Scènes de la vie de bohème

Scènes de la vie de bohème est une œuvre littéraire de Henry Murger publiée en 1851 qui a donné lieu à de nombreuses adaptations au théâtre, à l’opéra et au cinéma et constitue un document majeur concernant la vie de bohème à Paris au XIXe siècle.

  1. La bohème
  2. Personnages
  3. Lieux
  4. Genèse
  5. Gallica
La bohème

Murger définit la bohème comme constituée par des artistes, essentiellement pauvres, dont les antécédents se trouvent jusque dans l’Antiquité grecque et dont l’histoire comprend les noms les plus illustres. Ce sont des artistes vagabonds (en ce sens des bohémiens). Murger exclut les filous et les assassins de la bohème. Est bohème « tout homme qui entre dans les arts sans autre moyen d’existence que l’art lui-même ». La bohème est un état social transitoire qui peut déboucher aussi bien sur la reconnaissance (« l’Académie ») que sur la maladie (« l’Hôtel-Dieu ») ou la mort (« la Morgue »). La bohème n’est possible, pour Murger, qu’à Paris (elle n’est pas possible en province).

Murger distingue trois types de bohème :

  • la bohème ignorée : les « artistes pauvres » condamnés à l’incognito parce qu’ils ne savent pas ou ne peuvent pas trouver un coin de publicité pour attester leur existence dans l’art. L’art est pour eux une foi et non un métier. Ce sont les disciples de « l’art pour l’art ». Ils sont « naïfs » pour Murger et condamnés à la misère et à la mort précoce. Ils laissent quelquefois une œuvre que le monde admire seulement plus tard ;
  • les amateurs : ils trouvent dans la vie de bohème une forme de séduction. Ils choisissent volontairement la misère alors qu’ils ont un avenir honorable, par opposition à leur famille. Certains finissent par devenir notaires en province, d’autres meurent dans l’obscurité. Ils n’ont rien de commun avec l’art. C’est une fausse bohème ;
  • la vraie bohème : elle est composée des artistes qui ont des chances de réussir et qui sont déjà connus dans le monde littéraire ou artistique. La misère n’est pour eux qu’un moment transitoire. Ces artistes sont ambitieux et savent résoudre les problèmes posés par le quotidien : « leur existence de chaque jour est une œuvre de génie ». Ils parlent un langage particulier où se côtoient tous les styles, de l’argot populaire à la rhétorique la plus audacieuse. Tels sont les héros du livre.

La fin de la vie de bohème correspond à la fin de la jeunesse. Elle peut se terminer par la mort ou par la réussite. La réussite (la bourgeoisie) est une façon de continuer sa vie dans l’apostasie de l’idéal de jeunesse suivant le principe : plutôt renier la bohème qu’y mourir. Telle serait en définitive la morale du livre.

Illustration par A. Robaudi).

Personnages

Les personnages sont de jeunes artistes ou intellectuels démunis qui vivent à Paris. Ils ont entre vingt et trente ans en 1845 :

Lieux
Genèse

Bien que les Scènes de la vie de bohème soient communément considérées comme un roman, elles n’en suivent pas la forme. Elles sont une suite d’histoires publiées sous forme de feuilleton. Le cadre en est le Quartier latin de Paris dans les années 1840. La plupart des scènes furent publiées de façon indépendante par Murger dans la revue littéraire Le Corsaire. Leur forme est en partie autobiographique. Elles mettent en scène des individus ayant réellement existé et qui pouvaient être familiers des lecteurs de cette revue.

En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sc%C3%A8nes_de_la_vie_de_boh%C3%A8me

Gallica

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