
« Marie, Marie, apprends-moi la langue si mystérieuse de ton âme, fais que nous nous parlions pendant notre sommeil, et que nos entrailles émues s’entre-répondent sans aucun signe extérieur. » (1)
Franz Liszt
« Encore une fois j’ai beaucoup souffert, encore une fois vous ne vous en ĂŞtes pas doutĂ©… ainsi va la vie entre ceux qui s’aiment… » (2)
Marie d’Agoult
(1) Liszt à Marie d’Agoult, Lyon, 1er mai 1836, in Correspondance, Franz Liszt / Marie d’Agoult, éditions Fayard, 2001, p. 225.
(2) Marie d’Agoult à Franz Liszt, Fontainebleau, 17 septembre 1840, ibid., p. 641.
https://docplayer.fr/197984377-Marie-d-agoult-et-franz-liszt.html
Au dĂ©but d’octobre 1840
Au dĂ©but d’octobre 1840, Liszt passe quelques jours avec sa maĂ®tresse Marie d’Agoult Ă Fontainebleau. Une courte pause apprĂ©ciĂ©e dans sa vie de globe-trotter. DĂ©jĂ reparti sur les chemins d’une tournĂ©e, ce 19 octobre 1840, il Ă©crit Ă Marie : « c’est la première fois que nous nous quit- tons sans dĂ©chirement ni angoisse. Je ne puis penser que ce n’est lĂ qu’un simple accident, un hasard… » Marie lui rĂ©pond : « Que je suis heureuse que vous vous souveniez doucement de Fontainebleau ! J’aime Ă penser que lĂ , si près de Paris, nous retrouverons toujours un lieu chĂ©ri […]. Fontainebleau, Franchard, Oberman […] !
Marie redevenue votre Marie avec plus d’abandon et de sincérité que jamais ! »
Source : https://excerpts.numilog.com/books/9782746525016.pdf