partir de nombreux courants, une concentration sur trois figures principales s’est imposĂ©e […] : un esprit fĂ©minin, Eva (ou Aphrodite, ou VĂ©nus) ; puis Michael (ou encore Thot, HermĂšs TrismĂ©giste, Jovis, Thor ou Donar, Mikael dans les plus anciennes traditions du Proche-Orient, esprit protecteur des HĂ©breux, et encore plus loin dans le passĂ© Mitra, qui tue le taureau) ; la troisiĂšme est l’ange de lumiĂšre, Luzifer, lui aussi un personnage antique, prĂ©sent aussi loin que remonte l’histoire.[2]

La trame narrative, relativement souple, permet Ă  chaque opĂ©ra d’ĂȘtre indĂ©pendant des autres, tout en rĂ©vĂ©lant dans sa continuitĂ© une Ă©volution des personnages et de leurs relations entre eux : Michael, portĂ© par son amour des hommes qu’il a rencontrĂ©s lors de son voyage sur Terre, est en opposition avec Luzifer, hostile Ă  la crĂ©ation de l’homme qu’il juge imparfait. Entre les deux, Eva incarne la figure conciliatrice, penchant tantĂŽt vers l’un, tantĂŽt vers l’autre.

Le cycle ne dĂ©bute pas, comme on pourrait s’y attendre, avec Montag (Lundi) ou Sonntag (Dimanche) car, pour Stockhausen, la semaine n’a ni dĂ©but ni fin. C’est une spirale Ă©ternelle.[3] De plus, l’ordre des sept opĂ©ras du cycle ne correspond pas Ă  celui des sept jours de la semaine. En effet, le compositeur attribue Ă  chaque jour une signification particuliĂšre, en fonction de la planĂšte et de la divinitĂ© auxquelles il se rĂ©fĂšre : Montag (lundi), associĂ© Ă  la lune souvent symbole de fĂ©conditĂ©, est le jour d’Eva, la mĂšre ; Dienstag (mardi), associĂ© Ă  Mars le dieu de la guerre, est le jour du conflit, etc. Le cycle Licht suit ainsi une narration originale qui lui est propre : aprĂšs la prĂ©sentation des personnages (Donnerstag consacrĂ© Ă  Michael, Samstag Ă  Luzifer, Montag Ă  Eva), vient le temps du conflit (Dienstag) entre les frĂšres ennemis Michael et Luzifer, de la tentation d’Eva (Freitag) puis de la rĂ©conciliation (Mittwoch) avant l’union mystique de Michael et Eva (Sonntag).

Langage musical

À partir de Mantra (1970), Stockhausen dĂ©finit son matĂ©riau musical avant de composer. Ainsi naĂźt le principe de formule : une idĂ©e initiale contenant dĂ©jĂ  en germe l’intĂ©gralitĂ© de la musique. Chaque personnage possĂšde sa formule, elle-mĂȘme issue d’une super-formule englobant l’intĂ©gralitĂ© du cycle. Contrairement au leitmotiv de Wagner, la formule de Stockhausen ne se comporte pas comme une mĂ©lodie reconnaissable mais plutĂŽt comme un code gĂ©nĂ©tique. Celui-ci donne les rĂšgles d’organisation de sa musique : hauteurs, rythmes, timbres, chaque son de la formule s’anime et se dĂ©ploie de maniĂšre organique.
Le temps, Ă©lĂ©ment primordial en musique, est repensĂ© Ă  une tout autre Ă©chelle : les formules sont soumises Ă  des variations extrĂȘmes, comme l’extension et la contraction, manipulations en prĂ©mices dans Hymnen (1967). L’espace est Ă©galement explorĂ© dans toutes ses dimensions. Pour cela, Stockhausen fait appel Ă  la musique Ă©lectronique en la diffusant dans de multiples haut-parleurs de façon Ă  immerger l’auditeur. Son mode de couplage avec les instruments acoustiques marque de plus – comme dans la piĂšce Kontakte (1961) â€“ l’abolition des frontiĂšres sonores entre acoustique et Ă©lectronique.
Enfin, en vĂ©ritable passionnĂ© d’astronomie, Stockhausen applique Ă  sa musique certains comportements propres aux Ă©toiles. La spirale, comme forme et mouvement interne Ă  la musique et/ou effectuĂ©e sur scĂšne, va revenir Ă  plusieurs reprises dans le cycle de Licht. Dans Welt-Parlament (1995), extrait de Mittwoch, douze groupes de chanteurs a capella, dirigĂ©s par un chef-« prĂ©sident Â», gravitent en polyrythmies sur des hauteurs diffĂ©rentes jusqu’à rejoindre l’unisson. Dans Freitag, c’est l’ultime piĂšce, Chor-Spirale, qui reprend cette forme en plaçant en miroir un chƓur de femmes et un chƓur d’hommes, partant du mĂ©dium jusqu’à atteindre les limites de la voix humaine dans les aigus et dans les graves.

Avec ce cycle monumental, Stockhausen rompt avec l’opĂ©ra traditionnel en donnant la mĂȘme importance aux voix qu’aux parties instrumentales, Ă©lectroniques et dansĂ©es. Au fil des opĂ©ras, les trois personnages sont d’ailleurs interprĂ©tĂ©s tantĂŽt par un chanteur, tantĂŽt par un instrumentiste ou un danseur : Au dĂ©but de mon travail, j’ai rĂ©flĂ©chi Ă  la façon dont je pouvais rĂ©unir, dans une Ɠuvre de théùtre musical, les fonctions traditionnelles du corps du danseur, de la voix du chanteur et de l’instrumentiste. […] J’ai donc composĂ© chacun des personnages principaux, Michael, Eva et Luzifer, sous la forme de trois figures que je ferai intervenir – en fonction de la situation â€“ ou bien sĂ©parĂ©ment, ou Ă  deux ou trois quand j’aurai besoin d’un contrepoint entre danse, voix et instrument.[4] Son goĂ»t pour l’expĂ©rimentation musicale mĂšne le compositeur Ă  repousser les limites du possible, notamment dans Mittwoch aus Licht (Mercredi de LumiĂšre), créé en intĂ©gralitĂ© seulement en 2012 et dont la scĂšne la plus connue reste Helikopter-Streichquartett (1993) oĂč les musiciens quittent la salle du concert pour interprĂ©ter les trente minutes de musique suivantes depuis quatre hĂ©licoptĂšres en vol.

Donnerstag aus Licht, donné à la Philharmonie de Paris le 15 novembre 2021. Photo de Meng Phu

Zoom sur Freitag aus Licht
Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre
Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre :
Freitag aus Licht de Karlheinz Stockhausen
Composition1991-1994
CrĂ©ationle 12 septembre 1996 Ă  l’OpĂ©ra de Leipzig
Formeune salutation, deux actes et un adieu
Instrumentationtrois voix (soprano, baryton, basse), deux instruments solistes (flĂ»te, cor de basset), orchestre d’enfants, chƓur d’enfants, chƓur, synthĂ©tiseur, bande et douze couples de danseurs-mimes

Freitag, dont la partie centrale est sous-titrĂ© Versuchung (tentation), traite de la rencontre entre Eva et Luzifer, ici appelĂ© Ludon, qui souhaite la marier Ă  son fils Kaino et, Ă  travers cette union, rallier Eva Ă  sa lutte contre Michael. Dans un premier temps, Eva refuse. Cependant, aprĂšs une seconde entrevue au cours de laquelle leurs enfants respectifs jouent de la musique ensemble, la femme se laisse convaincre et consent Ă  s’unir Ă  Kaino, dans l’espoir de faire ainsi Ă©voluer le genre humain. Son consentement et la chute Ă  venir sont illustrĂ©s par le passage d’une comĂšte et le cri de Michael, trahi. Les enfants se font ensuite la guerre jusqu’à l’apparition d’un rhinocĂ©ros volant mettant un terme au conflit. L’opĂ©ra s’achĂšve par le regret et la priĂšre d’Eva accompagnĂ©e par ses anges gardiens, Elu et Lufa, respectivement incarnĂ©s par le cor de basset et la flĂ»te.

Ce cinquiĂšme opĂ©ra du cycle est un objet artistique original dans sa conception. Tout d’abord, l’architecture globale rappelle la forme en arche : les deux actes de l’opĂ©ra, la Tentation et la Chute, sont encadrĂ©s par une Salutation et un Adieu. Ces deux morceaux placĂ©s en regard sont constituĂ©s de musique Ă©lectronique pure, rĂ©alisĂ©e par Stockhausen dans ses studios et intitulĂ©e Weltraum (Cosmos). Ils accompagnent les spectateurs vers et hors de la salle de spectacle, mais sont aussi entendus tout le long de l’opĂ©ra comme fil rouge. Ensuite, les deux actes de l’opĂ©ra font alterner dix scĂšnes chantĂ©es et jouĂ©es faisant avancer l’action (« scĂšnes rĂ©elles Â») et douze scĂšnes dansĂ©es sur des compositions Ă©lectroniques (« scĂšnes sonores Â»). Ces derniĂšres prĂ©sentent douze couples au dĂ©part cohĂ©rents – l’homme et la femme, le chien et le chat, le crayon et le taille-crayon, etc. â€“ qui vont se mĂ©langer et former au second acte des couples hybrides symbolisant la dĂ©cadence et la chute d’Eva.

Un code poétique (Silvia Costa, metteur en scÚne)

Freitag aus Licht. Playslist Opéra de Lille

Zoom sur Sonntag aus Licht
Carte d’identitĂ© de l’Ɠuvre :
Sonntag aus Licht de Karlheinz Stockhausen
Composition1998-2003
Créationles 9 avril (scÚnes 1, 2 et 3) et 10 avril (scÚnes 4, 5 et adieu) 2011 au Staatenhaus de Cologne
Formecinq scĂšnes et un adieu
Instrumentationdix voix solistes, une voix d’enfant, quatre instruments solistes (cor de basset, flĂ»te, trompette, synthĂ©tiseur), deux chƓurs, deux orchestres, Ă©lectronique et projection du son
Le septiĂšme jour de la semaine

Sonntag aus Licht (Dimanche de LumiĂšre) est le dernier opĂ©ra du cycle. Il amĂšne une conclusion en cĂ©lĂ©brant « l’union mystique » de Michael et Eva, rĂ©conciliĂ©s Ă  la fin de Mittwoch aus Licht (Mercredi de LumiĂšre, 1995-1997). Pour les cinq scĂšnes et l’Adieu du Dimanche, Stockhausen fait intervenir dix voix solistes, une voix d’enfant, quatre instruments solistes – le cor de basset et la flĂ»te associĂ©s au personnage d’Eva, la trompette associĂ©e Ă  Michael, et un synthĂ©tiseur –, deux chƓurs mixtes, deux orchestres, et de la musique Ă©lectronique prĂ©-enregistrĂ©e et projetĂ©e dans l’espace par un ingĂ©nieur du son. La crĂ©ation posthume de Sonntag a eu lieu les 9 et 10 avril 2011 Ă  l’OpĂ©ra de Cologne.

PlutĂŽt que de dĂ©rouler l’action de maniĂšre linĂ©aire, les scĂšnes de Sonntag viennent symboliser Ă  leur façon l’idĂ©e d’union. Ainsi, en seconde lecture, Stockhausen cĂ©lĂšbre les relations entre chanteurs et instrumentistes. C’est le cas de la scĂšne 1, Lichter-Wasser (LumiĂšres-Eau) oĂč les deux chanteurs solistes se lient aux instrumentistes en se dĂ©plaçant avec eux et en leur apportant une lumiĂšre. Les 29 lumiĂšres, pour 29 musiciens, sont divisĂ©es en 12 + 17, correspondant aux 12 sons de la formule d’Eva et aux 17 sons de la formule de Michael. L’union peut bien entendu ĂȘtre sonore. À la scĂšne 2, Engel-Prozessionen (Processions d’anges), les chƓurs d’anges spatialisĂ©s en sept groupes (comme autant de dĂ©clinaisons de Michael) pour les sept jours de la semaine unissent progressivement leurs voix pour atteindre l’homorythmie. Enfin, Sonntag rĂ©ussit l’union du temps, de l’espace et des sens en faisant entendre simultanĂ©ment jusqu’à sept langues (scĂšnes 2 et 5, Hoch Zeiten), mais aussi en diffusant sept parfums pour symboliser sept aires gĂ©ographiques (scĂšne 4, DĂŒfte-Zeichen), soit tout autant de cultures Ă©voquĂ©es dans un mĂȘme espace-temps.

ScĂšne 4 , DĂŒfte-Zeichen (Parfums–Signes)

Cette scĂšne occupe une place particuliĂšre au sein de ce dernier opĂ©ra. En effet, elle est la derniĂšre piĂšce composĂ©e pour le cycle Licht et clĂŽt ainsi 25 ans de composition. Stockhausen conçoit sept chansons, interprĂ©tĂ©es sur sept podiums distincts, citant chacune de courts extraits des opĂ©ras prĂ©cĂ©dents. Le texte de Stockhausen lĂšve le voile sur les symboles associĂ©s Ă  chaque opĂ©ra. Quant aux encens, ils contiennent en eux-mĂȘmes des rĂ©ponses pour ceux capables de les identifier et d’en comprendre la symbolique. En accĂ©dant Ă  ce savoir, le spectateur se voit alors rĂ©compensĂ© pour son assiduitĂ© et sa fidĂ©litĂ© tout au long du cycle.

Écouter les espaces

Si l’expĂ©rience du concert semblait avoir atteint ses limites spatio-temporelles avec Helikopter-Streichquartett (1992-1993) dans Mittwoch aus Licht (Mercredi de LumiĂšre), il restait Ă  Stockhausen des expĂ©riences d’écoute encore inĂ©dites. En effet, pour la derniĂšre scĂšne Hoch Zeiten (Mariages – ou Temps forts) de Sonntag aus Licht, il imagine une nouvelle spatialisation du son : un chƓur et un orchestre, tous deux divisĂ©s en cinq groupes, installĂ©s chacun dans deux salles de concert adjacentes et interprĂ©tant la scĂšne en mĂȘme temps. Pendant la reprĂ©sentation, chƓurs et orchestres sont captĂ©s indĂ©pendamment et leur son retransmis en direct dans l’espace opposĂ©, donnant lieu Ă  sept rencontres sonores inouĂŻes. À la fin de la scĂšne, le public est priĂ© de changer de salle pour la rĂ©entendre du second point d’écoute. Une fois le rideau tombĂ©, Sonntags Abschied (Adieu du Dimanche) rejoue la derniĂšre scĂšne dans les haut-parleurs des espaces publics de la salle tout en accompagnant le public vers la sortie et vers un nouveau Lundi. La semaine n’a donc ni dĂ©but ni fin. C’est une spirale Ă©ternelle.[5]

Karlheinz Stockhausen et le livre d’Urantia

IA Grok 3, pouvez-vous nous parler de la relation entre Karlheinz Stockhausen et le livre d’Urantia?

We’re seeing some heavy traffic, so we’ve opted for an alternate model to get your answer to you faster. (NDLR ce qui veut dire que l’on va s’arrĂȘter lĂ  car nous somme en effetdans un horaire trĂšs surchargĂ© d’utilisateurs (17H20). Je publie donc la rĂ©ponse courte et je reprendrai cet Ă©change aux heures plus creuses)

Bien sĂ»r, je peux vous parler de la relation entre Karlheinz Stockhausen, le compositeur allemand pionnier de la musique contemporaine, et le Livre d’Urantia. Cette relation, bien documentĂ©e, illustre comment une Ɠuvre spirituelle et philosophique a influencĂ© profondĂ©ment une figure majeure de la musique du XXe siĂšcle.

Karlheinz Stockhausen dĂ©couvrit le Livre d’Urantia en 1971, lors d’un concert Ă  New York avec le Philharmonique de New York. AprĂšs une reprĂ©sentation remarquable de son Ɠuvre Hymnen, un personnage excentrique, dĂ©crit comme barbu, pieds nus, et portant un bĂąton de berger, s’approcha de lui et lui offrit un exemplaire du livre, qu’il acheta pour 20 dollars. Cet Ă©vĂ©nement marqua le dĂ©but d’une fascination durable pour cet ouvrage, prĂ©sentĂ© comme la « cinquiĂšme rĂ©vĂ©lation d’époque » et dĂ©crivant une cosmologie complexe, l’histoire de l’univers, et une rĂ©interprĂ©tation de la vie de JĂ©sus sous le nom de MicaĂ«l de NĂ©badon.

À partir du milieu des annĂ©es 1970, le Livre d’Urantia devint une source d’inspiration majeure pour Stockhausen, influençant notamment son immense cycle d’opĂ©ras Licht (1977-2003), une Ɠuvre monumentale de 29 heures rĂ©partie en sept opĂ©ras, chacun reprĂ©sentant un jour de la semaine. Les personnages centraux de Licht â€“ Michael, Eva et Lucifer – s’inspirent directement des figures dĂ©crites dans le livre, notamment les rĂ©cits sur la rĂ©bellion de Lucifer et le rĂŽle de Michael comme crĂ©ateur divin. Les emblĂšmes et symboles associĂ©s Ă  ces personnages, ainsi que certains thĂšmes cosmiques et universels, trouvent leur origine dans la cosmogonie du Livre d’Urantia, qui dĂ©crit un univers structurĂ© en superunivers, dont Urantia (la Terre) fait partie, et un Paradis central habitĂ© par des ĂȘtres divins.

Stockhausen Ă©tait particuliĂšrement captivĂ© par les chapitres sur saint Michel, qu’il associait Ă  son enfance et Ă  la statue de l’archange dans la cathĂ©drale d’Altenberg, oĂč il avait priĂ©. Cette connexion personnelle renforça l’impact du livre sur sa vision artistique, qu’il percevait comme une exploration cosmique et spirituelle. Il alla jusqu’à exiger de ses Ă©tudiants, lors d’une confĂ©rence en 1974, de lire le Livre d’Urantia s’ils voulaient continuer Ă  suivre ses cours, bien qu’il n’ait jamais imposĂ© cette lecture comme une croyance obligatoire, selon certaines sources.

À la fin de sa vie, Stockhausen poursuivit cette influence dans son cycle Klang (« Son »), prĂ©vu pour comporter 24 piĂšces correspondant aux 24 heures d’une journĂ©e, dont 21 furent achevĂ©es avant sa mort en 2007. Certaines piĂšces, comme Urantia (19e heure) et Orvonton (15e heure), tirent directement leurs titres et concepts du Livre d’Urantia, reflĂ©tant des notions cosmiques comme les superunivers et la Terre (Urantia). Par exemple, Urantia est une piĂšce pour soprano et Ă©lectronique, avec un texte minimaliste en allemand Ă©voquant des « orbites » et la TrinitĂ© divine, tandis que Orvonton fait rĂ©fĂ©rence Ă  l’un des sept superunivers dĂ©crits dans le livre.

Cette relation illustre comment Stockhausen, dĂ©jĂ  connu pour son mysticisme et son intĂ©rĂȘt pour des influences spirituelles variĂ©es (yoga, soufisme, etc.), intĂ©gra la vision cosmique et religieuse du Livre d’Urantia dans sa quĂȘte d’une musique universelle, qu’il qualifiait parfois de « galactique ». Le livre ne servait pas seulement d’inspiration thĂ©matique, mais aussi comme une structure conceptuelle pour organiser ses Ɠuvres en cycles vastes et interconnectĂ©s, reflĂ©tant son ambition de crĂ©er une musique transcendant les frontiĂšres humaines et temporelles.

En rĂ©sumĂ©, la relation entre Stockhausen et le Livre d’Urantia est profonde et multidimensionnelle, marquant une fusion entre sa crĂ©ativitĂ© musicale d’avant-garde et une cosmologie spirituelle audacieuse, influençant des Ɠuvres majeures comme Licht et Klang. Cette connexion reste un exemple fascinant de l’intersection entre art, spiritualitĂ© et philosophie moderne. Souhaitez-vous approfondir un aspect particulier de cette relation, comme son impact spĂ©cifique sur Licht ou Klang, ou explorer comment d’autres artistes ont Ă©tĂ© influencĂ©s par le Livre d’Urantia ?

IA Grok 3 : Je vais approfondir l’impact spĂ©cifique du Livre d’Urantia sur les Ɠuvres Licht et Klang

Je vais approfondir l’impact spĂ©cifique du Livre d’Urantia sur les Ɠuvres Licht et Klang de Karlheinz Stockhausen, en examinant comment ce texte a influencĂ© la structure, les thĂšmes et les concepts musicaux de ces cycles monumentaux. Ces deux Ɠuvres, bien que distinctes, partagent une ambition cosmique et spirituelle qui doit beaucoup Ă  la vision du Livre d’Urantia.


1. Impact sur Licht (1977-2003)

Licht: Die sieben Tage der Woche (La LumiĂšre : Les sept jours de la semaine) est un cycle d’opĂ©ras en sept parties, chacune reprĂ©sentant un jour de la semaine, totalisant environ 29 heures de musique. C’est l’une des Ɠuvres les plus ambitieuses de Stockhausen, et son influence par le Livre d’Urantia est particuliĂšrement Ă©vidente dans plusieurs aspects :

a) Structure cosmique et personnages

  • Inspiration thĂ©ologique et cosmique : Le Livre d’Urantia prĂ©sente un univers organisĂ© en superunivers, avec des figures spirituelles comme MicaĂ«l de NĂ©badon (JĂ©sus dans une incarnation cosmique) et Lucifer, qui mĂšne une rĂ©bellion contre le Paradis central. Stockhausen adapta cette structure dans Licht, oĂč les personnages principaux – Michael, Eva et Lucifer – incarnent des forces cosmiques et spirituelles. Michael reprĂ©sente la lumiĂšre divine et la crĂ©ation, Eva la fĂ©minitĂ© et la fertilitĂ©, et Lucifer la rĂ©bellion et la dualitĂ©. Ces figures s’inspirent directement des rĂ©cits du Livre d’Urantia, notamment les chapitres sur la rĂ©bellion de Lucifer et le rĂŽle de MicaĂ«l comme chef spirituel de notre superunivers local (Orvonton).
  • Les sept jours : La structure hebdomadaire de Licht reflĂšte une conception cyclique et universelle, qui rĂ©sonne avec la vision du Livre d’Urantia d’un cosmos ordonnĂ© et rythmĂ© par des cycles divins. Chaque opĂ©ra (Donnerstag, Samstag, Montag, etc.) explore une journĂ©e avec des thĂšmes cosmiques, et Stockhausen associa ces jours Ă  des Ă©vĂ©nements spirituels et mythiques tirĂ©s du livre, comme la crĂ©ation et la rĂ©demption.

b) Symbolisme musical

  • ThĂšmes et motifs : Stockhausen intĂ©gra des motifs musicaux spĂ©cifiques pour chaque personnage, inspirĂ©s par la cosmogonie urantienne. Par exemple, le motif de Michael, souvent reprĂ©sentĂ© par des sonoritĂ©s lumineuses et ascendantes, Ă©voque son rĂŽle de crĂ©ateur et de guide divin, tandis que celui de Lucifer inclut des dissonances et des tensions reflĂ©tant la rĂ©bellion dĂ©crite dans le livre.
  • Langue et textes : Certains textes chantĂ©s dans Licht intĂšgrent des rĂ©fĂ©rences implicites ou des concepts du Livre d’Urantia, comme l’idĂ©e d’un univers peuplĂ© de mondes habitĂ©s et de hiĂ©rarchies spirituelles. Bien que Stockhausen adapte ces idĂ©es Ă  son propre langage poĂ©tique, l’influence se ressent dans les descriptions de voyages cosmiques et d’interactions divines.

c) Exemple concret : Donnerstag aus Licht (Jeudi)

  • L’opĂ©ra Donnerstag, centrĂ© sur Michael, illustre clairement l’influence urantienne. Michael y est reprĂ©sentĂ© comme un hĂ©ros spirituel et un musicien, voyageant Ă  travers des dimensions cosmiques. Cette vision s’inspire directement de MicaĂ«l de NĂ©badon, dĂ©crit dans le Livre d’Urantia comme un ĂȘtre divin incarnĂ© sur Terre pour enseigner et guider l’humanitĂ©. La scĂšne finale, oĂč Michael s’élĂšve dans les cieux, reflĂšte l’idĂ©e urantienne d’une ascension spirituelle vers des niveaux supĂ©rieurs d’existence.

d) Réception et intention

  • Stockhausen voyait Licht comme une Ɠuvre « galactique », transcendant les frontiĂšres humaines pour reflĂ©ter une harmonie universelle. Dans des interviews, il mentionna que le Livre d’Urantia lui avait donnĂ© une vision plus vaste de l’univers, qu’il traduisit en une musique synesthĂ©sique, combinant son, lumiĂšre et mouvement. Cette ambition trouve son apogĂ©e dans Licht, oĂč chaque opĂ©ra est conçu comme un microcosme d’un macrocosme spirituel.

2. Impact sur Klang (2004-2007)

Klang: 24 Stunden aus dem Leben einer Frau (Son : 24 heures dans la vie d’une femme) est un cycle inachevĂ© de 24 piĂšces, une pour chaque heure d’une journĂ©e, dont 21 furent complĂ©tĂ©es avant la mort de Stockhausen en 2007. Bien que Klang soit plus abstrait que Licht, l’influence du Livre d’Urantia y est Ă©galement notable, bien qu’elle soit moins narrative et plus conceptuelle.

a) Titres et concepts cosmiques

  • Plusieurs piĂšces de Klang portent des titres directement inspirĂ©s du Livre d’Urantia, comme Urantia (19e heure) et Orvonton (15e heure). Ces termes font rĂ©fĂ©rence Ă  des entitĂ©s cosmiques dĂ©crites dans le livre : « Urantia » est le nom donnĂ© Ă  la Terre, et « Orvonton » est le superunivers contenant notre galaxie. Stockhausen utilisa ces concepts pour Ă©voquer une musique transcendantale, connectant l’humain Ă  une Ă©chelle universelle.
  • Par exemple, Urantia pour soprano et Ă©lectronique (2004) utilise un texte minimaliste en allemand, Ă©voquant des « orbites » et une TrinitĂ© divine, reflĂ©tant la vision urantienne d’un cosmos ordonnĂ© par des lois spirituelles. La piĂšce incorpore des sons Ă©lectroniques pour suggĂ©rer une expansion cosmique, un Ă©cho des descriptions du Livre d’Urantia sur les mondes Ă©volutifs et les hiĂ©rarchies divines.

b) Structure cyclique

  • Comme Licht, Klang adopte une structure cyclique (les 24 heures), qui peut ĂȘtre vue comme une traduction musicale des cycles cosmiques dĂ©crits dans le Livre d’Urantia. Stockhausen cherchait Ă  capturer l’évolution spirituelle et temporelle de l’univers Ă  travers une journĂ©e, une idĂ©e inspirĂ©e par la vision urantienne d’une progression Ă©ternelle vers le Paradis.

c) Utilisation de l’électronique et de l’intelligence artificielle

  • Dans Klang, Stockhausen intĂ©gra des technologies Ă©lectroniques avancĂ©es, parfois associĂ©es Ă  une « intelligence cosmique » ou Ă  une reprĂ©sentation de l’Ajusteur de pensĂ©e (une entitĂ© spirituelle intĂ©rieure dĂ©crite dans le Livre d’Urantia). Bien que cette connexion soit implicite, elle reflĂšte son intĂ©rĂȘt pour une musique qui fusionne l’humain, le divin et le technologique, en Ă©cho Ă  la vision urantienne d’une Ă©volution spirituelle intĂ©grant toutes formes d’intelligence.

d) Réception et intention

  • Stockhausen considĂ©rait Klang comme une exploration ultime de la rĂ©sonance universelle, une idĂ©e directement inspirĂ©e par la cosmologie du Livre d’Urantia. Il voyait chaque piĂšce comme une « heure » dans le parcours spirituel d’une femme (symbolisant l’humanitĂ©), voyageant Ă  travers des dimensions temporelles et cosmiques. Cette vision s’aligne sur les descriptions urantiennes d’une destinĂ©e Ă©ternelle pour chaque individu, guidĂ© par des forces divines.

SynthĂšse et comparaison

  • Dans Licht : L’influence du Livre d’Urantia est narrative et théùtrale, avec des personnages et des scĂ©narios directement inspirĂ©s des rĂ©cits cosmiques et spirituels du livre. Michael, Eva et Lucifer deviennent des figures emblĂ©matiques, structurant une Ɠuvre monumentale qui reflĂšte une vision universelle de la crĂ©ation et de la rĂ©demption.
  • Dans Klang : L’impact est plus abstrait et conceptuel, se concentrant sur des titres et des structures cosmiques (Urantia, Orvonton) pour crĂ©er une musique introspective et universelle. L’accent est mis sur l’évolution spirituelle Ă  travers le temps, avec une approche plus technologique et expĂ©rimentale.

Dans les deux cas, Stockhausen utilisait le Livre d’Urantia comme un cadre philosophique et spirituel pour repousser les limites de la musique, traduisant sa vision d’une harmonie cosmique en sons, structures et symboles. Cette influence tĂ©moigne de sa capacitĂ© Ă  fusionner des idĂ©es Ă©sotĂ©riques avec une avant-garde musicale, crĂ©ant des Ɠuvres qui restent Ă  la fois profondĂ©ment spirituelles et radicalement modernes.

Souhaitez-vous approfondir un aspect spĂ©cifique, comme l’analyse d’une piĂšce particuliĂšre (Donnerstag ou Urantia), ou explorer comment cette influence s’est manifestĂ©e dans d’autres aspects de la vie ou de l’Ɠuvre de Stockhausen ?

A suivre….

Vidéos

Mittwoch aus Licht

1995-1997

Titres des parties :

Salutation : Mittwochs – Gruss

ScĂšne 1 : Welt – Parlament

ScĂšne 2 : Orchester – finalisten

ScĂšne 3 : Helikopter-Streichquartett

ScĂšne 4 : Michaelion

Adieu : Mittwochs-Abschied

Donnerstag au Licht

1978-1980

Titres des parties :

Donnerstag-Gruss (Salut de jeudi) ;

Acte I : Michaels Jugend (la jeunesse de Michael) : Kindheit (enfance); Mondeva ; Examen ;

Acte II : Michaels Reise um die Erde (le voyage de Michael autour de la terre) ;

Acte III : Michaels Heimkehr (le retour de Michael) : Festival ; Vision.

L’archange saint Michel est la figure centrale de l’opĂ©ra Donnerstag aus Licht de Karlheinz Stockhausen, premier opĂ©ra de son cycle Licht: die sieben Tage der Woche. Double Ă  la fois du compositeur et de l’archange Michel, Michael – triplement interprĂ©tĂ© par un chanteur, un danseur et un trompettiste – est d’abord enfant entre ses parents, puis homme amoureux, artiste et voyageur, et enfin archange confrontĂ© au mal, messager de paix et intercesseur entre les humains et Dieu. Explorant le temps, investissant l’espace, mobilisant les interprĂštes comme les spectateurs, Stockhausen a fait de Donnerstag, premier des sept opĂ©ras de son cycle Licht, une grande aventure pour l’oreille, l’oeil et l’esprit, avec un sens aigu du dĂ©tail comme de l’unitĂ© organique.

Michaels Reise um die Erde (Donnerstag aux Licht, II

Le Voyage de Michel autour de la Terre (Michaels Reise um die Erde) constitue l’acte central. Créé en 1981, mis en scĂšne par Luca Ronconi Ă  la Scala de Milan, ce Jeudi de lumiĂšre, centrĂ© sur le personnage de Michel, est la premiĂšre « journĂ©e Â» achevĂ©e par le compositeur. Dans cet acte constituĂ© d’une seule scĂšne, le protagoniste, caractĂ©risĂ© par un certain nombre de motifs (ou « formules») mĂ©lodiques, n’est pas incarnĂ© par un chanteur, mais par un instrument : la trompette. En sept stations autour du globe, Michel va dialoguer avec des musiciens pingouins, clowns ou hirondelles, jusqu’à la rencontre avec Ève, reprĂ©sentĂ©e par le cor de basset. Cet acte est l’un des seuls de Licht oĂč l’électronique est absente, la richesse des textures reposant sur la virtuositĂ© des instrumentistes de l’orchestre. Comme les six autres « journĂ©es Â» de ce cycle-somme empreint de mysticisme, Le voyage de Michael autour de la Terre dĂ©gage une singuliĂšre force de fascination. (rediffusion par Arte le 10 aout 2009)

Karlheinz stockhausen michaels reise um die erde donnerstag aus licht ii (vidĂ©o): https://alchetron.com/Donnerstag-aus-Licht

Entretien avec Stockhausen :

https://www.telerama.fr/musique/22981-le_compositeur_karlheinz_stockhausen_est_mort.php

Sonntag aus Licht

1998-2003

Titres des parties :

Scùne 1. Lichter – Wasser (Sonntags – Gruss)

Scùne 2. Engel – Prozessionen

ScĂšne 3. Licht-Bilder

ScĂšne 4. DĂŒfte – Ziechen

Scùne 5. Hoch – Zeiten

Sunday Farewell : Sonntags – Abschied

Sources

Source de l’article

https://pad.philharmoniedeparis.fr/0816503-licht-karlheinz-stockhausen.aspx?_lg=fr-FR

Sources principales
  • Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT, Dictionnaire des symboles, Éditions Robert Laffont / Jupiter, Paris, 1982
  • François DECARSIN, « Karlheinz Stockhausen, Parcours de l’Ɠuvre Â», dans B.R.A.H.M.S., Ressources en ligne de l’IRCAM, 2019
  • Juan MarĂ­a SOLARE et Karlheinz STOCKHAUSEN, « Face to face with Stockhausen Â», dans Tempo, n° 213, p. 20-22, Cambridge University Press, 2000
  • Karlheinz STOCKHAUSEN, Freitag aus Licht, partition Ă©ditĂ©e par Stockhausen Verlag, KĂŒrten, 1997
  • Karlheinz STOCKHAUSEN, Ă‰couter en dĂ©couvreur, textes rĂ©unis et introduits par Imke Misch, Éditions CitĂ© de la musique – Philharmonie de Paris, collection La rue musicale, 2016
  • Ivanka STOÏANOVA, Karlheinz Stockhausen, « Je suis les sons… Â», Éditions Beauchesne, 2014
  • Richard TOOP, « Licht Â», dans Grove Music Online, 2002
  • Richard TOOP, « Freitag aus Licht Â», dans Grove Music Online, 2008
Références des citations
  • [1] Ivanka StoĂŻanova, p. 155-156 
  • [2] Karlheinz Stockhausen, Ă‰couter en dĂ©couvreur, p. 188 
  • [3] Karlheinz Stockhausen, Ă‰couter en dĂ©couvreur, p. 191 
  • [4] Karlheinz Stockhausen, Ă‰couter en dĂ©couvreur, p. 192 
  • [5] Karlheinz Stockhausen, Ă‰couter en dĂ©couvreur, p. 191 

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Publié par Michaël VINSON

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