
Charles Baudelaire
Profession : Musicien-philosophe, né au Parnasse, venant du Doute allant à la Vérité…
(Inscription de Liszt sur un livre d’hôtel en Suisse)
- Franz Liszt : 10 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le compositeur
- FRANZ LISZT AU PIANO, tableau de Josef DANHAUSER : La communion des artistes dans la musique
- Artiste et société
- Franz Liszt à Fontainebleau
- Misia Sert et Franz Liszt
- Franz Liszt, franciscain « du berceau jusqu’à la tombe »
- La Divine comédie
- Voir aussi
Franz Liszt : 10 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le compositeur
Du quotidien d’enfant prodige au pédagogue voyageur, l’histoire de Franz Liszt réserve de nombreuses péripéties, dont quelques crises mystiques et amoureuses ! Voici 10 (petites) choses que vous ne savez (peut-être) pas sur le compositeur des Rhapsodies hongroises ou encore de la Faust Symphonie.
Lire l’article https://www.radiofrance.fr/francemusique/franz-liszt-10-petites-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-sur-le-compositeur-3978855
FRANZ LISZT AU PIANO, tableau de Josef DANHAUSER : La communion des artistes dans la musique

FRANZ LISZT AU PIANO.
Josef DANHAUSER (1805 – 1845)
ANALYSE DU TABLEAU
La communion des artistes dans la musique
La scène, qui ne s’est sans doute jamais produite dans la réalité, se déroule vraisemblablement dans l’appartement parisien de Liszt. Comme tout salon romantique, celui du compositeur se caractérise par une accumulation d’objets hétéroclites témoignant de son goût pour l’Orient (le narguilé dans le coin gauche du tableau), pour le Moyen Âge (statue de Jeanne d’Arc à gauche sur la cheminée), pour la poésie de lord Byron (portrait à l’arrière-plan au-dessus de Rossini)… À noter aussi le désordre des partitions, négligemment posées sur le piano, dans un amoncellement confus pouvant évoquer une forme d’exaltation.
Au centre du tableau se trouve le pianiste : c’est lui le « mage » qui suscite le recueillement de l’assistance devant Beethoven. La partition posée sur le pupitre du piano (un instrument Graf) porte l’indication « »Marcia funebre sulla morte d’un Eroe » de Beethoven », soit la pièce (troisième mouvement de la Sonate pour piano n° 12 opus 26) jouée lors de ses funérailles en 1827. Le morceau est évidemment choisi pour sa teneur symbolique : le héros mort que célèbre cette marche funèbre, c’est Beethoven lui-même, dont le buste domine Liszt et ses auditeurs. Un échange s’établit entre le pianiste et la sculpture, Liszt ne regardant pas la partition mais plongeant son regard dans les yeux vides de l’illustre compositeur. Liszt rend hommage à Beethoven, qu’il admirait profondément et dont il était l’un des plus grands interprètes : à partir de 1835, il avait notamment organisé des concerts d’œuvres de Beethoven dans toute l’Europe. Notons enfin que le peintre, pour suggérer la filiation de Beethoven avec les jeunes artistes romantiques, a placé le buste du compositeur devant une fenêtre ouverte qui laisse voir un ciel orageux (allusion à la Symphonie pastorale ?) et une aurore, symbole de la musique nouvelle que Liszt, après Beethoven, s’attache à promouvoir dans ses récitals et ses propres compositions.
L’auditoire vit pleinement ce dialogue idéal rendu possible par la musique : les deux femmes, George Sand et Marie d’Agoult, par leurs poses alanguies, expriment le ravissement dans lequel les plonge l’art de Franz Liszt. George Sand, de face, dont les vêtements ressemblent à ceux de Liszt, paraît particulièrement touchée par la musique. Marie d’Agoult, de dos, regardant le pianiste, appuyant langoureusement sa tête sur l’instrument, communie visiblement avec lui dans une ferveur intense. Danhauser évoque ainsi l’effet profond que le jeu de Liszt exerçait sur les femmes : les couleurs intenses et chaudes qui leur sont associées (manteau rouge de Sand, châle brun de Marie d’Agoult) sont comme des équivalents picturaux de leur émotion.
Les personnages masculins paraissent eux aussi sensibles à la musique, mais dans une moindre mesure : assis à la droite de George Sand – qui semble lui avoir fait fermer le livre qu’il a sur les genoux –, le romancier Alexandre Dumas est plongé dans une semi-obscurité contrastant avec la lumière qui frappe le visage de sa voisine. En revanche, Victor Hugo, poète, romancier, dramaturge, est mieux éclairé, comme pour souligner sa supériorité. Il s’appuie sur les dossiers des fauteuils de Sand et de Dumas : le créateur du drame romantique domine les deux autres écrivains de sa haute stature ; le rouge de son foulard est peut-être une allusion à l’éclatante couleur du gilet que Théophile Gautier avait arboré lors de la première d’Hernani en 1830, représentation suivie d’une bataille entre les partisans d’une rénovation dramatique et les conservateurs.
Enfin, à gauche d’Hugo, figurent les deux musiciens italiens les plus fameux de l’époque : le compositeur d’opéras Rossini et le violoniste virtuose Paganini. Rossini, rubicond, tient par l’épaule son compatriote, figure famélique et inquiétante qui, comme Liszt, était considéré comme un prodige à l’habileté diabolique. Paganini est représenté parce qu’il avait aussi profondément impressionné Liszt, qui l’avait entendu en 1832 dans un concert parisien : celui-ci avait décidé de rivaliser avec le violoniste en inventant une nouvelle technique pianistique, « transcendante ».
Derrière Rossini se trouve un portrait de lord Byron, un poète romantique anglais très reconnu.
INTERPRÉTATION
Une vision idéale de l’art romantique
Le tableau de Josef Danhauser illustre plusieurs thèmes essentiels du romantisme. Tout d’abord, Danhauser suggère la dimension européenne de ce courant : Byron, Hugo, Beethoven, Paganini, Liszt, sont de nationalités différentes, mais elles s’effacent toutes dans le culte de la musique. Liszt, en particulier, est le plus représentatif de ces artistes ouverts aux autres cultures européennes : de Budapest à Paris, de Weimar à Rome, son existence est une succession de périodes créatrices attachées à divers lieux. D’autre part, l’œuvre de Danhauser évoque la synthèse de tous les arts, thème cher aux artistes du XIXe siècle : par le biais de la peinture, il montre que la musique et la littérature sont réunies dans le culte du génie romantique par excellence, Beethoven. C’est lui qui apparaît ici comme le véritable inspirateur de l’art romantique : Liszt, Berlioz, Wagner, Schumann, Hugo lui-même, ne cesseront de le proclamer.
Source : https://www.histoire-image.org/fr/etudes/franz-liszt-piano-culte-beethoven
Le virtuose hongrois est né il y a deux cents ans. Hommage à un grand Européen. Par André Tubeuf
https://www.lepoint.fr/musique/le-lion-liszt-25-11-2011-1400503_38.php
Le charisme de Liszt

Nous avons perdu cette dimension de partage : l’art, qui devrait être une œuvre commune, un échange commun, permettant à l’individu de comprendre l’autre, est devenu une activité solitaire. L’homme est de plus en plus seul, l’art n’apporte plus grand-chose à l’être humain, auditeur ou spectateur, il ne remplit plus sa mission philanthropique et spirituelle…
Présence de l’eau dans le mysticisme de Franz Liszt – 1 : Jeux d’eau à la Villa d’Este
Publié le : 22 Juin 2011
A partir d’un entretien fort éclairant, le 6 avril 2011 à Paris, avec la pianiste-concertiste France Clidat, surnommée « Madame Liszt » par Bernard Gavoty, j’aimerais me pencher aujourd’hui sur le thème de l’eau dans le mysticisme du compositeur, à travers une pièce révélatrice et très symbolique à cet égard : Les jeux d’eau à la Villa d’Este.
Extrait :
Pascale Guitton-Lanquest : France Clidat, vous êtes une des spécialistes les plus réputées de Franz Liszt, grâce à votre enregistrement de l’intégrale de son œuvre pianistique. Comment situez-vous Liszt dans l’histoire ? Avait-il un charisme particulier ?
France Clidat : Au-delà de l’époque à laquelle il vécut, romantique dans toutes les fibres de sa chair, Liszt était un homme du XXIe siècle, tourné vers l’avenir, en perpétuelle recherche. Il est à la fois étonnant et compréhensible que certains contemporains n’aiment pas Liszt : il est très dérangeant, il surprend, par l’aspect protéiforme de sa personnalité.
Riche en tous domaines, comblé de dons, très bel homme, séducteur, voyageur, pianiste génial, chef d’orchestre renommé, compositeur célèbre de son vivant… Cependant, malgré ses dons multiples et le sens qu’il avait de sa propre valeur, Liszt contribua à faire connaître les autres, à s’intéresser à ses pairs, car il était habité d’un grand altruisme et d’une immense générosité : là se situe son principal charisme. Or les artistes ont plutôt l’habitude de se regarder eux-mêmes, de se préoccuper de leur œuvre personnelle. La démarche de Liszt est rare, inhabituelle.
Il passa son temps à regarder, à aider, à écouter, à faire connaître ses contemporains, à donner des concerts pour une bonne cause : par exemple, lors de l’érection d’une statue de Beethoven à Bonn le 12 août 1845, Liszt organisa les concerts et fut le principal mécène des festivités. Sa renommée était internationale, il était l’ami d’un nombre incroyable de personnes, de toutes langues et de toutes nationalités.
Ce qui me désespère, c’est que notre époque ne connaît plus du tout cela. Je pense aux gravures sur lesquelles on voit Monsieur Liszt au centre, admiré, écouté par Messieurs Rossini, Paganini, Berlioz, par Messieurs Alfred de Musset et Victor Hugo…
Nous avons perdu cette dimension de partage : l’art, qui devrait être une œuvre commune, un échange commun, permettant à l’individu de comprendre l’autre, est devenu une activité solitaire. L’homme est de plus en plus seul, l’art n’apporte plus grand-chose à l’être humain, auditeur ou spectateur, il ne remplit plus sa mission philanthropique et spirituelle…
Au XIXe siècle, la société se rassemblait autour de l’art, tout le monde recevait l’art, tout le monde y communiait.
P. G.-L. : Il y avait le culte de la beauté, et une communion universelle grâce à l’art.
F.C. : Oui, absolument, et Liszt vivait cette merveilleuse expérience d’admirer les autres, ce qui est extraordinaire : pouvoir les aider, ne pas se dire : « Moi, moi, moi », mais « Toi, toi, toi ».
Article complet :
https://www.narthex.fr/blogs/le-chant-des-anges/le-theme-de-leau-dans-le-mysticisme-de-franz-liszt-1-jeux-d2019eau-a-la-villa-d2019este
Artiste et société

Franz Liszt
Artiste et société
Au XIXe siècle, beaucoup de grands compositeurs se sont faits écrivains, et avec quel talent Weber, Schumann, Wagner, Berlioz. La France s’enorgueillit à juste titre des Mémoires de Berlioz, mais elle a oublié son fils adoptif, Liszt, qui fut lié pendant ses années de jeunesse aux plus grands artistes romantiques parisiens (Hugo, Lamartine, Heine, Berlioz, Chopin) et demeura toute sa vie de culture française, au premier chef. Dans notre langue, qu’il maîtrisait avec autant de virtuosité que son piano, Liszt a beaucoup écrit sur son art et sa place dans la société, avec une intelligence hors du commun. Ces articles, parus dans les journaux de l’époque, n’ont jamais été réunis intégralement en volume (sauf en traduction allemande), ce qui parait surprenant quand il s’agit d’un si grand nom; sans doute parce que le pianiste a longtemps éclipsé le compositeur, et tous deux l’homme d’idées et de plume. On va découvrir ici comment Liszt voyait le musicien et son avenir ; comment, dans ses nombreux voyages, il a observé les mœurs musicales en Italie et en Allemagne, aussi bien qu’en France. Et aussi son jugement si clairvoyant sur les plus hautes figures musicales de son temps : Schumann, Chopin, Berlioz, Wagner… Enfin, s’il s’agit surtout de musique dans ces textes, il y est aussi question de littérature, de beaux-arts et de philosophie, pages capitales pour l’histoire du romantisme.
Franz Liszt, musicien « humanitaire » et premier artiste engagé

« Les lettres et les arts ne sauraient fleurir
sans la libéralité des grands et des riches »
(Franz Liszt)
Le mouvement « humanitaire » des années 1830
En 1835, Franz Liszt publie à Paris une série d’articles sur la condition des musiciens et sur le rôle « humanitaire » qu’ils doivent, à son sens, jouer dans la société. Ces articles ont fait date dans l’histoire de l’art, car, pour la première fois, un compositeur et qui plus est la première super-star de l’histoire de la musique à grande échelle, faisait entendre sa voix sur la place publique pour défendre le statut du musicien et son rôle de guide de la société. Dans ses articles intitulés De la situation des artistes, et de leur condition dans la société, Liszt défend le rôle philanthropique et « humanitaire » de l’artiste face au peuple et notamment face aux plus démunis. Influencé par les philanthropes des années 1820-1830 et par le Saint-Simonisme, il fait sienne leur devise qu’il professera jusqu’à la fin de sa vie : « l’amélioration du sort Moral, physique et intellectuel de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre » – c’est la base des grands récits, des chantiers sociaux et culturels jusqu’au XXe siècle.
Liszt, musicien « humanitaire » et philanthrope
La philanthropie est sans doute un des mots définissant le mieux Franz Liszt, dont la devise était « Charité ! », et qui, toute sa vie, ne cessa de voler au secours des autres, pauvres, opprimés et oubliés. Il aida ses collègues musiciens, tout d’abord, en défendant leurs chefs œuvres oubliés ou encore méconnus, et il les aida financièrement lorsqu’ils étaient dans le besoin. Il donna plusieurs concerts pour récolter des fonds pour les pensions des veuves de musiciens, à une époque où les retraites et les droits d’auteur n’étaient pas encore généralement régularisés. En 1840, il récoltait des fonds dans l’Europe entière pour ériger une statue en l’honneur de Beethoven. Mais pendant plus de 50 ans, Liszt a aussi et surtout donné d’innombrables concerts de charité, dont il réservait le bénéfice à des œuvres diverses (malades, victimes d’incendies ou d’inondations, etc.). Les journaux de l’Europe entière sont remplis de ses hauts faits en matière de générosité. Par exemple, il était membre, à Paris, de la Société de bienfaisance et de secours des nationaux unis de tous les pays en faveur des étrangers malheureux qui résident en France. Plusieurs fois on surprit Liszt en train de plier des billets de banque dans des enveloppes qu’il destinait aux nombreuses personnes qui, dans le besoin, le sollicitaient. Il donna même plusieurs concerts pour la fondation des crèches. Il écrivit par exemple au maire de Nantes, qu’il espérait qu’un de ses concerts serait « de nature à donner quelque satisfaction à ceux qui sympathisent avec les misères des classes pauvres. » Comme nous le raconte un journaliste, il donna lui-même l’exemple en faisant la quête et força un « dilettante » à vider sa bourse. Lors d’un autre concert, à Angers, il décida de ne pas faire augmenter les places des dernières catégories : son nom attirait la fine fleur de la société, mais il voulait que le peuple puisse aussi avoir accès à la musique, au Théâtre, à ce temple de l’art qui ne devait pas être réservé qu’à l’élite de la société : le public du « poulailler » lui envoya alors une couronne de fleurs où on pouvait lire : « A Franz Liszt, les Quatrièmes catégories reconnaissantes ! ». La Geste lisztienne occupait le haut de la page et défrayait parfois la chronique. George Sand, Alphonse de Lamartine, le public qui l’adulait ou encore une foule de journalistes anonymes, disaient de lui qu’il était un musicien « humanitaire ». Il fut le premier d’entre eux. Lamartine lui rendit un jour hommage en portant un toast dans lequel il rappelait que Liszt avait mis son génie au service de ses concitoyens :
Non ! l’illustre artiste à qui nous avons le bonheur d’offrir l’hospitalité n’est étranger nulle part ; le génie est le compatriote de toutes les intelligences et de toutes les âmes qui le sentent. Mais ce n’est pas son génie que je vous propose de saluer ; c’est sa bonté, sa prodigalité de bienfaisance envers les classes souffrantes de ce peuple, qu’il aime, et qu’il va chercher dans ses infirmités et dans ses misères, pour lui porter en secret la dîme de son talent, la dîme de sa propre vie, car il met de sa vie dans son talent ! Je lui demande pardon de révéler devant lui des actes de charité cachée qu’il voudrait dérober à tous les regards, mais il faut quelquefois que la modestie souffre et que les vertus soient trahies, ne fût-ce que pour être imitées !
Liszt, Victor Hugo et la politique culturelle : économie d’argent et économie de gloire.
En 1848, Liszt est chargé par le grand-duc de Weimar de développer un programme culturel visant à faire de la culture un moteur fondamental pour le présent et l’avenir de son petit État, qui, sans puissance militaire ni économique, est menacé de disparition politique par l’unification allemande en marche. Le grand-duc comprend que pour rester sur devant de la scène, c’est désormais la carte culturelle qu’il doit jouer. Liszt devient son « Ministre occulte » et « Conseiller secret » ; il lui inspire une véritable politique culturelle en français et sur un modèle en grande partie français. Liszt écrivit un jour au grand-duc, pour le convaincre de créer une Académie allemande sur le modèle de l’Académie française, que « Les lettres et les arts ne sauraient fleurir sans la libéralité des grands et des riches ». Nul doute qu’il partageait les idées de Victor Hugo, que ce dernier défendait ainsi le 10 décembre 1848 devant l’Assemblée nationale : « vous avez cru faire une économie d’argent, c’est une économie de gloire que vous faites. Je la repousse pour la dignité de la France, je la repousse pour l’honneur de la république. » Liszt avait été nourri aux mêmes idées à Paris. Un anniversaire culturel ne doit pas être célébré de façon statique. Il ne s’agit pas d’un patrimoine poussiéreux que l’on sortirait ainsi à l’occasion pour lui redonner un peu de lustre. La philosophie de l’année Liszt, c’est certes de dépoussiérer ce patrimoine, mais tout en considérant qu’il s’agit d’un début et non une fin ; un jalon pour mieux faire vivre ce patrimoine dans l’avenir, et non pas une borne marquant la fin, comme un épiphénomène. L’enjeu de 2011 est de poser les jalons dynamiques d’un patrimoine européen ancré dans la modernité. La célébration ne s’arrêtera pas au 31 décembre 2011 : elle doit être un moteur, un moyen. Célébrer Liszt, c’est célébrer son œuvre de musicien, mais c’est aussi, comme le rappelle Jean-Yves Clément, célébrer le message universel de cet artiste unique, engagé dans la société, pionnier et ancêtre de ceux de notre époque. Quel artiste d’aujourd’hui n’a pas comme lui prêté son talent aux « causes » diverses et variées de notre temps ?
Nicolas Dufetel (extrait du site de l’Année Liszt)
http://www.lisztomanias.fr/portraits/liszt/
Franz Liszt à Fontainebleau

Misia Sert et Franz Liszt

Misia Sert au piano. Enfant déjà, pianiste de talent, «elle jouait du Beethoven sur les genoux de Liszt».
Misia: The Life of Misia Sert
C’est chez sa grand-mère, en Belgique, que Misia découvre la musique. Elle apprend le piano et rencontre Franz Liszt. Bientôt, direction Paris, chez son père, temple intellectuel et artistique, puis au couvent, où elle s’ennuie. Heureusement, elle suit bientôt les cours d’un certain Gabriel Fauré… https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-fabuleux-destin-de-misia-sert/le-fabuleux-destin-de-misia-sert-du-dimanche-10-juillet-2022-7997687
Voir l’index consacré à Misia Sert
Franz Liszt, franciscain « du berceau jusqu’à la tombe »

«Nous apprenons que le grand pianiste et compositeur François Listz a demandé et obtenu à Pesth son admission dans l’ordre de St-François. Les renseignements qui nous parviennent n’indiquent pas dans quelle partie de l’Ordre l’illustre musicien est entré. Il est vraisemblable qu’il ne s’agit que du Tiers-Odre. Quel bel exemple de l’union du culte des beaux-arts avec les sentiments et la pratique de la piété chrétienne!». C’est ainsi que le Journal de Toulouse relayait, le 12 février 1857, un bruit qui courait dans la presse et les salons de Paris. Pour fausse, cette rumeur n’en était pas moins en partie fondée, vraisemblable et prémonitoire, car Liszt avait bien demandé quatre mois plus tôt, en septembre 1856, à être admis comme confrater auprès des frères de Pest. Cependant, le ministre provincial de Pozsony (aujourd’hui Bratislava) ne signerait son diplôme qu’au mois de juin 1857. »
Franz Liszt, franciscain « du berceau jusqu’à la tombe »
Nicolas Dufetel
https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01270363/document
Liszt se retire à Rome en 1861 et après avoir déjà rejoint le tiers-ordre franciscain en juin 1857, il recevra en 1865 la tonsure et les quatre ordres mineurs de l’Église catholique, lui donnant en France le qualificatif d’abbé. Il retourne à Pest où il doit diriger la création de son premier oratorio, Die Legende von der heiligen Elisabeth. Il se fait confectionner au couvent de Pest un habit franciscain dont il souhaite être revêtu au tombeau. Sa mère, Anna, meurt le 6 février 1866.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Liszt#Derni%C3%A8res_ann%C3%A9es
La Divine comédie

La Divine Comédie traduite par Félicité Robert de Lamennais écrivain, philosophe et prêtre français (1782 – 1854) et que Liszt fréquenta assidument.
Introduction
1. Considérations générales
2. Vie de Dante. 22
3. Ouvrages de Dante. 34
4. Doctrines de Dante. 50
5. Doctrines politiques de Dante 61
6. La Divine comédie 101
7. L’enfer 117
8. Purgatoire 149
Complément de l’éditeur. 203
Le Paradis. 209
https://fr.wikisource.org/wiki/La_Divine_Com%C3%A9die_(Lamennais_1863)
I: Inferno

7 novembre 1857 : “Abandonnez toute espérance, vous qui entrez”
L’Enfer est la première partie (cantica) de la Divine Comédie de Dante Alighieri. Les parties suivantes sont le Purgatoire et le Paradis.
Dante-Symphonie (Enfer) de Franz Liszt : un poème en musique
https://pad.philharmoniedeparis.fr/CMDA/CMDA100004800/default.htm
Liszt: Dante Symphony, I: INFERNO- Barenboim/Berliner Philarmoniker
https://www.youtube.com/watch?v=EBITTCjsFY4&t=184s Divine Comédie de Dante Alighieri