Florence Gould et Olivier Larronde

Florence Gould, née Florence La Caze à San Francisco le 1er juillet 1895 et morte à Cannes le 28 février 1983, est une femme de lettres et salonnière américaine.

Elle épouse en 1923 le milliardaire Frank Jay Gould.

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Gould

  1. 🏛️ FLORENCE GOULD ET OLIVIER LARRONDE : LE SACRE DE L’AVENUE DE MALAKOFF
    1. 1. Le Cadre : L’HĂ´tel Particulier et les « Jeudis »
    2. 2. Une Relation d’Élection (Le Statut de Pair)
    3. 3. Points de Contact et Influence Mutuelle
  2. Contributions
    1. Quatre diaristes et un salon : les jeudis de Florence Gould dans les journaux de Paul Léautaud, Ernst Jünger, Jules Roy et Mathieu Galey
  3. Liens externes
  4. Voir aussi

🏛️ FLORENCE GOULD ET OLIVIER LARRONDE : LE SACRE DE L’AVENUE DE MALAKOFF

1. Le Cadre : L’HĂ´tel Particulier et les « Jeudis »

La relation se cristallise au 58, avenue de Malakoff. Florence Gould, richissime mĂ©cène d’origine amĂ©ricaine, y tient l’un des salons les plus fermĂ©s de l’après-guerre.

  • Un salon de « Grand Siècle » : Contrairement Ă  la bohème de la Rive Gauche, le salon Gould est rĂ©gi par un protocole strict. Larronde y est admis non comme un poète de passage, mais comme un habituĂ© de la première heure.
  • Le dĂ©jeuner des AcadĂ©miciens : Larronde y cĂ´toie l’Ă©lite de la NRF et de l’Institut : Jean Paulhan, Marcel Jouhandeau, Jean Cocteau, Francis Ponge. C’est ici que son autoritĂ© poĂ©tique est validĂ©e par ses pairs les plus exigeants.

2. Une Relation d’Élection (Le Statut de Pair)

Il est important de noter que Larronde ne sollicite pas Florence Gould par besoin financier.

  • L’IndĂ©pendance : Riche par sa propre famille, Larronde n’est pas un « protĂ©gé » au sens classique. Sa relation avec Florence est une Ă©lection mutuelle. Elle voit en lui l’incarnation d’un classicisme moderne ; il voit en elle la gardienne d’une certaine civilisation du goĂ»t.
  • La « Digue » Sociale : Florence Gould assure Ă  Larronde une visibilitĂ© sociale irrĂ©prochable. Elle le maintient dans le champ de vision des Ă©diteurs et des critiques, agissant comme un rempart contre l’effacement que pourraient provoquer ses pĂ©riodes de retrait ou ses addictions.

3. Points de Contact et Influence Mutuelle

  • L’Archange et la Muse : Florence Gould est fascinĂ©e par la prĂ©sence physique de Larronde. Dans les archives, on retrouve l’Ă©cho de cette « beautĂ© de marbre » qui impressionnait les convives. Elle l’encourage Ă  maintenir cette posture de dandy souverain.
  • Le MĂ©cĂ©nat Indirect : Si elle ne finance pas directement sa vie, elle favorise la publication de ses Ĺ“uvres en faisant de son salon la caisse de rĂ©sonance de son gĂ©nie. C’est chez elle que se murmure la sortie de L’Arbre Ă  Lettres.
  • Le RĂ©seau des « Reines » : Gould est le versant « Rive Droite » et acadĂ©mique du triangle de protection de Larronde, complĂ©tant l’axe de la mode (Chanel) et celui de l’avant-garde (Noailles).

Contributions

Quatre diaristes et un salon : les jeudis de Florence Gould dans les journaux de Paul Léautaud, Ernst Jünger, Jules Roy et Mathieu Galey

Résumé

NĂ© dans le Paris de l’Occupation, le salon de Florence Gould a rĂ©uni autour d’une riche mĂ©cène, pendant près de quatre dĂ©cennies, un certain nombre de figures de la vie littĂ©raire, artistique et mondaine. La prĂ©sente Ă©tude n’a pas pour ambition de produire une synthèse sur un lieu de sociabilitĂ© aussi riche mais d’en donner une première approche Ă  partir des Ă©crits personnels de quelques-uns des Ă©crivains qui firent ici salon : Paul LĂ©autaud et Ernst JĂĽnger, invitĂ©s des rĂ©unions des annĂ©es noires, Jules Roy, tĂ©moin des recompositions de l’après-guerre, Mathieu Galey observateur des dernières saisons des jeudis de Florence Gould. Après avoir prĂ©sentĂ© les tĂ©moins et les Ă©crits ainsi sĂ©lectionnĂ©s, on s’efforcera d’analyser les jeux de pouvoir structurant ce milieu et les circulations culturelles qui s’y opèrent. On relèvera l’occultation fondatrice d’un certain nombre d’enjeux politiques, le deuil de la RĂ©sistance relevant ici d’une forme de dĂ©ni.

Plan

Le salon Gould au miroir du journal intime : prĂ©sentation des tĂ©moins

La règle du jeu : entre sĂ©duction et enjeux de pouvoir

La culture en reprĂ©sentation : Ă©changes et circulations de savoirs

Article complet : https://journals.openedition.org/litteratures/2743

Liens externes

Voir aussi

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