Le 13/15 août : fête d’Artémis /de la Vierge

Le 13/15 août : fête d’Artémis /de la Vierge; Frazer; Le Rameau d’or.

En outre, à la fête annuelle de la déesse, que l’on célébrait, nous venons de le voir, dans toute l’Italie le 13 août, on couronnait les chiens de chasse et on épargnait les fauves ; les jeunes gens célébraient une cérémonie purificatrice en l’honneur de Diane/Artémis, on apportait du vin ; le festin se composait d’un chevreau, de gâteaux tout chauds, servis sur des feuilles, et des pommes qui pendaient encore à la branche. Il semble que l’église chrétienne ait sanctifié cette grande fête de la vierge déesse en en faisant très habilement la fête de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, le quinze août. La différence de deux jours entre les dates n’est pas un argument décisif contre l’identité des fêtes ; même décalage de deux jours existe dans le cas de la fête de saint-Georges, le vingt-trois avril, qui est probablement identique à celle des Parilies qui se célébrait le vingt et un avril dans l’ancienne Rome. Un passage d’un texte syriage du Départ de ce monde de Madame Marie jette quelque lumière sur les raisons qui firent la fête de la vierge Diane/Artémis en fête de la vierge Marie. Le voici : « Et les apôtres décrétèrent aussi qu’il y aurait une commémoration de la vierge Bénie le treizième jour d’Ab (c’est à dire août ; un autre manuscrit porte le 15 d’Ab), parce que les vignes portent des grappes (de raisins), parce que les arbres portent des fruits pour que les nuages de grêle, qui portent des pierres de colère, ne viennent pas briser les arbres avec leurs fruits ni les vignes avec leurs grappes ». Ici il est dit expressément qu’on a fixé la fête de l’Assomption de la Vierge au treize ou au quinze août , pour protéger la maturité des grains et des autres fruits. De même, dans le texte arabe de l’œuvre apocryphe intitulée Sur le départ de la Bienheureuse Vierge Marie, qu’on a attribué à l’apôtre Jean, se trouve le passage suivant : « Une fête en son honneur fut aussi instituée le quinze su moi d’Ab (c’est-à-dire août), qui est le jour où elle quitta ce monde, le jour où les miracles s’accomplirent, et le moment où le fruit des arbres mûrissent ». En outre, dans le calendrier de l’Église syrienne, le quinze août est très souvent désigné comme la fête de la Mère de Dieu « pour les vignes » et encore aujourd’hui, en Grèce, le quinze août, on apporte dans les Églises les raisins et les autres fruits qui mûrissent pour que les prêtres les bénissent. Or nous savons que vignobles et plantations étaient dédiés à Artémis, qu’on lui offrait des fruits et que son temple était situé dans un verger.

Source : https://www.mosaiquedessavoirs.eu/2015/02/04/le-1315-aout-fete-dartemisde-la-vierge-frazer-le-rameau-dor/

Voir aussi :

Mythologie grecque à Fontainebleau

Publié par Michaël Vinson

Poète et créateur culturel.

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