Pourquoi ouvrir un Village d’Art à l’international ?

Pourquoi un Village International d’Art ?

L’ouverture au monde comme condition de la création artistique et culturelle

L’art n’a jamais grandi derrière des frontières.

Depuis toujours, les grandes périodes de création naissent de la rencontre entre des cultures, des sensibilités et des imaginaires différents. Les grandes écoles artistiques, les villes créatives et les foyers culturels les plus féconds ont tous été des lieux de circulation des hommes, des idées et des œuvres.

Mais un Village International d’Art ne se limite pas aux arts plastiques, à la musique, au théâtre ou à la littérature.

Il est aussi un lieu de création culturelle.

Autrement dit, un lieu où l’on n’invente pas seulement des œuvres, mais également de nouvelles façons de vivre ensemble : des fêtes, des parcours, des lieux de rencontre, des projets éducatifs, des expériences de Tourisme Poëtique, des coopérations entre habitants, artistes, écoles, associations, chercheurs et visiteurs venus du monde entier.

L’ouverture internationale n’est donc pas un choix de prestige.

Elle constitue une condition essentielle du développement artistique, culturel, humain et territorial.


Les fondements scientifiques de l’ouverture internationale

Les sciences humaines, la psychologie, la sociologie, l’économie, la géographie et les recherches sur l’innovation convergent aujourd’hui vers un même constat : les systèmes ouverts sont généralement plus créatifs, plus résilients, plus innovants et plus aptes à apprendre que les systèmes fermés.

L’ouverture internationale favorise notamment :

Diversification cognitive

Découverte de nouvelles façons de penser, réduction des biais liés au milieu d’origine et développement de la créativité par la rencontre d’idées éloignées.

Hybridation culturelle

Dialogue entre traditions artistiques, apparition de formes nouvelles et renouvellement des pratiques locales.

Innovation

Les innovations émergent souvent à l’intersection de plusieurs cultures, disciplines et expériences.

Capital social

Création de réseaux internationaux, multiplication des collaborations et enrichissement des échanges.

Résilience territoriale

Diversification des partenaires, meilleure capacité d’adaptation et moindre dépendance à un seul réseau local.

Attractivité

Accueil d’artistes, chercheurs, étudiants, visiteurs et partenaires, renforçant le rayonnement du territoire.

Économie créative

Développement du tourisme culturel, création de nouvelles activités et diversification des ressources économiques.

Circulation des talents

Résidences, échanges de compétences et formation permanente des acteurs culturels.

Qualité artistique

Confrontation à d’autres pratiques, élévation du niveau d’exigence et renouvellement des démarches créatives.

Lutte contre l’entre-soi

Ouverture à des regards indépendants, limitation des logiques de clans et évaluation plus objective des projets.

Dialogue interculturel

Développement de la compréhension entre les peuples et construction d’une culture de coopération.

Transmission des patrimoines

Valorisation réciproque des héritages culturels et découverte de nouvelles traditions.

Développement humain

Curiosité, apprentissage des langues, adaptabilité et capacité à comprendre la complexité du monde.

Écosystème d’apprentissage

Les artistes apprennent les uns des autres et les habitants deviennent eux-mêmes acteurs d’une éducation permanente.

Légitimité scientifique et culturelle

Coopérations avec universités, musées, écoles d’art et centres de recherche.

Rayonnement international

Construction d’une réputation durable fondée sur la qualité des échanges et des créations.

Effet réseau

Chaque nouveau partenaire enrichit l’ensemble du projet et multiplie les possibilités de coopération.

Adaptation aux mutations contemporaines

Meilleure compréhension des transformations numériques, écologiques, sociales et technologiques.

Contribution au bien commun mondial

Des créations enracinées dans un territoire mais capables de dialoguer avec les grandes questions universelles.


La création culturelle : une ambition plus large que l’art

Si l’art produit des œuvres, la création culturelle produit également des situations, des rencontres, des récits, des fêtes, des institutions et des formes nouvelles de vie collective.

Un Village International d’Art devient alors un laboratoire où se développent simultanément plusieurs fonctions.

Fonction créatrice

Faire naître des œuvres et des projets inédits.

Fonction culturelle

Faire dialoguer les patrimoines et renouveler les traditions.

Fonction anthropologique

Découvrir d’autres façons d’habiter le monde.

Fonction philosophique

Interroger les évidences et ouvrir de nouvelles visions.

Fonction démocratique

Favoriser la diversité des points de vue et la participation de tous.

Fonction éducative

Apprendre ensemble tout au long de la vie.

Fonction territoriale

Faire du village un lieu de rencontre plutôt qu’un simple lieu de résidence.

Fonction sociale

Créer des liens durables entre habitants, artistes et visiteurs.

Fonction économique

Développer une économie fondée sur la créativité et la coopération.

Fonction symbolique

Produire des récits capables de donner du sens aux territoires.

Fonction civilisationnelle

Contribuer au dialogue entre les cultures et à la construction d’une civilisation fondée sur la coopération plutôt que sur la confrontation.


Une nouvelle vision du territoire

L’international n’est pas l’opposé du local.

Il est ce qui permet au local de révéler pleinement sa singularité.

Un village qui se ferme finit par répéter ce qu’il connaît déjà.

Un village qui s’ouvre devient un laboratoire vivant où se créent des œuvres, des idées, des rencontres, des fêtes, des parcours, des institutions et des formes nouvelles de vie culturelle.

Bois-le-Roi Village International d’Art s’inscrit dans cette ambition.

Non pour devenir un simple lieu d’exposition.

Mais pour devenir un territoire où l’art, la création culturelle et le dialogue entre les peuples contribuent ensemble au développement humain et au bien commun.

« Un Village International d’Art n’est pas un village qui accueille le monde. C’est un village qui crée avec le monde. »

-> BOIS-LE-ROI VILLAGE INTERNATIONAL D’ART (BLR VIA)