
Le 5 dĂ©cembre dernier, j’annonçais ici que les poètes auraient bientĂ´t, dans le dĂ©partement de Seine-et-Marne, leur maison de repos. Le Conseil gĂ©nĂ©ral de ce dĂ©partement avait en effet, sur la proposition de MM. Pierre Mortier et Jacques-Louis Dumesnil, sĂ©nateur, votĂ© une somme annuelle de vingt-cinq mille francs destinĂ©e Ă assurer la vie matĂ©rielle d’un vieux poète dans un domaine appartenant prĂ©sentement Ă un Ă©crivain dont je ne me croyais pas autorisĂ© Ă dire le nom, domaine qui deviendrait la maison de repos des poètes, des poètes symbolistes de prĂ©fĂ©rence.
Rien ne s’oppose plus aujourd’hui Ă ce que je sorte de la rĂ©serve qui s’imposait encore il y a deux mois. Disons donc que la propriĂ©tĂ© donnĂ©e au dĂ©partement de Seine-et-Marne, Ă charge pour lui d’y faire les frais d’un « lit » auxquels seront joints d’autres « lits » entretenus par d’autres bienfaiteurs, n’est autre que le Val-Changis d’Edouard Dujardin. Depuis trente-cinq ans tout ce qui compte dans la littĂ©rature symboliste, post-symboliste et mĂŞme dans le roman et le journalisme, tous les pèlerins de Valvins ont passĂ© sous les beaux ombrages du Val-Changis et dĂ®nĂ© aux flambeaux dans la grande salle Ă manger au mur de laquelle s’enlève, peint par Anquetin, un nĂ©buleux mais vraiment triomphal triomphe d’Apollon.
Source : https://www.paperblog.fr/1424924/petite-histoire-de-l-academie-mallarme-les-preparatifs/
- Édouard Émile Louis Dujardin
- De Stéphane Mallarmé au prophète Ezéchiel
- A Marlotte
- Mallarmé par un des siens
- Revue Richard Wagner
- Dujardin Ă Paris
- Voir aussi
Édouard Émile Louis Dujardin

Édouard Émile Louis Dujardin, nĂ© Ă Saint-Gervais-la-ForĂŞt (Loir-et-Cher) le 10 novembre 1861 et mort Ă Paris le 31 octobre 1949, est un romancier, poète et auteur dramatique français. Sa nouvelle Les lauriers sont coupĂ©s fit de lui l’un des prĂ©curseurs de la technique du courant de conscience.
De Stéphane Mallarmé au prophète Ezéchiel
A Marlotte

Édouard Dujardin
http://www.apophtegme.com/ALBUM/MARIE/dujardin.htm
Quelques visites enchantent les jours. Le 26 aoĂ»t 1894, MallarmĂ© prend le train jusqu’Ă Marlotte oĂą villĂ©giaturent Dujardin et son ami le peintre « cloisonniste » Louis Anquetin. Le repas est l’occasion de nombreuses rĂ©miniscences : les beaux temps de La Revue WagnĂ©rienne, ceux de la Revue IndĂ©pendante. A l’heure oĂą ils dĂ©roulent ces souvenirs, RĂ©gnier, invitĂ© en Touraine au château de Nazelles chez ViĂ©lĂ©-Griffin, parle du maĂ®tre bien aimĂ©, de ses minuties, de ses madrigaux admirables et de la « Bible » latente qu’il conçoit et dont parfois pour ses auditeurs il dessine le mirage. « C’est la plus Ă©tonnante aventure littĂ©raire de ce siècle », conclut-il alors que la nuit tombe.
(J.L. Steinmetz, p. 395)
Mallarmé par un des siens
‎Albert Messein, Ă©diteur. 1936. In-8° brochĂ©. Frontispice d’après le tableau de Jacques Emile Blanche. 234 pages. Première Ă©dition collective d’articles d’Edouard Dujardin sur MallarmĂ©, le mouvement symboliste, les poètes du vers libre, parus dans diverses revues. ‎
Revue Richard Wagner

andy célèbre pour ses gants blancs, Édouard Dujardin fonde en 1884, avec Houston Chamberlain (1855-1927), le gendre de Wagner, La Revue wagnérienne, à laquelle collabore Mallarmé, Mendès, Villiers, Elémir Bourges. En 1885 Mallarmé écrit pour cette revue Richard Wagner, rêverie d’un poète français « moitié article, moitié poème en prose » comme il le dit dans une lettre du 5 juillet 1885.
Dujardin Ă Paris


