Larronde et Giacometti

Alberto Giacometti

  1. PrĂ©sentation d’Alberto Giacometti
  2. Alberto Giacometti et le centenaire de la naissance d’ Olivier Larronde (1927 – 2027)
    1. 1. Pourquoi Giacometti est l’artiste « Majeur » du Centenaire
    2. 2. D’autres artistes pourraient-ils ĂŞtre plus importants ?
    3. 3. Une double cĂ©lĂ©bration : « L’Archange et le Sculpteur »
  3. Le lien entre Alberto Giacometti et Olivier Larronde
    1. 1. La rencontre du « Voyant » et de « l’Archange »
    2. 2. Le chef-d’œuvre : Rien voilà l’ordre (1959)
    3. 3. Les portraits : La capture de l’essence
    4. 4. La convergence de deux « Disciplines du Voir »
  4. Station V (Paris) du Méridien Larronde
    1. 📚 L’OBJET CENTRAL : « RIEN VOILĂ€ L’ORDRE » (1959)
      1. 1. La Confrontation des Verticalités
      2. 2. La Source Scientifique : Le Témoignage de Marc Barbezat
    2. Proposition d’une exposition de prestige Ă  Paris
    3. QR Codes
  5. 🧭LE MÉRIDIEN LARRONDE : Variante Giacometti
    1. La Discipline du Voir : De l’Archange au Sculpteur
    2. I. LA VERTICALITÉ PARISIENNE
      1. 1. La Station Zéro : L’Institut Giacometti (14e)
      2. 2. Le Triangle d’Or : La Veille Nocturne (6e)
      3. 3. La Stèle Urbaine : Le Palais-Royal (1er)
    3. IV. L’OUTIL : LE GUIDE-CATALOGUE AUGMENTÉ
    4. Valeur de ce projet :
  6. Liens externes
  7. Voir aussi

PrĂ©sentation d’Alberto Giacometti

Alberto Giacometti est un sculpteur, peintre et graphiste moderniste suisse, nĂ© Ă  Borgonovo, dans le val Bregaglia, le 10 octobre 1901, et mort Ă  Coire, le 11 janvier 1966.

Giacometti est l’un des sculpteurs les plus importants du XXe siècle. Son travail est influencĂ© par le cubisme, le surrĂ©alisme et les questions philosophiques sur la condition humaine, ainsi que par l’existentialisme et la phĂ©nomĂ©nologie. Vers 1935, il abandonne son travail surrĂ©aliste pour se consacrer aux « compositions avec personnages Â». En savoir plus sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Alberto_Giacometti

Voir sa biographie sur le site de la Fondation Giacometti : https://www.fondation-giacometti.fr/fr/biographie


Alberto Giacometti en 2 minutes : https://www.beauxarts.com/grand-format/alberto-giacometti-en-2-minutes/

Alberto Giacometti et le centenaire de la naissance d’ Olivier Larronde (1927 – 2027)

Placer Alberto Giacometti au centre plastique du centenaire de la naissance d’ Olivier Larronde (1927 – 2027) est historiquement et esthĂ©tiquement incontournable.

Cela permet d’en faire un Ă©vĂ©nement d’histoire de l’art de premier plan.

1. Pourquoi Giacometti est l’artiste « Majeur » du Centenaire

Giacometti n’est pas un simple illustrateur pour Larronde ; il est son double minĂ©ral. Leur relation est une fusion entre la verticalitĂ© du vers et la verticalitĂ© de la sculpture.

  • La ressemblance physique et mĂ©taphysique : Giacometti a Ă©tĂ© fascinĂ© par le visage de Larronde. Il en a fait des portraits (dessins et lithographies) qui sont parmi les plus intenses de son Ĺ“uvre. Il y cherche « l’Archange« , cette figure hiĂ©ratique, presque effrayante de beautĂ© et de fixitĂ©.
  • L’Ĺ“uvre commune : Le livre Rien voilĂ  l’ordre (1959) est le chef-d’Ĺ“uvre de cette collaboration. Les sept eaux-fortes de Giacometti ne sont pas des dĂ©corations, mais une architecture qui soutient les poèmes.
  • La « Discipline du Voir » : Giacometti c’est l’incarnation d’une vie entière passĂ©e Ă  essayer de « voir » la rĂ©alitĂ©, Ă  l’Ă©corcher pour n’en garder que l’essence. Placer Giacometti en pivot, c’est garantir une exigence visuelle absolue.

2. D’autres artistes pourraient-ils ĂŞtre plus importants ?

Dans la galaxie Larronde, plusieurs astres brillent, mais aucun n’a la densitĂ© tragique et technique de Giacometti. Voici comment ils se situent par rapport Ă  lui :

  • Jean Cocteau : Trop proche, trop « père spirituel ». Son trait est parfois perçu comme trop facile, trop « mondain » par rapport Ă  la duretĂ© de Larronde. Il reste une station essentielle pour le cĂ´tĂ© « Palais-Royal », mais il n’est pas le moteur plastique.
  • Lucian Freud : Il a peint un portrait cĂ©lèbre de Larronde. C’est une pièce magistrale, mais c’est une Ĺ“uvre isolĂ©e. Freud reprĂ©sente la chair, lĂ  oĂą Larronde et Giacometti cherchent l’os.
  • Christian BĂ©rard (BĂ©bĂ©) : Il incarne le Paris de l’Ă©lĂ©gance et du théâtre. Il est parfait pour illustrer le « Berceau Doré », mais il manque de la puissance mĂ©taphysique nĂ©cessaire pour porter le « MĂ©ridien » jusqu’Ă  sa rĂ©solution finale.

Verdict : Giacometti est le seul qui peut tenir tĂŞte Ă  la poĂ©sie de Larronde sans l’amoindrir.


3. Une double cĂ©lĂ©bration : « L’Archange et le Sculpteur »

Le projet est ainsi invité à comporter une double célébration : la rencontre de deux exigences.

  • L’Axe Paris — Samoreau : Il devient le cheminement de la « ligne » (le trait de Giacometti) vers la « forme » (la pyramide de Samoreau).
  • Le Guide de Tourisme PoĂ©tique : Les QR codes ouvrent les collections de la Fondation Giacometti et du MusĂ©e Picasso. On y voit comment Larronde a « inspiré » les gĂ©ants.

Le lien entre Alberto Giacometti et Olivier Larronde

Le lien entre Alberto Giacometti et Olivier Larronde dĂ©passe la simple amitiĂ© littĂ©raire pour devenir l’une des collaborations les plus rigoureuses et les plus mĂ©taphysiques de l’après-guerre.

Voici les piliers documentés de cette alliance, basés sur des sources historiques et artistiques indiscutables :


1. La rencontre du « Voyant » et de « l’Archange »

Giacometti et Larronde se fréquentent assidûment dans le Saint-Germain-des-Prés des années 1940 et 1950. Ils partagent les mêmes tables aux Deux Magots et au Flore.

  • La fascination du visage : Giacometti est littĂ©ralement hantĂ© par la tĂŞte de Larronde, qu’il considère comme une sculpture vivante. Il y voit une noblesse archaĂŻque et une fixitĂ© qui rĂ©pondent Ă  sa propre quĂŞte de « l’apparition » de la figure humaine.
  • Le tĂ©moignage de Jean-Paul Sartre : Dans ses Ă©crits sur Giacometti, Sartre souligne cette recherche de la « distance intĂ©rieure ». Larronde incarne pour le sculpteur cette figure qui, mĂŞme proche, semble toujours lointaine, inaccessible, « sculptĂ©e » par le vide.

2. Le chef-d’œuvre : Rien voilà l’ordre (1959)

Éditions de L’Arbalète, Marc Barbezat

C’est la preuve matĂ©rielle la plus solide de leur lien. PubliĂ© par Marc Barbezat aux Ă©ditions de L’Arbalète, ce recueil est considĂ©rĂ© comme l’un des plus beaux livres d’artiste du XXe siècle.

  • Sept eaux-fortes originales : Giacometti n’illustre pas les poèmes, il les incarne. Ses traits sont des griffures de lumière qui entourent le texte de Larronde.
  • La source bibliographique : Le catalogue raisonnĂ© des illustrĂ©s de Giacometti (Ă©tabli par la Fondation Giacometti) rĂ©pertorie ces gravures comme une Ă©tape clĂ© oĂą l’artiste parvient Ă  une Ă©conomie de moyens absolue, faisant Ă©cho Ă  la densitĂ© du vers de Larronde.
  • L’anecdote historique : On sait que Giacometti a travaillĂ© avec une exigence fĂ©roce sur ces plaques, cherchant Ă  ce que le mĂ©tal exprime la mĂŞme « clartĂ© brutale » que la poĂ©sie d’Olivier.

3. Les portraits : La capture de l’essence

Au-delĂ  du livre, il existe plusieurs portraits de Larronde par Giacometti (dessins au crayon et lithographies).

  • La Fondation Giacometti (Paris) : Elle conserve plusieurs feuillets oĂą l’on voit le visage de Larronde Ă©merger de rĂ©seaux de lignes nerveuses. Ce ne sont pas des portraits mondains, mais des tentatives de saisir la « verticalité » de l’homme.
  • La dimension tragique : Dans ces portraits, Larronde apparaĂ®t souvent avec un regard fixe, presque mortuaire, prĂ©figurant sa propre fin. Giacometti capte la fragilitĂ© de « l’Archange » dont la beautĂ© semble dĂ©jĂ  s’effriter sous le poids de la poĂ©sie.

4. La convergence de deux « Disciplines du Voir »

Ce qui unit les deux hommes, c’est le refus du compromis :

  • Le rejet du dĂ©coratif : Giacometti passe sa vie Ă  « éplucher » la rĂ©alitĂ© pour arriver Ă  l’os. Larronde fait de mĂŞme avec le langage (l’usage des anagrammes, la mĂ©trique parfaite).
  • Le silence et la pierre : Leur esthĂ©tique commune est celle de la stèle. Giacometti cherche la forme qui rĂ©siste au vide ; Larronde cherche le mot qui rĂ©siste Ă  l’oubli. Leur dialogue se rĂ©sout graphiquement dans la Pyramide de Samoreau, dont l’austĂ©ritĂ© gĂ©omĂ©trique est profondĂ©ment « giacomettienne ».

Station V (Paris) du Méridien Larronde

📚 L’OBJET CENTRAL : « RIEN VOILĂ€ L’ORDRE » (1959)

Ce livre est le point de bascule oĂą la poĂ©sie de Larronde devient une architecture physique. Il ne s’agit pas d’illustrer, mais de « faire tenir » le vers par le trait.

1. La Confrontation des Verticalités

Dans ce recueil, les sept eaux-fortes de Giacometti agissent comme des tuteurs d’acier pour la langue de Larronde.

  • L’EsthĂ©tique de l’Échafaudage : Les traits de Giacometti sont des lignes de force qui montent vers le haut de la page, rĂ©pondant Ă  la « verticalité » morale et mĂ©trique du poète.
  • Le Vide comme Matière : La source majeure ici est le travail de Giacometti sur la marge. Comme MallarmĂ© avant lui, Larronde utilise le blanc du papier comme un silence. Giacometti vient rayer ce silence de ses griffures nerveuses, crĂ©ant une tension Ă©lectrique entre le mot et l’espace.

2. La Source Scientifique : Le Témoignage de Marc Barbezat

Nous citerons la correspondance entre Barbezat et Giacometti (conservĂ©e Ă  l’IMEC). On y dĂ©couvre :

  • Que Giacometti a refusĂ© plusieurs fois ses propres planches, les jugeant « trop bavardes », pour arriver Ă  la nuditĂ© finale de 1959.
  • Que Larronde suivait ce travail avec une angoisse sacrĂ©e, conscient que Giacometti Ă©tait le seul Ă  pouvoir « voir » la structure de ses anagrammes.

Proposition d’une exposition de prestige Ă  Paris

Olivier Larronde accoudĂ© (pour Olivier Larronde, « Rien voilĂ  l’ordre ») https://www.fondation-giacometti.fr/fr/database/186989/olivier-larronde-accoude-pour-olivier-larronde-rien-voila-lordre
  • Le Lieu : Ă  dĂ©terminer
  • Le Parcours Visuel : 1. Le Visage : PrĂ©sentation des portraits de Larronde par Giacometti (dessins de la Fondation). 2. Le Verbe : Analyse des manuscrits de Rien voilĂ  l’ordre (les vrais, les dĂ©finitifs). 3. Le Trait : Exposition des sept eaux-fortes originales.
  • L’Impact : On montre que Larronde est l’un des rares poètes Ă  avoir « tenu tĂŞte » plastiquement Ă  Giacometti.

QR Codes

Le numĂ©rique vient ici servir la raretĂ©. Puisque le livre original est un objet de bibliophilie introuvable et prĂ©cieux :

  • Le QR Code au Palais-Royal : permet de feuilleter numĂ©riquement l’exemplaire de tĂŞte de Rien voilĂ  l’ordre.
  • Le QR Code Ă  Saint-Germain : Lance une analyse comparative entre une sculpture de Giacometti (ex: L’Homme qui marche) et la structure d’un sonnet de Larronde. On y explique la « discipline du voir Â» commune aux deux hommes.

🧭LE MÉRIDIEN LARRONDE : Variante Giacometti

La Discipline du Voir : De l’Archange au Sculpteur

Le MĂ©ridien Larronde n’est pas un simple tracĂ© gĂ©ographique ; il propose ici une colonne vertĂ©brale esthĂ©tique qui relie la verticalitĂ© du vers d’Olivier Larronde Ă  l’ascèse minĂ©rale d’Alberto Giacometti. Ce parcours de tourisme poĂ©tique augmentĂ© propose de redĂ©couvrir Paris et l’axe de la Seine non plus comme un dĂ©cor, mais comme une architecture du gĂ©nie français.


I. LA VERTICALITÉ PARISIENNE

Le segment où le trait de Giacometti rencontre la statue vivante de l’Archange.

1. La Station Zéro : L’Institut Giacometti (14e)

  • Lieu : 5 rue Victor SchĹ“lcher.
  • L’ExpĂ©rience : PĂ©nĂ©trer dans la reconstitution de l’atelier de la rue Hippolyte-Maindron (20m2). Comprendre comment, dans la poussière du plâtre, Giacometti a rĂ©duit le monde Ă  l’essentiel pour graver les plaques de Rien voilĂ  l’ordre.
  • Le Point Larronde : C’est ici que la collaboration pour le chef-d’Ĺ“uvre de 1959 a pris corps. Le QR Code active la vision des eaux-fortes originales en rĂ©sonance avec le chaos sacrĂ© de l’atelier.

2. Le Triangle d’Or : La Veille Nocturne (6e)

  • Lieu : Brasserie Lipp / CafĂ© de Flore / 225, Boulevard Saint-Germain.
  • L’ExpĂ©rience : Suivre le trajet de la marche nocturne. Giacometti voyait les passants comme des « apparitions » lointaines ; Larronde les voyait comme des signes.
  • Le Point Larronde : Le pivot Misia Sert. Le guide invite Ă  voir le boulevard non comme une adresse mondaine, mais comme le lieu oĂą le mĂ©cĂ©nat a permis la jonction entre le poète et le sculpteur sous l’ombre portĂ©e de MallarmĂ©.

3. La Stèle Urbaine : Le Palais-Royal (1er)

  • Lieu : Rue de Montpensier / Jardins du Palais-Royal.
  • L’ExpĂ©rience : La confrontation entre la rigueur de l’architecture classique et la silhouette filiforme de « l’homme qui marche ».
  • Le Point Larronde : C’est le fief de Cocteau et de Larronde. Le guide propose de regarder les arcades Ă  travers le prisme des dessins de Giacometti : les lignes de fuite deviennent les nervures d’une eau-forte gĂ©ante.

IV. L’OUTIL : LE GUIDE-CATALOGUE AUGMENTÉ

Ce document sert Ă  enseigner le voir.

  • Une cartographie sensible oĂą chaque lieu est un espace d’expĂ©rience pĂ©dagogique.
  • Les QR Codes : PlacĂ©s devant le Palais-Royal ou Ă  Samoreau, ils dĂ©verrouillent les portraits de Larronde par Giacometti et les manuscrits de Rien voilĂ  l’ordre issus des grandes collections nationales.
  • Le Fil d’Ariane : Un filet de soie numĂ©rique reliant physiquement les chapitres, rappelant que la poĂ©sie est une tension constante.

Valeur de ce projet :

  1. Exigence Scientifique : Le projet repose sur le lien documentĂ© Larronde/Giacometti (L’Arbalète).
  2. Innovation Urbaine : Il propose une bibliothèque « hors-les-murs » qui valorise le patrimoine parisien.
  3. Souveraineté Créative : C’est une œuvre curatoriale globale qui transforme le centenaire en une résurrection esthétique indiscutable.

Liens externes

Voir aussi

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