PRÉLUDE. Dominique Ladoux, peinture – Claude Debussy, musique

PRELUDE, peinture de Dominique Ladoux

Près de vingt années séparent la publication du poème de Mallarmé L’Après-midi d’un faune (1876) et le Prélude du même nom que composa Debussy. Vingt années pendant lesquelles le jeune musicien (il n’a que quatorze ans en 1876) se délecta en se récitant pour lui-même une poésie dont l’extrême et mystérieux raffinement ravissait sa sensibilité. C’est en 1893 que Debussy annonce qu’il a en préparation un triptyque intitulé Prélude, Interlude et Paraphrase finale pour L’Après-midi d’un faune. Il n’en écrira finalement que le premier volet, concevant là non pas un poème symphonique académiquement développé mais une pièce libre, qui ne ressemble en rien à ce que composaient un Saint-Saëns ou un Richard Strauss à la même époque, et dont la fantaisie formelle et le pouvoir d’évocation restent intacts. La flûte mollement indécise, la harpe qui lui répond d’une manière énigmatique, puis l’orchestre pris dans un souffle chaud, donnent la vie à une musique on ne peut plus ailée, on ne peut plus transparente comme un élytre d’insecte.

Debussy et Mallarmé

Association musicale entre la peinture et la musique proposée par le chef d’orchestre et compositeur brésilien Guilherme Bernstein, http://guilhermebernstein.com/Home.html

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