Épisode 2 : « Le Second Feu de l’Amour » à Fontaine-le-Port (8 août 2025)

  1. Épisode 2 : « Le Second Feu de l’Amour » à Fontaine-le-Port
  2. Viking Poëtik Balade de Fontaine-le-Port à la Tour d’Amour de Samois-sur-Seine
  3. Voir aussi

Épisode 2 : « Le Second Feu de l’Amour » à Fontaine-le-Port

Sous le ciel éclatant de Fontaine-le-Port, la Seine scintillait, ses vaguelettes murmurant des récits anciens. Sigurd Le Nouveau Trouvère se tenait près de l’église Saint-Martin, dont les pierres évoquaient le partage légendaire de saint Martin. Sa mandoline et son bodhrán, tambour irlandais, en bandoulière, la coquille spiralée tiède dans sa poche, il cherchait la pierre mystérieuse, censée « parler », comme l’avait promis la vieille femme de Pipi Plage à Chartrettes. Le 8 août 2025, il organisait un événement clé pour la première étape du Festival Viking Voyageur (FVV), une célébration poétique pour rallier les cœurs à la Nouvelle Route des Vikings, reliant les peuples via la Scandibérique, la Seine et ses affluents. Mais Nauthiz (ᚾ), rune de la contrainte, pesait lourd. Erik Gauthier, ex-chef d’entreprise en rénovation énergétique, pêcheur passionné mais politicien prudent, postulant à la mairie de Bois-le-Roi en 2026, avait ignoré le dossier du FVV qui lui avait été envoyé, préférant se concentrer sans partage sur un événement viking populaire et mercantile à la base de loisirs, un projet électoraliste loin de l’esprit des Nouveaux Vikings, pour ne pas dire parfaitement contraire. Observant depuis la berge, il se disait que le mieux serait de dénoncer le FVV comme une « dérive sectaire ». Voilà qui ferait peur à souhait et qui en terminerait, à peine né, de cette initiative bien trop audacieuse à ses yeux qui pourrait lui faire une concurrence redoutable. Son nom, Erik (« chef éternel », choisi par son père norvégien) et Gauthier (« chef d’armée »), trahissait une ascendance viking qu’il ignorait, pourtant exprimée dans ses fêtes vikings costumées privées où il jouait comme un enfant.

Un petit groupe se forma : deux enfants de Chartrettes, brandissant des drakkars en carton, une femme curieuse de Bois-le-Roi, et Astrid, poétesse des sagas nordiques, carnet vibrant de kennings scaldiques. « L’amour est le feu qui réenchante le monde », déclara Sigurd, porté par l’AWEN, souffle celtique de l’inspiration poétique. Sigurd frappa un rythme doux sur son bodhrán pour surmonter Nauthiz. Il guida un yoga runique. D’abord, Uruz (), rune de la force. Debout, pieds ancrés, le groupe psalmodia « UUUURUUUZ » (« ou-rouz »), accompagné par le pouls du bodhrán, chassant tous les doutes. Puis, Gebo (), rune du partage. Bras croisés sur la poitrine, Sigurd expliqua : « Le don tisse les âmes, comme les Vikings scellaient l’amitié. » Murmurant « GEEBBOO » (« gué-bo ») au rythme du tambour, ils visualisèrent un cercle d’amour.

Au cœur de l’événement, Astrid offrit un poème scaldique, inspiré du kenning « le chant du fleuve, voie des étoiles », dédié aux enfants – un don poétique. En contre-don, un enfant donna une coquille spiralée : « Pour que ton poème touche les étoiles. » Ce geste, simple mais sacré, émut le groupe. Erik, caché près de la berge, sentit sa méfiance vaciller, troublé par ces scènes de générosité inhabituelles dans son monde du chacun pour soi et par le réveil du chant antique et guérisseur de Sequana, déesse de la Seine, dont le murmure de son eau complice semblait répondre au bodhrán assuré de Sigurd.

Près de l’église, Sigurd trouva la pierre gravée de runes dont lui avait parlé la vieille femme. Il l’a lu pour lui-même : « Un jour, après que nous aurons apprivoisé les vents, les vagues, les marées et la gravité, nous devons maîtriser pour Dieu les énergies de l’amour. Alors, pour la seconde fois dans l’histoire du monde, nous découvrirons le feu. » – Teilhard de Chardin. Astrid déchiffra : « L’amour, comme le partage de saint Martin, est le feu viking, païen ou christianisé. les Vikings associaient l’amour à la connexion avec le cosmos, comme par exemple les kennings reliant les flots aux étoiles. L’amour était une énergie unificatrice, un « feu » spirituel, comme cela a été compris dans toutes les spiritualités, parce que l’amour est la substance même de l’univers ».

Sigurd, caressa la pierre, sorti de son sac sa flute à bec en bois de poirier qui rendait un son si clair, et joua une mélodie extrêmement douce et tendre aux accents scaldiques, semblant faire naître en chacun une lumière, une dilatation, une chaleur, un amour qu’il sentait dans son cœur, et enfin une sensation de liberté le poussant à décider d’accomplir des actes nobles et désintéressés. Ainsi naissait, devant la pierre d’angle de l’Église Saint-Martin, la Superbe Viking Attitude.

Ce message résonnait avec Fehu (ᚠ), la rune de la richesse spirituelle. Les Vikings, commerçants-poètes historiques devenus les Nouveaux Vikings du XXIe siècle aminés par le gout de l’échange et la nécessité de la solidarité humaine, pouvaient, par la Nouvelle Route des Vikings reliant le Nord et le de l’Europe par la Scandibérique et les fleuves, revitaliser ce petit village de Bois-le-Roi, paralysé depuis la fin du XIXe siècle, comme la France en général qui depuis avait oublié tout ce qui pouvait faire une « belle époque », en mêlant art, spiritualité et économie, dans un partage des désirs, des affinités et des compétences. Sigurd pensait même que malgré les apparences le temps des Grands Capitaines d’Industrie était revenu. Mais Sigurd pensait toujours en avance, et surtout, continuait de croire au génie humain.

Il réfléchissa à haute voix : l’amour viking, cosmique et communautaire, défie l’individualisme moderne. Gebo ranime ce « second feu » prédit par Teilhard, une civilisation de l’amour. Erik, attiré par le souffle si lumineux et fertile porté par le courant de la Seine, comme si de nouveaux poissons d’un nouveaux type pouvait s’y pêcher, s’approcha : « Peut-être pas si fou… » Sigurd, frappant un dernier rythme sur le bodhrán se mit à scander un poème scaldique chacun l’écoutant dans un silence respectueux qui seul permet la communion des esprits :

Nauthiz pèse, l’amour appelle,
Uruz forge le courage, Gebo tisse le don.
Fehu brille, la voie est belle,
La Vie-King ranime le feu, brise la lance.

La richesse de Fehu s’épanouissait : une communauté venait de naître aux premiers rayons du soleil de l’amour. Sigurd et son groupe de Nouveaux Viking s’enfoncèrent pour une nouvelle Vie-King Poëtik Balade dans la forêt de Fontainebleau en direction de la Tour d’Amour de Samois-sur-Seine, mêlant poésie bardique et scaldique, chant des trouvères, yoga runique, et réflexions sur l’amour.

Viking Poëtik Balade de Fontaine-le-Port à la Tour d’Amour de Samois-sur-Seine


Bientôt le soir de cette magnifique journée de fin d’été allait tomber sur Fontaine -le-Port et il faudrait reprendre le chemin de la Vie-King Poëtik Balade.

Sigurd Le Nouveau Trouvère, munis comme toujours de ses instruments en bandoulière, mandoline, bodhrán, tambour irlandais, et flûte à bec, se tenait devant l’église Saint-Martin, où la pierre runique découverte le matin proclamait le « second feu » de l’amour, tel que prédit par Teilhard de Chardin. Porté par l’AWEN, souffle celtique de l’inspiration poétique, il donna le signal du départ vers la Tour d’Amour de Samois-sur-Seine, premier raid d’amour des Nouveaux Vikings dans la forêt de Fontainebleau, ralliant les cœurs à la Nouvelle Route des Vikings qui unissaient les peuples via la Scandibérique et la Seine.

Sigurd donna le signal de départ au groupe qui le suivait depuis Pipi plage, composé des deux enfants de Chartrettes avec leurs drakkars en carton, de la femme curieuse de Bois-le-Roi, émue par le partage matinal, et d’Astrid, la poétesse des sagas nordiques avec son carnet vibrant de kennings scaldiques et qui sentait sa passion viking monter de plus en plus en plus. D’autres habitants de Fontaine-le-Port, intrigués par cet événement hors des sentiers battus, un événement qu’il n’avait jamais vu de leur vie, se mirent à suivre timidement. Peut-être que certains auraient le courage, sitôt le pont de Fontaine-le-Port traversé, de s’enfoncer avec le groupe dans la forêt et d’aller ainsi au bout de leurs interrogations? Tout était possible avec le FVV. Toujours.

Sigurd frappa un rythme chamanique sur son bodhrán, invoquant Gebo (), rune du partage. « Chez les Vikings, le don était sacré », expliqua-t-il, d’une voix profonde et affirmée. « Lors des festins, comme le Freyrblót, ils offraient hydromel et poèmes pour tisser l’honneur. Puis, pendant l’évangélisation de la Scandinavie, touchés par la charité chrétienne qui résonnait avec leur compréhension cosmique de l’amour, incarnée par Freyja, déesse de la passion et de l’union, de la fertilité et du destin, ils unissaient leur culture ancestrale et la révélation chrétienne. » Il sortit sa flûte à bec en bois de poirier et joua une mélodie extrêmement douce et tendre aux accents scaldiques. Un son clair comme un fil d’étoiles en sortit, reliant les chênes de la forêt au cosmos.

Le sentier quitta les berges frangées de saules de la Seine pour s’enfoncer dans la forêt de Fontainebleau, vers le chemin du Rocher-de-Samois. Les rochers moussus et les « pierres druidiques », anciens autels mystiques, murmuraient des récits plongeant leurs racines bien avant l’arrivée du christianisme, où Aine, déesse celte de l’amour et de l’inspiration, régnait. Astrid déclama un kenning : « Au souffle doré des chênes se tisse le chemin des étoiles. » Elle raconta l’amour viking, passion vitale des sagas sous Freyja, puis l’agapè chrétienne, un « second feu » unificateur, dont la Tour d’Amour, haut lieu de chevalerie poétique béni par la planète Vénus, en était le symbole. « L’amour, comme le partage, défie le chacun pour soi », ajouta-t-elle, regardant les enfants. Un garçon tendit une petite pierre gravée d’un motif spiralé : « Pour ta quête, qu’elle grimpe jusqu’à la tour ! » Sigurd accompagna ce don d’un rythme léger sur le bodhrán, scellant le chant généreux de la rune Gebo.

Mais Nauthiz (ᚾ) pesait. Erik Gauthier, ex-entrepreneur et candidat aux municipales 2026 à Bois-le-Roi, suivait à distance, sa canne à pêche à la main. Craignant que le FVV ne concurrence son projet mercantile de grande fête viking populaire, il ruminait toujours son intention de le dénoncer comme « dérive sectaire ». Pourtant, son nom – Erik, « chef éternel », Gauthier, « chef d’armée » – et ses fêtes vikings costumées trahissaient un sang nordique. Troublé par le tambour de Sigurd et le murmure des chênes, il ralentit, la forêt semblant l’appeler.

À mi-chemin, près d’un rocher druidique, Sigurd invita à une séance de yoga runique. Uruz () d’abord : pieds ancrés dans la terre sablonneuse, le groupe psalmodia « UUUURUUUZ », le bodhrán pulsant la force de la terre. Puis Gebo () : bras croisés, ils murmurèrent « GEEBBOO », visualisant un cercle d’amour. Sigurd prit sa mandoline, jouant une mélodie trouvère inspirée des bardes anciens, son éclat évoquant ce feu de l’amour qui naissait dans les cœurs, béni par Aine et Freyja, les déesses nordique et celtique de l’amour . « L’amour viking, cosmique et communautaire, ranime la Tour d’Amour, antidote au repli sur soi des sociétés riches », dit-il. Fehu (), richesse spirituelle, s’éveilla dans leurs cœurs.

Aux abords de Samois-sur-Seine, sous un ciel crépusculaire, le groupe atteignit le Rocher de Samois, où la Tour d’Amour, silhouette abandonnée mais vibrante d’histoire, se dressait face à la Seine. Astrid chanta, sa voix scaldique vibrant comme l’arbre de vie du blason de Samois : « Nauthiz pèse, l’amour appelle, Uruz forge, Gebo tisse, Fehu brille. » Erik, s’approchant timidement, murmura : « Pas si fou… » Sigurd, frappant un dernier rythme sur le bodhrán, sourit : une communauté naissait, engendrée par le feu de l’amour.

Bien que les feux fussent interdits, Sigurd et Astrid, dans un souffle d’AWEN, sentirent l’autorisation de Vidar et de Cernunnos, les dieux nordique et celtique de la forêt, murmurer dans les feuillages. Ils allumèrent ainsi un petit feu près du rocher, et chacun partagea des victuailles – pain, fromage, noix – écho des festins ancestraux. Astrid dévoila une bouteille d’hydromel, nectar doré scintillant. « Le breuvage des scaldes », dit-elle, « un don sacré à Freyja, liant les cœurs comme l’AWEN d’Aine, des blóts païens aux fêtes chrétiennes. » Sigurd, caressant sa flûte à bec en bois de poirier, ajouta : « L’hydromel, feu liquide, porte l’amour des kennings qui défie le repli sur soi des sociétés riches et désenchantées ». Il joua une mélodie claire, extrêmement douce et tendre aux accents scaldiques, ses notes évoquant la douceur du nectar et la quête de la Tour d’Amour. Astrid versa l’hydromel dans des gobelets de bois, offrant le premier à l’enfant de la pierre spiralée. « Un don pour un don », murmura-t-elle, scellant Gebo. Le garçon goûta, ses yeux brillant comme Fehu.

Erik, invité par Astrid, accepta un gobelet. « Ce goût… jamais je n’aurais imaginé en proposer dans mes fêtes vikings ! » dit-il, sa méfiance commencent légèrement à fondre. Sigurd prit sa mandoline et chanta : « L’amour tisse, le feu s’élève, la Vie-King unit. » La forêt, témoin silencieux, semblait approuver, ses murmures dansant avec la Seine qui serpentait paisiblement au loin dans la petite vallée. Sous le ciel de Samois, le FVV forgeait une communauté, unie par l’amour et le partage, prête à gravir la Tour d’Amour.

Voir aussi

Laisser un commentaire