Arbre de vie

  1. MĂ©ditation de l’Arbre de vie
  2. Dans la Bible
  3. Dans l’art
    1. L’Arbre de Vie, Frise Stoclet de Klimt
    2. L’Arbre de vie de Joana Vasconcelos Ă  la Sainte-Chapelle
  4. Les quatre fleuves du jardin d’Eden
    1. Les 4 fleuves du jardin d’Eden : quels sont-ils ? Quelle interprĂ©tation biblique et Ă©sotĂ©rique ? Quel symbolisme ?
    2. Les 4 fleuves du jardin d’Eden : tentative d’interprĂ©tation.
    3. Le symbolisme de l’eau.
    4. La source des 4 fleuves du jardin d’Eden.
    5. Les 4 fleuves du jardin d’Eden : aux sources de la conscience et de l’émerveillement.
    6. Source
  5. Voir aussi
MĂ©ditation de l’Arbre de vie

Fermez les yeux. Inspirez profondĂ©ment, et en relĂąchant le souffle, envoyez-le dans vos pieds, et imaginez que vous ĂȘtes un arbre envoyant une racine pivotante dans la terre…

Maintenant, commencez Ă  sentir les racines nourrissantes s’Ă©tendre, leurs extrĂ©mitĂ©s poussant entre les grains de terre et les pierres…. Vous ancrant Ă  votre demeure dans la Terre…

Chaque fois que vous expirez, envoyez de plus en plus d’Ă©nergie dans ces racines, jusqu’Ă  ce que vous sentiez vos jambes et vos pieds vraiment enracinĂ©s dans le sol oĂč vous ĂȘtes, assis ou debout. Ressentez la stabilitĂ© et la force de l’arbre, si fermement ancrĂ© dans le sol, soyez comme lui Ă©tablis dans votre propre place sur la planĂšte… Prenez confiance des Inframondes caverneux au-dessous de vous, oĂč les riviĂšres souterraines coulent travers l’inexprimable obscuritĂ© de la matrice…

Sentez maintenant vos milliers de radicelles absorber l’eau et le nutriments dans le sol. Quand vous inspirez, inhalez l’Ă©nergie de la Terre Ă  travers vos racines, dans vos orteils, vos pieds et vos jambes. Inspirez Ă  travers vos hanches, votre abdomen, votre estomac, votre poitrine. Sentez votre colonne vertĂ©brale comme le cƓur de l’arbre et qui soutient la structure de votre tronc… Prenez conscience de l’Ă©corce, la peau qui protĂšge vos tissus vivants. Tout autour de vous, Ă  vos pieds, il ya de l’herbe et des fleurs, des animaux passant tout prĂšs, s’arrĂȘtant Ă  vos cĂŽtĂ©s, ou grimpant dans les creux de votre tronc pour y dormir ou y emmagasiner de la nourriture.

Maintenant, en inspirant encore plus profondĂ©ment, sentez l’Ă©nergie de la sĂšve monter le long de votre tronc… Sentez-lĂ  circuler le long de vos branches, jusqu’Ă  chaque brindille, chaque feuille… Laissez-lĂ  parcourir vos bras et vos mains… et circuler dans tout votre corps…. Faites la monter dans votre cou et votre tĂȘte, et laissez-lĂ  jaillir par le sommet comme une source de lumiĂšre…. Sentez vos branches s’Ă©tendre en hauteur et en largeur, et voyez les petites branches et les brindilles osciller au souffle de la brise… Soyez attentif Ă  vos feuilles vertes, voyez-les se tourner vers les soleil, pour recevoir sa chaleur et sa lumiĂšre…. Sentez l’Ă©nergie de la lumiĂšre charger la chlorophylle – le sang vert – dans vos feuilles, et les pores s’ouvrir en inspirant le dioxyde de carbone, et exhaler l’oxygĂšne, votre don au rĂšgne animal. Remarquez la libertĂ© aĂ©rĂ©e du Monde SupĂ©rieur, du Ciel, oĂč les oiseaux volent, oĂč le vent danse… L’extase du feu d’or du soleil inondant chaque veine de vos feuilles le jour, le jeu du clair de lune soyeux, blanc et froid la nuit… la pluie qui vous purifie et la douce neige froide qui vous recouvre en hiver…. Sentez le tournant des saisons, la lente ronde des siĂšcles, tandis que vous vivez, respirez et poussez dans votre demeure forestiĂšre.

Quand vous ĂȘtes sur le point de mettre un terme Ă  la mĂ©ditation, faites descendre votre conscience, Ă  travers votre tĂȘte et vos bras, devenant conscient de votre corps humain, descendant jusqu’Ă  votre poitrine, votre estomac, et votre abdomen, et enfin Ă  travers vos jambes et vos pieds. Maintenant vous ĂȘtes fermement enracinĂ© au centre de votre monde, dans l’Ă©treinte du ciel et de la terre. Vous ĂȘtes rempli du pouvoir crĂ©atif de faire entrer vos rĂȘves dans le monde.

– Mara Freeman – Vivre la Tradition Celtique au fil des saisons. P. 142

Dans la Bible
« Qui a des oreilles qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Ă©glises :
Le vainqueur, je lui donnerai Ă  manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. »
(Nouveau Testament, Apocalypse de Jean, II, 7, édition La Pléiade)

L’Arbre de vie est d’abord simplement mentionnĂ©, au dĂ©but du Livre de la GenĂšse, dans le second rĂ©cit de la CrĂ©ation (Gn 2, 9 ; Gn 3, 24), en mĂȘme temps que l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Le premier symbolise l’immortalitĂ©. Il ne doit donc surtout pas ĂȘtre confondu avec l’autre arbre, l’Arbre de la connaissance du bien et du mal. Dans ces passages scripturaires, Dieu donne Ă  l’homme, en la personne d’Adam et d’Ève, ce commandement formel : « Tu peux manger de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car du jour oĂč tu en mangeras, tu mourras certainement. » (Gn 2, 17).

En savoir plus ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Arbre_de_vie

Dans l’art
L’Arbre de Vie, Frise Stoclet de Klimt

L’Arbre de Vie, Frise Stoclet est un tableau du peintre symboliste autrichien Gustav Klimt. Il a Ă©tĂ© achevĂ© en 1909 et est basĂ© sur le style Art Nouveau (moderne) dans un genre symbolique.
https://fr.wikipedia.org/…/L%27Arbre_de_Vie,_Frise_Stoclet 

L’Arbre de vie de Joana Vasconcelos Ă  la Sainte-Chapelle

Au chùteau de Vincennes, le flamboyant Arbre de vie de Joana Vasconcelos réenchante la Sainte-Chapelle

Les quatre fleuves du jardin d’Eden

source https://www.jepense.org/4-fleuves-jardin-eden/

Les 4 fleuves du jardin d’Eden : quels sont-ils ? Quelle interprĂ©tation biblique et Ă©sotĂ©rique ? Quel symbolisme ?

Le jardin d’Eden (en hĂ©breu « jardin des dĂ©lices Â») est, dans les traditions juives et chrĂ©tiennes, le lieu du paradis terrestre. Notons qu’il s’agit dans l’Islam d’un paradis cĂ©leste.

Selon l’Ancien Testament, le jardin d’Eden Ă©tait traversĂ© de 4 fleuves ayant tous la mĂȘme source :

10) Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de lĂ  il se divisait en quatre bras. 11) Le nom du premier est Pischon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Havila, oĂč se trouve l’or. 12) L’or de ce pays est pur ; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d’onyx. 13) Le nom du second fleuve est Guihon ; c’est celui qui entoure tout le pays de Cusch. 14) Le nom du troisiĂšme est HiddĂ©kel ; c’est celui qui coule Ă  l’orient de l’Assyrie. Le quatriĂšme fleuve, c’est l’Euphrate.
GenĂšse 2

Le fleuve HiddĂ©kel, par sa situation gĂ©ographique, correspond trĂšs certainement au Tigre. L’Euphrate est bien connu. L’identitĂ© des deux autres riviĂšres n’a pas Ă©tĂ© percĂ©e Ă  ce jour, donnant lieu Ă  de nombreuses interprĂ©tations et querelles de thĂ©ologiens.

Il ne s’agira pas ici d’essayer de situer gĂ©ographiquement le jardin d’Eden : n’est-il pas Ă  jamais perdu ? n’avons-nous pas Ă  faire Ă  une allĂ©gorie sans rapport direct avec le monde rĂ©el ?

S’ils n’ont pas d’existence rĂ©elle, les 4 fleuves du jardin d’Eden ont cependant une signification symbolique qui Ă©claire la nature du monde manifestĂ©.

Entrons dans le symbolisme des 4 fleuves du jardin d’Eden.

Lire aussi notre article sur le paradis perdu.

Les 4 fleuves du jardin d’Eden : tentative d’interprĂ©tation.

Le paradis (du persan pairi-daĂ©za : â€œjardin clĂŽturĂ©â€) dĂ©signe le lieu oĂč les Ăąmes jouissent de la paix et du bonheur Ă©ternel. Dans la tradition judĂ©o-chrĂ©tienne, ce lieu est sur Terre : il est devant nous, autour de nous, pour peu que nous sachions le voir.

Ce paradis correspond au Royaume de Dieu. Un royaume qui, selon JĂ©sus, est Â« au-dedans de nous Â» : il faudra donc procĂ©der Ă  un changement en soi afin d’ĂȘtre en mesure de voir le paradis qui nous entoure et qui nous tend les bras.

Les murs ou clĂŽtures du jardin sĂ©parent ceux qui sont Ă  l’intĂ©rieur (ceux qui sont en mesure de voir la rĂ©alitĂ©, c’est-Ă -dire la beautĂ© et la perfection du monde) de ceux qui sont Ă  l’extĂ©rieur (les ĂȘtres non-conscients, non-Ă©veillĂ©s ou illusionnĂ©s). Ces derniers sont Ă  l’image d’Adam et Eve qui, en croquant du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ont voulu possĂ©der la connaissance pour eux-mĂȘmes, par orgueil et curiositĂ© malsaine. Ceux-lĂ  voient le bien et le mal partout.

Ceux qui se trouvent dans le jardin d’Eden se tiennent prĂšs de l’Arbre de Vie (qui trĂŽne au centre, voir GenĂšse 2, 9) et dont l’emplacement correspond aussi Ă  la source des 4 fleuves. Nous analyserons cet Ă©lĂ©ment plus loin.

Eden signifie Â« dĂ©lices Â» : rĂ©pĂ©tons-le, ces dĂ©lices sont terrestres et non cĂ©lestes. Et prĂ©cisĂ©ment, nous allons voir que les 4 fleuves nous renseignent sur les caractĂ©ristiques de ce paradis terrestre.

Remarque : dans le Coran aussi, le paradis est traversĂ© de 4 fleuves d’abondance (eau, lait, vin, miel) :
Il y aura lĂ  des ruisseaux d’une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d’un lait au goĂ»t inaltĂ©rable, et des ruisseaux d’un vin dĂ©licieux Ă  boire, ainsi que des ruisseaux d’un miel purifiĂ©. Et il y a lĂ , pour eux, des fruits de toutes sortes, ainsi qu’un pardon de la part de leur Seigneur.
Coran 47, 15

Les 4 fleuves du jardin d’Eden et le symbolisme du chiffre 4.

Les fleuves sont au nombre de quatre, un chiffre qui Ă©voque :

  • les 4 directions (ou points cardinaux),
  • les 4 vents,
  • les 4 Ă©lĂ©ments,
  • les 4 saisons,
  • les 4 cycles (eau, air, lumiĂšre et matiĂšre organique),
  • les 4 rĂšgnes (minĂ©ral, vĂ©gĂ©tal, animal, humain),
  • ou encore les 4 vertus cardinales (selon Philon d’Alexandrie, le Paradis et ses 4 fleuves reprĂ©senteraient un monde rĂ©gi par ces vertus).

Ainsi, le chiffre 4 traduit le dĂ©ploiement de la matiĂšre, du temps et de l’espace Ă  partir du centre.

Chiffre du terrestre et du concret, le 4 est symĂ©trie, stabilitĂ©, ordre, harmonie. Il porte l’idĂ©e que le monde est parfait, malgrĂ© ce que nous pouvons parfois penser.

Les 4 fleuves du jardin d’Eden symbolisent donc l’ordre et la perfection qui coulent dans toute chose. Voir les 4 fleuves, c’est voir le paradis en tout : c’est prendre conscience de cela.

Mais le 4 n’existerait pas sans le 5, qui exprime le centre, la source, ce point mystĂ©rieux et insaisissable oĂč rĂ©side la volontĂ© divine, et d’oĂč tout surgit.

Lire aussi notre article sur le symbolisme du chiffre 4.

Mosaïque des 4 fleuves, ancien palais épiscopal de Die, DrÎme
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mosa%C3%AFque_des_quatre_fleuves
Le symbolisme de l’eau.

Les 4 fleuves du jardin d’Eden irriguent la terre : ils la fĂ©condent, la nourrissent, l’ordonnent. Ainsi, les fleuves d’Eden peuvent ĂȘtre vus comme l’Esprit qui nourrit et organise la matiĂšre, ou encore l’énergie qui ordonne le chaos.

Mais cette eau qui fertilise ne tombe pas du ciel. Au contraire, elle sort de la terre elle-mĂȘme, comme si elle Ă©tait dĂ©jĂ  incluse en elle. Nous retrouvons-lĂ  la thĂ©orie alchimique, selon laquelle le Principe supĂ©rieur est inclus en toute chose, et ne demande qu’à ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ©, compris, sĂ©parĂ© pour ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ©.

A travers l’eau qui coule, la matiĂšre inerte s’anime, s’active, et finit par prendre conscience d’elle-mĂȘme. A ce titre, l’eau symbolise la Connaissance.

L’eau Ă©voque aussi la rĂ©gĂ©nĂ©rescence, la vie nouvelle : elle est le signe de la rĂ©gĂ©nĂ©ration spirituelle. Boire Ă  la source, fontaine de vie Ă©ternelle, c’est se recentrer, c’est oublier son ancien moi et ouvrir son coeur.

Lire aussi notre article sur le symbolisme de l’eau.

La source des 4 fleuves du jardin d’Eden.

Les 4 fleuves ont tous la mĂȘme source, qui semble se trouver au pied de l’Arbre de Vie. C’est le centre du cercle, le point d’origine de toutes les choses, la porte qui ouvre sur le plus grand des mystĂšres.

C’est aussi le souvenir que tout est liĂ©, dans le sens oĂč tout chose dĂ©coule de la mĂȘme racine. Le cosmos forme un Tout, un ensemble Â« sympathique« . En nous rappelant cette Ă©vidence, nous abandonnons l’illusion de vivre comme des ĂȘtres sĂ©parĂ©s et autonomes. Notre orgueil s’efface : nous reconnaissons la prĂ©sence en nous de tous les Ă©lĂ©ments, de toutes les Ă©nergies, de toutes les causes de l’univers. Nous sommes toutes les choses, minĂ©rales, vĂ©gĂ©tales et animales. Nous sommes l’autre.

La loi d’Amour nous apparaĂźt alors dans toute sa force.

Les 4 fleuves du jardin d’Eden : aux sources de la conscience et de l’émerveillement.

Percevoir les 4 fleuves du jardin d’Eden, c’est rĂ©intĂ©grer le paradis perdu. C’est regarder couler en soi la vie tout en Ă©tant reliĂ© la Grande Source.

Cet Ă©merveillement se double de la reconnaissance que tout est ordre et perfection ici-bas : s’il y a dĂ©sordre, il ne peut ĂȘtre que dans notre psychisme, du fait de notre tendance Ă  tout sĂ©parer, Ă  voir le mal partout.

Un chemin d’acceptation, de tolĂ©rance et d’Amour se dessine, pour notre plus grand bonheur et celui des autres.

Souhaites-tu rendre le monde meilleur ?
Je ne pense pas que cela puisse se faire.
Le monde est parfait.
On ne peut le rendre meilleur.
Le MaĂźtre voit les choses comme elles sont,
sans tenter de les contrĂŽler.
Il les laisse suivre leur cours,
et demeure au centre.
Tao Te King, 29

Source
Voir aussi

Publié par Michaël VINSON

Poëte et Créateur Culturel Pays de Fontainebleau & Carladez : Art, Culture et Territoires Pour une Poëtique de la Vie

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