Durée : 15 minutes
Français
Présentation
Voici une version rédigée et narrative du Jour 1 – Lundi (Michael – Couleur : Bleu clair) de Paradiesfest : Les Sept Voix du Cosmos, transformant le plan en un texte fluide et cinématographique. Cette rédaction couvre les trois scènes (15 minutes au total), intégrant les éléments visuels, sonores, les dialogues, les références au Livre d’Urantia, et l’influence des Couloirs du Temps de Dominique Ladoux, tout en développant les personnages et l’atmosphère. Elle est conçue comme un extrait de scénario prêt à être lu ou adapté.
Scène 1 : Arrivée à Reichenau (5 minutes)
Le film s’ouvre sur un plan large : le lac de Constance s’étend sous un ciel bleu pâle, ses eaux scintillant doucement dans la lumière matinale. La caméra glisse lentement vers l’horizon, révélant l’île de Reichenau, une silhouette sacrée dominée par l’abbaye médiévale, ses tours de pierre dressées comme des sentinelles. Le son des vagues clapote doucement, accompagné par le tintement lointain des cloches de l’abbaye. Une pulsation électronique subtile – inspirée de Cosmic Pulses de Stockhausen – se mêle au paysage sonore, comme un murmure venu d’ailleurs.
Un petit bateau fend l’eau, transportant Claire, une archéologue française d’une trentaine d’années, cheveux bruns attachés en un chignon désordonné, lunettes sur le nez. Elle est rationnelle, précise, mais ses yeux trahissent une curiosité insatiable. Assise à l’avant, elle feuillette un exemplaire usé du Livre d’Urantia, ses doigts suivant les lignes d’un passage. Elle lit à voix basse, presque pour elle-même :
Claire (en français) : « Les circuits spirituels… un don du Père Universel… »
Elle referme le livre, le regard perdu dans le lac. Les reflets à la surface ondulent, formant des méandres scintillants, presque imperceptibles, comme des serpents de lumière bleue dansant sous l’eau – une première évocation des Couloirs du Temps de Dominique Ladoux https://dominiqueladoux.com/.
Le bateau accoste sur la rive animée de l’île. Des artistes installent des structures futuristes, des pèlerins en robes blanches déambulent, et des habitants locaux observent avec méfiance. Au bord de l’eau, Lukas, un compositeur allemand dans la trentaine, cheveux blonds ébouriffés et air rêveur, ajuste un synthétiseur modulaire bardé de câbles. Autour de lui, des artistes manipulent des instruments étranges. Une pulsation sourde émane de sa machine, résonnant avec le lac. Claire descend du bateau, son sac sur l’épaule, et passe près de lui. Leurs regards se croisent un instant – un échange curieux, électrique.
Claire (en français) : « Un festival sur une île sacrée… étrange mélange. »
Lukas (en allemand) : « Die Musik wird uns zum Paradies führen. » (La musique nous mènera au paradis.)
À quelques mètres, Dominique Ladoux, une femme d’une soixantaine d’années au visage marqué par une sagesse silencieuse, installe une toile sur un chevalet. Ses cheveux gris tombent en vagues sur ses épaules, et ses yeux scrutent l’horizon comme si elle voyait au-delà. La toile, peinte de méandres bleus scintillants, vibre dans la lumière, évoquant un univers en mouvement. Claire s’arrête, intriguée par l’œuvre. Dominique, sans la regarder, murmure :
Dominique (en français, à elle-même) : « Les couloirs respirent déjà… »
Soudain, un son étrange – un murmure guttural, inhumain – résonne au-dessus du lac. La foule ne l’entend pas, mais les instruments de Lukas s’affolent, captant la fréquence. Il fronce les sourcils, ajustant un bouton. Claire lève les yeux, troublée. Les reflets dans le lac s’intensifient brièvement, puis s’évanouissent. C’est le micro-nœud : une présence cosmique se manifeste, subtile mais indéniable.
Scène 2 : Découverte du manuscrit (5 minutes)
La caméra nous emmène à l’intérieur de l’abbaye de Reichenau, où une lumière bleue filtre à travers les vitraux, baignant les murs de pierre d’une teinte mystique. Le son des chants grégoriens flotte dans l’air, doux et hypnotique, ponctué par des bips électroniques discrets – un écho du monde extérieur. Claire, plongée dans les archives bénédictines, explore une étagère poussiéreuse. Ses doigts s’arrêtent sur un manuscrit du IXe siècle, relié en cuir usé. Elle l’ouvre délicatement, révélant des pages ornées d’un triskèle celtique et d’entrelacs abstraits, semblables aux traces des grottes préhistoriques – une première connexion directe à la vision de Dominique Ladoux.
Elle parcourt le texte, ses lèvres remuant silencieusement. Une ligne attire son attention : une mention de Saint Martin et d’un « zodiaque céleste ». Elle murmure :
Claire (en français) : « C’est une carte… mais pas seulement terrestre. »
Elle lève les yeux, pensive, puis ajoute, comme pour relier ses pensées au Livre d’Urantia qu’elle portait plus tôt :
Claire : « Le Livre d’Urantia parle de circuits mentaux… sept esprits adjuvats pour guider l’âme. »
La porte de l’archive grince. Lukas entre, son synthétiseur portable sous le bras, intrigué par la solitude studieuse de Claire. Il s’approche, jetant un œil au manuscrit.
Lukas (en allemand) : « Vielleicht eine Karte zum Himmel? » (Peut-être une carte vers le ciel ?)
Il désigne une toile accrochée au mur – une œuvre de Dominique, exposée dans l’abbaye, où des méandres bleus serpentent sur un fond sombre.
Lukas : « Diese Linien… wie die Gemälde da draußen. » (Ces lignes… comme les peintures là dehors.)
Claire acquiesce, un sourire naissant. « Peut-être qu’on devrait collaborer », propose Lukas, une lueur d’excitation dans les yeux.
Dehors, des voix s’élèvent – des habitants locaux, méfiants, murmurent entre eux près de l’entrée de l’abbaye. Une vieille femme, le visage ridé, lance : « Ce festival profane notre île ! » C’est le micro-nœud : une tension communautaire s’installe, contrastant avec la curiosité grandissante de Claire et Lukas.
Scène 3 : Ouverture du festival (5 minutes)
La nuit tombe sur Reichenau. Les rives s’illuminent de bleu, des lanternes suspendues projetant une lueur mystique sur la foule rassemblée. Les participants portent des costumes inspirés du zodiaque – lions dorés, vierges étoilées, poissons argentés – mêlant tradition et audace. Le son de la première performance de Lukas, intitulée Urantia, emplit l’air : un mélange de sons électroniques et de voix étranges amplifiées, pulsant comme un cœur cosmique.
Sur la rive, Claire observe, fascinée. Lukas, au centre d’une estrade improvisée, manipule son synthétiseur, ses doigts dansant sur les boutons. Les reflets dans le lac s’intensifient, les méandres de Dominique semblant prendre vie, ondulant comme des « couloirs » prêts à s’ouvrir. À l’écart, Dominique se tient immobile, silhouette discrète mais imposante, ses toiles illuminées de bleu captant les regards. La voix étrange semble vibrer plus fort près de ses œuvres, un frisson parcourant la foule.
Claire s’approche de Lukas après un crescendo. Leurs regards se croisent à nouveau, une connexion inexplicable naissant dans le chaos sonore. Elle murmure, presque pour elle-même, une pensée tirée du Livre d’Urantia :
Claire (en français) : « Si les circuits étaient ouverts, nous entendrions les anges… »
Lukas, captant ses mots malgré le bruit, hoche la tête, intrigué.
Soudain, la voix étrange revient, plus forte, un grondement guttural qui fait vaciller les lanternes et perturbe la foule. Les instruments de Lukas s’affolent, captant une fréquence anormale. Les pèlerins échangent des regards, certains émerveillés, d’autres effrayés. Les habitants locaux, à l’écart, murmurent des prières. C’est le premier nœud dramatique : le mystère cosmique s’impose, liant Claire, Lukas et Dominique dans une quête naissante. La caméra s’élève, révélant l’île sous un ciel étoilé, les méandres dans le lac pulsant doucement, comme un présage.
Notes sur la rédaction
- Ambiance : Le ton est mystique et contemplatif, avec une tension croissante. La couleur bleue (Michael) domine visuellement et symboliquement.
- Personnages : Claire est rationnelle mais ouverte, Lukas intuitif et audacieux, Dominique énigmatique et silencieuse – leurs rôles s’esquissent déjà.
- Urantia : Les références aux circuits spirituels (Fascicules 108:5, 34:5, 7:6) sont intégrées naturellement dans les dialogues de Claire, posant les bases du mystère.
- Ladoux : Les méandres et le triskèle apparaissent dès le début (lac, manuscrit, toiles), ancrant la vision de Dominique comme un fil conducteur.
Que pensez-vous de cette version ? Souhaitez-vous ajuster un dialogue, approfondir une description (par ex., la performance de Lukas), ou passer à une autre scène ? Je suis prêt à continuer ou affiner !
Deutsch
Präsentation
Hier ist eine ausgearbeitete und narrative Version von Tag 1 – Montag (Michael – Farbe: Hellblau) des Paradiesfests: Die sieben Stimmen des Kosmos, die den Plan in einen fließenden, filmischen Text verwandelt. Diese Fassung umfasst die drei Szenen (insgesamt 15 Minuten) und integriert visuelle und akustische Elemente, Dialoge, Verweise auf das Urantia-Buch sowie den Einfluss der Zeitkorridore von Dominique Ladoux, während sie die Charaktere und die Atmosphäre vertieft. Sie ist als Auszug eines Drehbuchs konzipiert, bereit zum Lesen oder Adaptieren.
Szene 1: Ankunft in Reichenau (5 Minuten)
Der Film beginnt mit einer weiten Einstellung: Der Bodensee erstreckt sich unter einem blassblauen Himmel, seine Wasser glitzern sanft im Morgenlicht. Die Kamera gleitet langsam zum Horizont und enthüllt die Insel Reichenau, eine heilige Silhouette, dominiert von der mittelalterlichen Abtei, deren steinerne Türme wie Wachtposten aufragen. Das leise Plätschern der Wellen vermischt sich mit dem fernen Klingen der Abteiglocken. Eine subtile elektronische Pulsation – inspiriert von Stockhausens Cosmic Pulses – mischt sich in die Klanglandschaft, wie ein Flüstern aus einer anderen Welt.
Ein kleines Boot durchschneidet das Wasser und bringt Claire, eine französische Archäologin Mitte dreißig, mit braunen Haaren, die in einem unordentlichen Dutt gebunden sind, und einer Brille auf der Nase. Sie ist rational, präzise, doch ihre Augen verraten eine unstillbare Neugier. Vorn im Boot sitzend, blättert sie in einem abgenutzten Exemplar des Urantia-Buchs, ihre Finger folgen den Zeilen eines Abschnitts. Leise, fast zu sich selbst, liest sie: Claire (auf Französisch): „Die spirituellen Schaltkreise… ein Geschenk des Universalen Vaters…“ Sie schließt das Buch, ihr Blick verliert sich im See. Die Reflexionen auf der Wasseroberfläche wellen sich, bilden schimmernde Windungen, fast unmerklich, wie blaue Lichtschlangen, die unter Wasser tanzen – eine erste Anspielung auf die Zeitkorridore von Dominique Ladoux (https://dominiqueladoux.com/).
Das Boot legt an der belebten Küste der Insel an. Künstler stellen futuristische Strukturen auf, Pilger in weißen Gewändern schlendern umher, und Einheimische beobachten misstrauisch. Am Ufer steht Lukas, ein deutscher Komponist Mitte dreißig, mit zerzausten blonden Haaren und verträumtem Blick, und justiert einen modularen Synthesizer, übersät mit Kabeln. Um ihn herum hantieren Künstler mit seltsamen Instrumenten. Ein dumpfer Puls dringt aus seiner Maschine und hallt mit dem See wider. Claire steigt aus dem Boot, ihren Rucksack über der Schulter, und geht an ihm vorbei. Ihre Blicke treffen sich kurz – ein neugieriger, elektrisierender Austausch. Claire (auf Französisch): „Ein Festival auf einer heiligen Insel… seltsame Mischung.“ Lukas (auf Deutsch): „Die Musik wird uns zum Paradies führen.“
Ein paar Meter entfernt stellt Dominique Ladoux, eine Frau um die sechzig mit einem Gesicht voller stiller Weisheit, eine Leinwand auf eine Staffelei. Ihre grauen Haare fallen in Wellen über ihre Schultern, und ihre Augen blicken in die Ferne, als sähe sie darüber hinaus. Die Leinwand, bemalt mit schimmernden blauen Windungen, vibriert im Licht und ruft ein Universum in Bewegung hervor. Claire bleibt stehen, fasziniert von dem Werk. Ohne sie anzusehen, murmelt Dominique: Dominique (auf Französisch, zu sich selbst): „Die Korridore atmen bereits…“
Plötzlich erklingt ein seltsamer Ton – ein kehliges, unmenschliches Murmeln – über dem See. Die Menge hört es nicht, doch Lukas’ Instrumente geraten außer Kontrolle und fangen die Frequenz ein. Er runzelt die Stirn und dreht an einem Knopf. Claire blickt auf, beunruhigt. Die Reflexionen im See leuchten kurz intensiver, dann verblassen sie. Dies ist der Mikroknoten: Eine kosmische Präsenz zeigt sich, subtil, aber unbestreitbar.
Szene 2: Entdeckung des Manuskripts (5 Minuten)
Die Kamera führt uns ins Innere der Abtei Reichenau, wo blaues Licht durch die Buntglasfenster fällt und die Steinwände in einen mystischen Schimmer taucht. Der Klang gregorianischer Gesänge schwebt in der Luft, sanft und hypnotisch, unterbrochen von leisen elektronischen Pieptönen – ein Echo der Außenwelt. Claire, vertieft in die benediktinischen Archive, durchstöbert ein staubiges Regal. Ihre Finger verharren auf einem Manuskript aus dem 9. Jahrhundert, gebunden in abgenutztem Leder. Sie öffnet es behutsam und enthüllt Seiten, verziert mit einem keltischen Triskel und abstrakten Verschlingungen, ähnlich den Spuren prähistorischer Höhlen – eine erste direkte Verbindung zur Vision von Dominique Ladoux.
Sie überfliegt den Text, ihre Lippen bewegen sich lautlos. Eine Zeile fesselt sie: eine Erwähnung des Heiligen Martin und eines „himmlischen Tierkreises“. Sie murmelt: Claire (auf Französisch): „Das ist eine Karte… aber nicht nur eine irdische.“ Sie hebt nachdenklich den Blick und fügt hinzu, als wolle sie ihre Gedanken mit dem Urantia-Buch verbinden, das sie zuvor bei sich trug: Claire: „Das Urantia-Buch spricht von mentalen Schaltkreisen… sieben adjuvativen Geistern, um die Seele zu leiten.“
Die Tür des Archivs quietscht. Lukas tritt ein, seinen tragbaren Synthesizer unterm Arm, fasziniert von Claires studierter Einsamkeit. Er nähert sich und wirft einen Blick auf das Manuskript. Lukas (auf Deutsch): „Vielleicht eine Karte zum Himmel?“ Er deutet auf ein Gemälde an der Wand – ein Werk von Dominique, ausgestellt in der Abtei, auf dem blaue Windungen über einen dunklen Hintergrund schlängeln. Lukas: „Diese Linien… wie die Gemälde da draußen.“ Claire nickt, ein Lächeln keimt auf. „Vielleicht sollten wir zusammenarbeiten“, schlägt Lukas vor, ein Funkeln der Begeisterung in den Augen.
Draußen erheben sich Stimmen – Einheimische, misstrauisch, flüstern vor dem Eingang der Abtei miteinander. Eine alte Frau mit faltigem Gesicht ruft: „Dieses Festival entweiht unsere Insel!“ Dies ist der Mikroknoten: Eine Spannung in der Gemeinschaft entsteht, im Kontrast zur wachsenden Neugier von Claire und Lukas.
Szene 3: Eröffnung des Festivals (5 Minuten)
Die Nacht bricht über Reichenau herein. Die Ufer erstrahlen in Blau, hängende Laternen werfen ein mystisches Licht auf die versammelte Menge. Die Teilnehmer tragen Kostüme, inspiriert vom Tierkreis – goldene Löwen, sternenbesetzte Jungfrauen, silberne Fische – eine Mischung aus Tradition und Kühnheit. Der Klang von Lukas’ erster Aufführung, Urantia, erfüllt die Luft: eine Verschmelzung elektronischer Töne und verstärkter, fremdartiger Stimmen, pulsierend wie ein kosmisches Herz.
Am Ufer beobachtet Claire fasziniert. Lukas, im Zentrum einer improvisierten Bühne, bedient seinen Synthesizer, seine Finger tanzen über die Knöpfe. Die Reflexionen im See werden intensiver, die Windungen von Dominique scheinen lebendig zu werden, wellen sich wie „Korridore“, bereit sich zu öffnen. Abseits steht Dominique reglos, eine unauffällige, doch imposante Gestalt, ihre blau erleuchteten Leinwände ziehen Blicke auf sich. Die fremde Stimme vibriert stärker nahe ihren Werken, ein Schauer durchläuft die Menge.
Claire nähert sich Lukas nach einem Crescendo. Ihre Blicke treffen sich erneut, eine unerklärliche Verbindung entsteht im Klangchaos. Sie murm MIGelt, fast zu sich selbst, einen Gedanken aus dem Urantia-Buch: Claire (auf Französisch): „Wären die Schaltkreise offen, könnten wir die Engel hören…“ Lukas, der ihre Worte trotz des Lärms auffängt, nickt fasziniert.
Plötzlich kehrt die fremde Stimme zurück, lauter, ein gutturales Grollen, das die Laternen wanken lässt und die Menge beunruhigt. Lukas’ Instrumente geraten außer Kontrolle, fangen eine anormale Frequenz ein. Die Pilger tauschen Blicke, einige staunend, andere ängstlich. Die Einheimischen, abseits, flüstern Gebete. Dies ist der erste dramatische Knoten: Das kosmische Geheimnis drängt sich auf und verbindet Claire, Lukas und Dominique in einer beginnenden Suche. Die Kamera steigt auf, zeigt die Insel unter einem Sternenhimmel, die Windungen im See pulsieren sanft, wie ein Omen.