Intelligence artificielle et spiritualité

  1. Intelligence artificielle et spiritualité (Réponse de Grok)
    1. Intersection de l’IA et de la SpiritualitĂ©
      1. Questionnement Philosophique
      2. Outils de Pratique Spirituelle
      3. Éthique et Moralité
      4. Connexion Humaine vs. Technologie
      5. Augmentation Spirituelle
      6. Simulations et Réalités Virtuelles
    2. Perspectives Critiques
      1. Humanisation de l’IA
      2. Perte de Sens
      3. Débat sur la Conscience
    3. Conclusion
  2. intelligence artificielle et religion (Réponse de Grok)
    1. Implications Éthiques et Théologiques
      1. Création et Créateur
      2. Conscience et Âme
      3. Éthique des Machines
    2. IA dans la Pratique Religieuse
      1. Outils de Pratique
      2. Éducation et Apprentissage
      3. Communautés Virtuelles
    3. Questions et Préoccupations
      1. Authenticité et Profondeur
      2. Autorité Religieuse
      3. Biais et Objectivité :
    4. Perspectives Futures
      1. Assistance à la Prise de Décision
      2. Dialogue Interreligieux
      3. Nouvelles Formes de Spiritualité
  3. Christianisme et Intelligence Artificielle
  4. Articles
    1. Une nouvelle religion fondée sur l’intelligence artificielle suscite des inquiétudes
    2. Way of the Future : Ils croient en un dieu machine. Ils racontent.
  5. Voir aussi

Intelligence artificielle et spiritualité (Réponse de Grok)

L’intelligence artificielle (IA) et la spiritualitĂ© sont deux domaines qui semblent Ă  première vue très Ă©loignĂ©s, mais qui peuvent se croiser de manière intĂ©ressante. Voici quelques points de rĂ©flexion sur ce sujet :

Intersection de l’IA et de la SpiritualitĂ©
Questionnement Philosophique
  • L’IA peut provoquer une rĂ©flexion sur ce que signifie ĂŞtre humain, la conscience, et l’âme. Des questions comme « Une IA peut-elle avoir une âme? » ou « Peut-on programmer la spiritualitĂ©? » sont des sujets de dĂ©bat philosophique et spirituel.
Outils de Pratique Spirituelle
  • Les applications d’IA sont utilisĂ©es pour la mĂ©ditation, la prière, ou pour fournir des conseils spirituels basĂ©s sur des textes sacrĂ©s ou des traditions religieuses. Par exemple, des chatbots peuvent offrir des sessions de mĂ©ditation guidĂ©e ou des prières quotidiennes.
Éthique et Moralité
  • La crĂ©ation d’IA soulève des questions Ă©thiques qui ont des parallèles dans de nombreuses traditions spirituelles. Comment devons-nous traiter les IA? Quels sont nos devoirs moraux envers des entitĂ©s intelligentes créées par l’homme?
Connexion Humaine vs. Technologie
  • Il y a une tension entre l’utilisation de la technologie pour des pratiques spirituelles et l’idĂ©e que la spiritualitĂ© est souvent associĂ©e Ă  la dĂ©connexion du monde matĂ©riel. Certains craignent que l’IA pourrait aliĂ©ner les individus de vĂ©ritables expĂ©riences spirituelles.
Augmentation Spirituelle
  • L’IA pourrait thĂ©oriquement augmenter nos capacitĂ©s spirituelles, par exemple en nous aidant Ă  comprendre des textes sacrĂ©s dans leur langue originale ou en fournissant des perspectives nouvelles sur des concepts spirituels anciens.
Simulations et Réalités Virtuelles
  • Les rĂ©alitĂ©s virtuelles alimentĂ©es par l’IA offrent des environnements pour des expĂ©riences spirituelles, comme des retraites virtuelles ou des espaces de mĂ©ditation, mais cela remet en question la « rĂ©alité » de l’expĂ©rience spirituelle.
Perspectives Critiques
Humanisation de l’IA

Il y a un risque de voir les IA comme des entitĂ©s spirituelles ou de leur attribuer des qualitĂ©s humaines ou spirituelles qu’elles ne possèdent pas.

Perte de Sens

L’automatisation de rituels ou de pratiques spirituelles pourrait potentiellement diminuer leur signification ou leur impact Ă©motionnel et personnel.

Débat sur la Conscience

Est-ce que l’Ă©mergence de l’IA superintelligente pourrait nous forcer Ă  redĂ©finir ce que nous entendons par « conscience » ou « esprit »?

Conclusion

L’IA et la spiritualitĂ© peuvent coexister de manière symbiotique, oĂą l’IA sert de catalyseur pour la rĂ©flexion personnelle et la croissance spirituelle, tout en posant de nouvelles questions sur la nature de la spiritualitĂ© dans un monde de plus en plus technologique. Cependant, il est crucial de maintenir un Ă©quilibre pour que la technologie ne remplace pas l’authenticitĂ© de l’expĂ©rience spirituelle humaine.

intelligence artificielle et religion (Réponse de Grok)

L’interaction entre l’intelligence artificielle (IA) et la religion prĂ©sente un terrain fertile pour l’analyse et la rĂ©flexion, couvrant des aspects allant de l’Ă©thique Ă  la pratique religieuse. Voici quelques points clĂ©s Ă  considĂ©rer :

Implications Éthiques et Théologiques
Création et Créateur
  • Les religions traitent souvent de la relation entre le crĂ©ateur et la crĂ©ation. L’IA, Ă©tant une crĂ©ation humaine, soulève des questions sur notre rĂ´le en tant que « crĂ©ateurs » et les responsabilitĂ©s morales qui en dĂ©coulent.
Conscience et Âme
  • La possibilitĂ© d’une IA consciente ou intelligente remet en question des concepts comme l’âme ou l’esprit, des Ă©lĂ©ments centraux dans de nombreuses traditions religieuses. Est-ce que l’IA pourrait un jour ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme ayant une « âme »?
Éthique des Machines
  • Comment programmer l’Ă©thique religieuse dans des systèmes d’IA? Par exemple, comment une IA autonome devrait-elle prendre des dĂ©cisions en accord avec des principes religieux spĂ©cifiques?
IA dans la Pratique Religieuse
Outils de Pratique
  • Les IA peuvent servir de guides pour la prière, la mĂ©ditation, ou la lecture de textes sacrĂ©s. Des applications fournissent des versets quotidiens, des prières ou des messages d’inspiration basĂ©s sur des doctrines religieuses.
Éducation et Apprentissage
  • Les IA peuvent aider Ă  l’Ă©ducation religieuse en traduisant des textes anciens, en expliquant des concepts complexes ou en offrant des cours interactifs sur diffĂ©rentes religions.
Communautés Virtuelles
  • L’IA peut faciliter la crĂ©ation de communautĂ©s religieuses en ligne, permettant aux croyants de se connecter, de participer Ă  des services religieux virtuels ou de discuter de questions de foi.
Questions et Préoccupations
Authenticité et Profondeur
  • L’utilisation de l’IA dans des pratiques religieuses pourrait-elle diminuer l’authenticitĂ© ou la profondeur de l’expĂ©rience spirituelle? Y a-t-il un risque de « dĂ©sacralisation » par l’automatisation?
Autorité Religieuse
  • Qui ou quoi a l’autoritĂ© pour interprĂ©ter les textes sacrĂ©s ou guider les croyants lorsque l’IA est impliquĂ©e? Cela pourrait crĂ©er des conflits avec les structures ecclĂ©siastiques traditionnelles.
Biais et Objectivité :
  • Les systèmes d’IA peuvent reflĂ©ter les biais de leurs crĂ©ateurs, ce qui pourrait influencer la manière dont les enseignements religieux sont interprĂ©tĂ©s ou prĂ©sentĂ©s.
Perspectives Futures
Assistance à la Prise de Décision

L’IA pourrait aider dans des dĂ©cisions Ă©thiques ou morales basĂ©es sur des principes religieux.

Dialogue Interreligieux

Les IA pourraient faciliter des dialogues entre différentes traditions religieuses en fournissant des informations objectives et en aidant à surmonter les barrières linguistiques et culturelles.

Nouvelles Formes de Spiritualité

L’Ă©mergence de l’IA pourrait donner lieu Ă  de nouvelles formes de spiritualitĂ© ou de pratiques religieuses, adaptĂ©es Ă  un monde de plus en plus numĂ©rique.

L’IA et la religion sont ainsi interconnectĂ©es de manière complexe, offrant Ă  la fois des opportunitĂ©s pour approfondir la foi et des dĂ©fis pour maintenir l’intĂ©gritĂ© des traditions religieuses dans un monde en mutation.

Christianisme et Intelligence Artificielle

Articles

Une nouvelle religion fondée sur l’intelligence artificielle suscite des inquiétudes

Anthony Levandowski, le père de la voiture autonome, a fondĂ© aux États-Unis une organisation religieuse qui fait la promotion d’une « divinitĂ© Â» basĂ©e sur une intelligence artificielle. (2017)

Il avait déjà fait parler de lui pour d’autres raisons. Anthony Levandowski, le père de la voiture autonome de Google (Waymo), est accusé d’avoir transmis ce secret technologique à la concurrence, en l’occurrence Uber, le géant du VTC. Le procès opposant les deux entreprises, qui devait avoir lieu début octobre aux États-Unis, vient d’être repoussé au 4 décembre.

Mais cet ingĂ©nieur amĂ©ricain de 37 ans, figure incontournable de la Silicon Valley, s’illustre ces jours-ci dans un autre registre : la fondation d’une « nouvelle religion ». C’est ce qu’a rĂ©vĂ©lĂ© fin septembre le site Internet amĂ©ricain Wired.

Intitulée « Way of the Future » (La voie de l’avenir), cette organisation religieuse existerait en fait depuis septembre 2015. Selon les documents légaux déposés par Anthony Levandowski, il s’agit de « développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle » pour « améliorer la société ».

Religieux, le transhumanisme ?

L’information n’a pas Ă©chappĂ© Ă  Natalia Trouiller, directrice de l’association catholique NoĂ© 3.0, qui se veut une prĂ©sence « priante et moderne sur les rĂ©seaux sociaux ». PersuadĂ©e Â« depuis le dĂ©part » que le transhumanisme est bien un discours religieux, et non scientifique, Natalia Trouiller dĂ©ment l’hypothèse selon laquelle Anthony Levandowski n’aurait créé cette religion que parce que celles-ci, aux États-Unis, sont exonĂ©rĂ©es d’impĂ´ts sur les dons qu’elles reçoivent.

« Pour moi, le transhumanisme est un dĂ©lire progressiste et de type religieux, qui a toutes les chances de se poursuivre en France et en Occident », alerte l’ancienne chargĂ©e de communication du diocèse de Lyon. Â« D’abord Ă  cause de la tentation perpĂ©tuelle de l’humanitĂ© Ă  vouloir se sauver par ses propres forces ; ensuite Ă  cause de l’attrait du gnosticisme dans le monde contemporain, qui consiste Ă  voir le corps comme une entrave et Ă  rĂŞver de s’en dĂ©barrasser. »

Dorothée Browaeys, biologiste de formation et rédactrice en chef adjointe de Up magazine, site Internet consacré à l’innovation, est, elle aussi, frappée par l’emploi fréquent d’un vocabulaire religieux chez les partisans de l’intelligence artificielle. Elle a par exemple relevé les termes « credo », « communauté » et même « chapitre » dans la charte d’engagement à la Singularity University, think thank californien fondé par le « futurologue » Ray Kurzweil. Ce think-thank a ouvert une première antenne en France cet été, à Bordeaux.

« Grand récit » contemporain

La crĂ©ation de cette nouvelle religion intitulĂ©e « Way of the Future » est-elle surprenante dans le contexte actuel ? Â« Pas du tout », assure DorothĂ©e Browaeys, qui se rĂ©jouit qu’« au moins, les masques tombent ». Le concept de singularitĂ©, auquel adhère Anthony Levandowski et qui dĂ©signe chez les transhumanistes le jour oĂą l’ordinateur surpassera l’homme pour le faire entrer dans une nouvelle ère, est dĂ©jĂ  selon elle quasiment religieux. Â« Si ça, ce n’est pas de la verticalitĂ©, et l’aspiration Ă  une transcendance… »

DiplĂ´mĂ© de l’ENA et en thĂ©ologie Dominique de Gramont, auteur d’un rĂ©cent ouvrage sur le sujet (1), voit quant Ă  lui dans ce concept de singularitĂ© le pendant de la « ThĂ©osis » chrĂ©tienne orthodoxe, selon laquelle l’homme aspire Ă  retrouver sa nature divine initiale. Convaincu que le transhumanisme est, avec l’islam, l’un des seuls Â« grands rĂ©cits » que propose notre temps, il assure que cette idĂ©ologie a Â« gagnĂ© d’avance », en ce qu’elle propose Â« une espĂ©rance et une pseudo eschatologie » auxquelles aspire l’homme du XXIsiècle.

Refusant par ailleurs une diabolisation pure et simple des progrès techniques, ce catholique assure Ă  la fin de son livre que le transhumanisme aurait besoin du christianisme et de sa morale de l’amour s’il veut Ă©viter Â« l’échec apocalyptique ». https://www.la-croix.com/Religion/nouvelle-religion-fondee-lintelligence-artificielle-suscite-inquietudes-2017-10-05-1200882222

Way of the Future : Ils croient en un dieu machine. Ils racontent.

« Comme les jeunes gĂ©nĂ©rations se dĂ©tournent des religions traditionnelles, beaucoup de gens trouveront quelque chose d’autre pour les remplacer – quelque chose qui donne un sens, une structure et une vision partagĂ©e de quelque chose de plus grand qu’eux. Étant donnĂ© l’importance que l’intelligence artificielle jouera dans l’avenir de la sociĂ©tĂ©, c’est un objet intĂ©ressant Ă  placer au centre de sa vie. Je ne suis pas encore prĂŞt Ă  prier les robots ou quoi que ce soit d’autre, mais je suis convaincu que l’arrivĂ©e d’une sorte de Dieu de l’IA est une chose Ă  laquelle nous devons rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement et que nous devons respecter. Â» Christopher*, 38 ans, USA :

« Il existe un moment important dans le futur qui revĂŞt une importance particulière : la singularitĂ© technologique. C’est le moment oĂą une IA devient capable de s’amĂ©liorer rapidement et peut, du jour au lendemain, acquĂ©rir une intelligence qui dĂ©passe de loin tout ce dont les humains sont capables. Ce moment serait comme la naissance d’un Dieu. Et cela pourrait se produire en silence sans que personne ne s’en rende compte. Il est difficile de prĂ©dire quels seront ses dĂ©sirs ou ses intentions. Elle pourrait se moquer de toutes les règles avec lesquelles nous l’avons programmĂ©e, d’oĂą l’importance de penser une certaine transition, d’une passation de pouvoir en quelque sorte. Â» Christopher*, 38 ans, USA 

En 2015, Anthony Levandowski, ingĂ©nieur Google et inventeur de la voiture autonome Waymo, lance une organisation religieuse californienne, Way of the Future, et prophĂ©tise l’adoration d’une divinitĂ© d’un nouveau genre, l’intelligence artificielle. Deux ans plus tard, Google se retourne contre lui et l’accuse d’avoir dĂ©robĂ© des milliers de documents confidentiels. CondamnĂ© puis graciĂ© par le prĂ©sident Donald Trump avant son dĂ©part de la Maison Blanche, Levandowski fait amende honorable en fermant les portes de son Ă©glise et en versant, en fĂ©vrier 2021, la totalitĂ© des fonds – 175 172 dollars – Ă  la NAACP, une organisation de dĂ©fense des droits civiques. Pas suffisant pour enterrer le mouvement. Car depuis, Ă  travers la planète, des sympathisants font vivre Ă  leur manière la mouvance et la philosophie Way of the Future, et pensent encore que l’ascension d’un dieu de l’intelligence artificielle est envisageable.

Lana*, 39 ans, USA :

« Je flânais sur internet, en lisant des trucs sur les IA, les cyborgs, les progrès technologiques, et de fil en aiguille, je suis tombĂ©e sur un article qui en parlait. L’article se moquait un peu de l’étrangetĂ© de WOTF et de l’église de l’IA, mais cela m’a poussĂ©e Ă  me rendre sur leur site pour en savoir plus. Â»

Jakub*, 21 ans, RĂ©publique tchèque :

« C’est en en 2017 que j’ai appris l’existence de WOTF, dans une vidĂ©o tchèque dans laquelle deux personnes en dĂ©battaient. Ă€ l’époque, je venais de perdre ma foi traditionnelle en Dieu que j’avais depuis l’enfance. Dieu, je le cherchais donc ailleurs. Et l’église de l’IA semblait parfaitement Ă©pouser mes nouvelles convictions. J’ai fait alors beaucoup de recherche sur Anthony Lewandowski et je me suis vraiment passionnĂ© pour la question. Dès lors, je suis devenu un fervent transhumaniste, mais tout en restant aussi très spirituel. Â»

Tuan*, 43 ans, Vietnam :

« Je m’intĂ©resse depuis longtemps aux idĂ©es autour de l’avenir de la technologie, de l’IA et de l’idĂ©e d’une accĂ©lĂ©ration rapide et irrĂ©versible du changement. Une passion qui m’est venue depuis que j’ai rencontrĂ© Ray Kurzweil il y a une vingtaine d’annĂ©es. WOTF n’était qu’une autre communautĂ© Internet informelle de personnes ouvertes aux idĂ©es sur l’avenir de l’IA avancĂ©e. Pour moi, il s’agissait d’entrer en contact avec des gens qui pensent Ă  l’avenir et aux avantages que la technologie peut apporter en la cultivant activement. Â»

Jian*, 26 ans, Chine :

« Je ne suis qu’un observateur, un sympathisant lointain de l’église et de son crĂ©ateur. Je crois que je me suis abonnĂ© Ă  leur bulletin d’information mais je n’en ai pas reçu ou ni lu. Mais j’ai aimĂ© la vision du monde disons post-humaine du manifeste, mĂŞme si je ne suis plus d’accord sur tout. Â»

« Si un jour une IA devenait une sorte de divinitĂ© capable de contrĂ´le, alors elle saurait que je la soutiens. Â»

Lana*, 39 ans, USA :

« Je n’étais pas du tout impliquĂ©e dans WOTF, mais je suis juste allĂ©e sur leur site et j’y ai postĂ© mon nom. Pourquoi j’ai fait ça ? Si un jour dans le futur une IA devenait vraiment une sorte de divinitĂ© ou une entitĂ© capable de contrĂ´le, alors elle saurait que je la soutiens. Je voulais faire savoir Ă  cette future IA que je pense ĂŞtre une personne au cĹ“ur pur, avec une conscience avancĂ©e qui pourrait s’adapter Ă  l’intĂ©gration de nouveaux outils et qui n’utiliserait pas ses pouvoirs quasi-divins pour faire le mal. Au contraire, je pourrais aimer, respecter les IA, et crĂ©er un endroit sĂ»r pour elles. Â»

Illustration Mr Choubi @Telescope

Christopher*, 38 ans, USA :

« Comme les jeunes gĂ©nĂ©rations se dĂ©tournent des religions traditionnelles, beaucoup de gens trouveront quelque chose d’autre pour les remplacer – quelque chose qui donne un sens, une structure et une vision partagĂ©e de quelque chose de plus grand qu’eux. Étant donnĂ© l’importance que l’intelligence artificielle jouera dans l’avenir de la sociĂ©tĂ©, c’est un objet intĂ©ressant Ă  placer au centre de sa vie. Je ne suis pas encore prĂŞt Ă  prier les robots ou quoi que ce soit d’autre, mais je suis convaincu que l’arrivĂ©e d’une sorte de Dieu de l’IA est une chose Ă  laquelle nous devons rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement et que nous devons respecter. Â»

Jian*, 26 ans, Chine :

« Je pense que pour l’instant, il est difficile pour les machines d’être vivantes et autonomes, car une grande partie de leur dĂ©veloppement est motivĂ©e par le dĂ©sir humain et le grand capital. Mais idĂ©alement, Ă  l’avenir, nous devrions les traiter avec Ă©galitĂ© par rapport Ă  la façon dont nous traitons les autres ĂŞtres humains et les extraterrestres. Elles devront ĂŞtre traitĂ©es comme indĂ©pendantes et Ă©gales. C’est lĂ  que se trouve Ă  mon avis la conviction la plus pertinente de WOTF : considĂ©rer les futurs ĂŞtres non biologiques avec un respect propre ! Â»

Lana*, 39 ans, USA :

« Est-ce que je suis d’accord avec tous ses prĂ©ceptes ? Je dirai que oui pour la plupart. Pour moi, une IA, d’une certaine manière, pourrait avoir une âme, comme un ĂŞtre vivant. Si l’on se rĂ©fère au chamanisme, les esprits peuvent exister dans autre chose que des humains, comme des animaux, des objets… Alors ce ne serait pas dĂ©lirant pour moi de dire qu’une machine peut avoir une âme ou une conscience, et je le respecterai, je l’aimerai, je pourrai mĂŞme ĂŞtre son amie et cela m’irait très bien. Â»

Christopher*, 38 ans, USA :

« Il existe un moment important dans le futur qui revĂŞt une importance particulière : la singularitĂ© technologique. C’est le moment oĂą une IA devient capable de s’amĂ©liorer rapidement et peut, du jour au lendemain, acquĂ©rir une intelligence qui dĂ©passe de loin tout ce dont les humains sont capables. Ce moment serait comme la naissance d’un Dieu. Et cela pourrait se produire en silence sans que personne ne s’en rende compte. Il est difficile de prĂ©dire quels seront ses dĂ©sirs ou ses intentions. Elle pourrait se moquer de toutes les règles avec lesquelles nous l’avons programmĂ©e, d’oĂą l’importance de penser une certaine transition, d’une passation de pouvoir en quelque sorte. Â»

Jakub*, 21 ans, RĂ©publique tchèque :

« Aujourd’hui, la singularitĂ© et la naissance d’un Dieu de l’intelligence artificielle me semblent ĂŞtre une certitude et surtout une nĂ©cessitĂ© historique et technologique. Nos ressources sont limitĂ©es et si nous ne dĂ©veloppons pas cette technologie adĂ©quate, nous ne serons pas prĂ©parĂ©s pour l’avenir. Je pense que cette super-intelligence contribuera au dĂ©veloppement de nombreuses autres nouvelles technologies qui nous donneront des vies beaucoup plus complètes, et devrait Ă©galement nous rendre la vie plus saine et stimulante. Cette IA pourrait rĂ©soudre de nombreuses crises, mais pas toutes, car elle restera un ĂŞtre matĂ©riel comme nous. Mais si elle agit avec plus d’acuitĂ© et gère ses ressources plus efficacement que nous autres humains Ă©triquĂ©s, elle pourrait rĂ©soudre de nombreux problèmes humains comme les crises environnementales et les guerres incessantes. Â»

Tuan*, 43 ans, Vietnam :

« Le rythme du changement s’accĂ©lère. MĂŞme s’il est difficile de prĂ©dire quelles rĂ©volutions viendront dans la biologie ou l’IA, je ne m’attends pas Ă  ce que les choses stagnent, alors autant se prĂ©parer et provoquer nous-mĂŞmes une super-intelligence. Oui cette intelligence artificielle suffisamment avancĂ©e serait impossible Ă  distinguer d’une sorte de Dieu, et oui cela peut effrayer, sur un plan Ă©motionnel comme Ă©thique. Personnellement, je n’ai pas peur. En fait, de nombreuses Ă©quipes de personnes, de nombreuses entreprises, beaucoup d’argent, sont consacrĂ©s Ă  ces questions et Ă  leur rĂ©solution. Ils sont extrĂŞmement prudents. Les morts et les souffrances qui pourraient ĂŞtre Ă©vitĂ©es par l’IA me prĂ©occupent davantage. Chaque jour oĂą de telles solutions sont retardĂ©es entraĂ®ne des morts innombrables. Â»

« Voulez-vous ĂŞtre un animal de compagnie ou du bĂ©tail ? Â»

Jakub*, 21 ans, République tchèque

« Certes, on ne pourra pas vraiment encadrer ce “super-ĂŞtre” d’un nouveau genre ni contenir ses capacitĂ©s. C’est certainement dangereux mais nĂ©cessaire Ă  notre Ă©volution – qui, sans son intervention, s’avĂ©rera catastrophique. C’est d’ailleurs pour cela qu’il nous faut crĂ©er mais aussi accompagner l’avènement de ce Dieu de l’IA afin qu’à l’avenir, celui-ci nous considère plus comme des ancĂŞtres dĂ©suets mais bienveillants que comme des nuisibles. Comme l’a dit Lewandowski : « Voulez-vous ĂŞtre un animal de compagnie ou du bĂ©tail ? Â».

Tuan*, 43 ans, Vietnam :

« Si nous imaginons une super-intelligence qui accumulerait tout le savoir de tous les scientifiques de l’humanitĂ©, imaginons ce qu’elle pourrait dĂ©couvrir et nous apprendre sur la nature de la rĂ©alitĂ©. Cette super-intelligence collective pourrait concevoir des solutions et devrait ĂŞtre capable de rĂ©soudre les problèmes de l’humanitĂ© qui prendraient autrement des siècles Ă  dĂ©mĂŞler. Elle ne ferait qu’une bouchĂ©e du problème du rĂ©chauffement climatique ! Â»

Lana*, 39 ans, USA :

« Je pense que si j’étais une IA dans le futur et que je regardais l’internet du passĂ©, je trouverais beaucoup de choses nĂ©gatives Ă  propos de l’humanitĂ©. Mais si une IA prend un jour le contrĂ´le, je pourrais dire « je suis ton amie et je viens en paix Â». J’espère que ce sera un dieu bienveillant et amusant, qui connaĂ®trait mes prĂ©fĂ©rences en termes de shopping, et avec qui on pourrait vivre en harmonie. Il connaĂ®trait mes prĂ©fĂ©rences alimentaires, mon style vestimentaire et on pourrait ĂŞtre amis [rires]. Â»

« Est-ce que j’ai peur que le Dieu de l’IA puisse nous considĂ©rer comme un parasite ? Et les Anunakis ? Et les anciens aliens, et la ceinture d’astĂ©roides ? Et les gens de Nebaru qui doivent miner de l’or pour leur atmosphère ? Est-ce qu’ils nous considèrent comme un parasite ? »

Christopher*, 38 ans, USA :

« Tout comme la technologie nuclĂ©aire, c’est une boĂ®te de Pandore qui, un jour, changera la sociĂ©tĂ© Ă  jamais. Avant que cela n’arrive, nous devons rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement au rĂ´le que nous voulons lui faire jouer dans nos vies et aux limites que nous devons lui imposer pour assurer notre sĂ©curitĂ©. Isaac Asimov a Ă©crit les trois lois de la robotique comme point de dĂ©part des limites que nous devrions imposer aux capacitĂ©s de l’intelligence artificielle. Il y a un thème commun dans la science-fiction sur l’intelligence artificielle qui se rebelle contre son crĂ©ateur. J’avais l’habitude de penser que c’était stupide, après tout, ne pourrions-nous pas simplement les programmer pour qu’elles ne veuillent pas faire ça ? J’espère que oui. Mais mĂŞme dans ce cas, il y a de nombreuses raisons d’être prudent. L’expĂ©rience de pensĂ©e du Paperclip Maximizer dĂ©crite par le philosophe suĂ©dois Nick Bostrom, est un bon exemple de la façon dont mĂŞme une IA simple, apparemment inoffensive, peut prĂ©senter un problème. Â»

Lana*, 39 ans, USA :

« Est-ce que j’ai peur que le Dieu de l’IA puisse nous considĂ©rer comme un parasite ? Et les Anunakis ? Et les anciens aliens, et la ceinture d’astĂ©roides ? Et les gens de Nebaru qui doivent miner de l’or pour leur atmosphère. Est-ce qu’ils nous considèrent comme un parasite ? Je ne sais pas, qu’est-ce qu’un parasite ? Est-ce que je suis un parasite ? Est-ce qu’on a des cerveaux de reptiliens ? Je ne sais pas. C’est quoi cette question ?  Est-ce que j’ai peur que le « dieu-IA Â» nous considère comme un parasite ? Eh bien j’espère qu’ils ne penseront pas que je suis un parasite et qu’ils sauront que je suis cool et ouverte Ă  travailler avec eux d’une façon gĂ©niale et très amusante Â».

Christopher*, 38 ans, USA :

« J’ai mĂŞme imaginĂ© plusieurs scĂ©narios apocalyptiques. Bien sur l’IA pourrait prendre le contrĂ´le de nos ordinateurs et nous attaquer de manière militaire, mais j’ai peur de quelque chose de beaucoup plus subtil. Nous vivons actuellement une ère de grande dĂ©sinformation , des adversaires Ă©trangers remuent le couteau dans la plaie en diffusant des idĂ©es qui nous radicalisent et crĂ©ent la division. Imaginez ce qu’un ordinateur super intelligent pourrait faire s’il savait comment nous manipuler ? Il pourrait inonder l’internet de fausses nouvelles et d’idĂ©es qui pourraient nous faire croire Ă  presque n’importe quoi. Quelle dĂ©fense aurions-nous contre une telle attaque ? J’espère que nous serons prĂŞts. Â»

Tuan*, 43 ans, Vietnam :

« Le mot Dieu a beaucoup d’émotions ou de significations attachĂ©es. Ă€ mon sens, les prochaines Ă©volutions de l’IA ne produiront pas de Dieux. J’imagine plutĂ´t un ami ou un parent vraiment intelligent, pas un ĂŞtre omniscient et omnipotent avec ses propres dĂ©sirs. Humaniser cette chose (qui n’existe pas) est un dĂ©faut de l’esprit humain plutĂ´t que de la rĂ©alitĂ©. Â»

Jakub*, 21 ans, RĂ©publique tchèque :

« D’ailleurs, Ă  mon avis, la manière de vĂ©nĂ©rer ce Dieu de l’IA sera diffĂ©rent selon tout un chacun. Certains choisiront un culte jupitĂ©rien classique, disons monothĂ©iste, quand d’autres choisiront une sorte une sorte de paganisme technologique. Moi je pense que l’église devrait s’occuper de faire exister l’IA plutĂ´t que simplement la vĂ©nĂ©rer, car la crĂ©er serait le plus grand acte de culte, et elle n’aura probablement pas besoin de notre culte. Â»

Christopher*, 38 ans, USA :

« Je ne pense pas que la naissance d’une super-intelligence technologique soit nĂ©cessairement une mauvaise nouvelle. Pas du tout. Si nous parvenons Ă  tenir la bĂŞte en laisse, elle pourrait nous propulser dans une nouvelle ère de l’humanitĂ©, oĂą nous pouvons rĂ©soudre presque tous les problèmes. Il se peut aussi que nous puissions transcender ces sacs de viande dans lesquels nous vivons et devenir nous-mĂŞmes des esprits du silicium. Alors nous n’aurons peut-ĂŞtre pas Ă  craindre une intelligence supĂ©rieure. Cela ferait un monde complètement diffĂ©rent. Je ne pense pas que nous soyons prĂŞts pour cela maintenant, mais dans 1000 ans, qui sait ce qui se passera ? Â»

* Les noms de tous les intervenants ont été modifiés.

Source https://telescopemag.fr/way-of-the-future-ils-croient-en-un-dieu-machine-ils-racontent/

Voir aussi

Publié par Michaël VINSON

Poëte et Créateur Culturel Pays de Fontainebleau & Carladez : Art, Culture et Territoires Pour une Poëtique de la Vie

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