Vikings en Poésie

VIE-KINGS EN POESIE

Les guerriers-poètes de la Voie Poétique

Reprirent,

En ce début du XXIe siècle sombré

Dans les hauts-fonds troubles de l’ultra-prosaïsation,

Le chemin ancestral de la Grande Aventure

De la reconquête des territoires perdus de la poésie.

Ô Vikings intrépides des Soleils Levants
Franchisseurs d’espérances aux lueurs de l’Avent,
Hardis navigateurs des houles décroisées
Balancées de l’attente aux détroits supposés,
Voilà enfin le cap étoilé du retour
Oublieux à jamais des tristes demi-tours.

Eternels étrangers au fier ressac des âges
Enchantant du regard la danse des nuages,
Confiants en l’océan avaleur de merveilles
Aux aurores boréales qui toujours émerveillent,
De la hache de jade offerte au cœur-des-mers
Ils frappèrent le cœur des soleils d’outre-mers.

Haute poésie pour hautes mers
Larges poèmes pour larges amers
Etrave de longitudes sombres
Sillages de latitudes d’ombres

S’embarquer à la voile des jours
Au-delà de nos souffles trop courts
Là-bas, là où les espaces se rêvent
Du rêve des mondes qui s’achèvent

Partir,
Oui, partir,
Ne jamais plus revenir

Fuir,
Oui, s’enfuir
Au loin des côtes arides

De l’ennui.

SEXTINE DU VOYAGE

1er sizain : 1 Passage 2 soleil 3 Voyage 4 Rivages 5 Eveil 6 Merveille

2ème sizain : 6 Merveille 1 Passage 5 Eveil 2 Soleil 4 Rivage 3 Voyage

3ème sizain : 3 Voyage 6 Merveille 4 Rivages 1 Passage 2 Soleil 5 Eveil

4ème sizain : 5 Eveil 3 Voyage 2 Soleil 6 Merveille 1 Passage 4 Rivages

5ème sizain : 4 Rivages 5 Eveil 1 Passage 3 Voyage 6 Merveille 2 Soleil

6 ème sizain : 2 Soleil 4 Rivages 6 Merveilles 5 Eveil 3 Voyage 1 Passage

Tornada : Soleils, rivages, merveilles…

J’ai longtemps cherché les passages,
Là où s’éveillent les soleils
Fiers qui annoncent les voyages
Vers les rivages tant désirés,
Promesses dorées de l’éveil
Au point du jour qui s’émerveille.

Le chant, gardien de la merveille,
M’a à peine ouvert le passage
Que les pas rythmiques en éveil
Du feu approchant des soleils
Allumèrent en joie les rivages
Appelés des lointains voyages.

Je l’ai tant voulu ce voyage
Que c’est une grande merveille
D’aborder enfin les rivages
Invitatoires des passages
Secrets, murmurés de soleils
Brûlant le cristal de l’éveil,

De tous les lumineux éveils
Que seule la passion du voyage
Attise comme un grand soleil,
Révélant la grande merveille
De celui qui sait le passage
Au Beau Milieu des Deux Rivages.

Ainsi, j’ai quitté les rivages,
Laissé les barques de l’éveil,
Me suis échappé du passage,
laissant libre court au voyage,
Allant de merveille en merveille
Au cœur du soleil des soleils.

La mort est un nouveau soleil,
Attraction loin de nos rivages
Occultés des pures merveilles
Dont au cœur de nos nuits, l’éveil
Du simple désir de voyage
Ouvre, en évidence, le passage :

De l’autre côté des soleils
De l’autre côté des rivages
Là où s’éveillent les merveilles

L’ENFER
Chant I

Car jusqu’au bout il faudra traverser
Les sombres mers enveloppées de ténèbres
Et du cours de l’ombre le renverser.

Nous entonnerons alors les funèbres
Psalmodies à l’impeccable scansion
Convoquant les plus mystérieux algèbres.

Au lointain des vents lourds de l’aversion,
Avec au cœur le rappel de l’étoile
Du matin pour seule bénédiction,

Hardiment nous hisserons la grand-voile
Echappée des plus profonds désespoirs
Et tenterons l’infini qui dévoile

Et laisse à nu le Secret du Grand Soir.

LE PURGATOIRE
Chant II

Purgations marines en blancheurs d’écume,
Prémisses annoncées du futur Oubli
Au bord pressenti d’indiscrètes brumes.

Vagues, si vagues remous en leurs lits
Retrouvés, les étraves à l’épreuve
Fendent les flots des effrois abolis.

Passer, oui, passer… traverser les fleuves
Et se jeter au large embrassement,
Bouches grandes ouvertes en Terres Neuves,

Dans l’onde apaisée du dernier tourment.

LE PARADIS
Chant III

Le prisme lumineux épuré d’eaux inverses
Miroita les soleils de la Seine au Congo
Et nous nous embarquâmes au loin des controverses.

En belles convergences, échos d’alter-égos
Qui naviguent sans peine à la Bonne Fortune,
S’échangent les courants affranchis des logos.

A peine un peu de sel, en traces de peau brunes
Et blanches, la même lueur d’humanité,
A peine un peu de ciel au chemin des lagunes.

Naissant aux battements des pagaies de l’été;
Brûlant en haute-joie de rythmes inaltérables;
Au cœur de l’homme dur, le don de charité

Chantera la venue de l’Amour véritable. 

Poésie de Michaël Vinson

Voir aussi :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :