Grammaire – Logique – Rhétorique

Jean-Achille Benouville  (1815–1891 Abélard parle à ses élèves aux alentours de Melun

« La première clé de la sagesse, c’est l’interrogation assidue […] en effet qui doute est conduit à chercher ; qui cherche saisit la vérité. »
Abélard (XIIe siècle)

  1. Trivium
    1. La grammaire : base de la connaissance et des compétences
    2. La logique (ou la dialectique)
    3. La rhétorique
    4. Le trivium, ou la maîtrise de la lettre
Trivium

Anthony Seldon, Vice Chancellor à l’Université de Buckingham, écrivait dans « The Times » :

« L’éducation au temps du Moyen-Age était basée sur le trivium. Les élèves apprenaient les faits (grammaire), la faculté d’argumenter (logique) et comment communiquer (rhétorique). Ce que nous avons maintenant est mal équilibré et sans pertinence. Nous avons également oublié ce que signifiait le mot « éducation »

  1. Trivium
    1. La grammaire : base de la connaissance et des compétences
    2. La logique (ou la dialectique)
    3. La rhétorique
    4. Le trivium, ou la maîtrise de la lettre
La grammaire : base de la connaissance et des compétences

La grammaire était conçue comme l’étude systématique des éléments constitutifs d’une langue : règles d’accord des mots, orthographe, vocabulaire, syntaxe…
On y apprenait « par cœur », en répétant sans cesse. La grammaire était le capital permettant d’accéder à l’étape suivante.

La logique (ou la dialectique)

L’élève accédait alors à l’apprentissage de la logique (dialectique) où l’on apprenait à questionner les idées,  à se poser la question de savoir si on pouvait affirmer une proposition ou pas, à envisager d’autres points de vue, et à les rassembler. Il y avait l’obligation de faire un contre-argumentaire afin de mettre en doute ses propres convictions.
C’était une opportunité également pour les élèves de débattre, de questionner et d’argumenter. Par déduction logique des arguments assemblés, on évaluait alors les arguments. Tout cela, sans passion. Notons ici que l’on admettait comme postulat que son opinion ne pouvait être arrêtée qu’à la fin du processus.

La rhétorique

Venait ensuite l’apprentissage de la rhétorique qui permettait à l’élève de s’exprimer avec élégance et persuasion.  L’élève apprenait à arranger ses idées, affûtait son style, aiguisait sa mémoire, et apprenait à porter la voix. Et tout en parlant avec éloquence, il cherchait l’harmonie. Cependant si le style était important, il ne devait jamais être mis au service d’une cause que l’élève ne trouvait pas juste.

Le trivium, ou la maîtrise de la lettre

Statues d’Héloïse et Abélard à Melun

Au XIIe siècle, Abelard écrivait :

« La première clé de la sagesse, c’est l’interrogation assidue […] en effet qui doute est conduit à chercher ; qui cherche saisit la vérité. »

Une pensée exigeante ne peut se faire que grâce à la maîtrise de l’usage de la langue.

Accepteriez-vous de vivre dans une maison sachant que la voûte peut s’écrouler à tout moment car vous savez que les fondations ne sont pas solides ?
Évidemment que non !

Il est donc urgent d’apprendre la grammaire pour connaître le sens des mots et posséder le capital pour s’interroger, réfléchir et s’exprimer avec des mots choisis avec justesse.

Source : https://www.grammaireclassique.fr/trivium-grammaire-logique-rhetorique/

Voir aussi :

Publié par Michaël Vinson

Poète et créateur culturel.

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