L’harmonie des sphères ou Musique des Sphères est une thĂ©orie d’origine pythagoricienne, fondĂ©e sur l’idĂ©e que l’univers est rĂ©gi par des rapports numĂ©riques harmonieux, et que les distances entre les planètes dans la reprĂ©sentation gĂ©ocentrique de l’univers — Lune, Mercure, VĂ©nus, Soleil, Mars, Jupiter, Saturne, sphère des fixes — sont rĂ©parties selon des proportions musicales, les distances entre planètes correspondant Ă des intervalles musicaux. Les pythagoriciens se partageaient entre mathĂ©maticiens (de mathematikoi en grec, « ceux qui s’adonnent Ă l’étude ») et acousmaticiens (acousmatikoi, « ceux qui Ă©coutent » les prĂ©ceptes du maĂ®tre Pythagore, et gardent le silence), mais les deux Ă©taient intĂ©ressĂ©s par l’harmonie des sphères, notion Ă la fois scientifique Ă©tudiĂ©e Ă travers l’astronomie, les mathĂ©matiques, la musicologie, et mĂ©taphysique (notion de Tout, d’harmonie).
Il faut s’entendre sur les mots. En grec ancien, on dit harmonia tou kosmou, « harmonie du cosmos », « musique du monde ». Le mot « harmonie » a un sens très large, il dĂ©signe surtout les bonnes proportions, la convenance entre parties, d’une part, et entre parties et tout, d’autre part. Le mot « musique » (mousikĂŞ) renvoie Ă l’Art des Muses (suivantes d’Apollon), Ă toute culture de l’esprit, artistique ou scientifique, par opposition Ă la gymnastique, « culture du corps ». Le mot « sphère », chez Aristote, dans son traitĂ© Du ciel, dĂ©signe la zone d’influence d’une planète.
La thĂ©orie de l’harmonie des sphères chez les pythagoriciens est attestĂ©e dès Platon et surtout Aristote. Elle date sans doute d’une pĂ©riode postĂ©rieure Ă Pythagore (530 av. J.-C.) et mĂŞme Philolaos (400 av. J.-C.)
En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Harmonie_des_sph%C3%A8res
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Naturalis concordia vocum cum planetis


L’hymne du 12e siècle » Naturalis concordia vocum cum planetis » est l’œuvre musicale la plus ancienne connue inspirée de l’harmonie des sphères. Il utilise une gamme planétaire de 2 octaves, la première consacrée aux astres et la seconde à la zoologie des bienheureux. Elle diffère de celle de Boèce :
Ciel fa,
Saturne mi,
Jupiter ré,
Mars do,
Soleil si,
Vénus la,
Mercure sol,
Lune fa,
Terre silentium !
