Olivier Larronde à Valvins : Le Pèlerinage du Silence

  1. Introduction
  2. 1. L’Exil de l’Intérieur : La Maison de Samoreau
  3. 2. Le Miroir du Maître : De l’autre côté de l’eau
  4. 3. La Rencontre Finale : Le Cimetière de Samoreau
  5. La maison d’Olivier Larronde à Samoreau
  6. Voir aussi

Introduction

« Larronde n’est pas venu à Valvins en visiteur, il y est venu en héritier. Ici, la poésie ne se lit plus, elle se marche. »

Alors que Paris fut le théâtre de son éclat et de sa chute, les bords de Seine à Samoreau et Valvins furent le lieu de son ultime retrait. En s’installant dans l’ombre portée de Stéphane Mallarmé, Olivier Larronde a transformé une filiation littéraire en une cohabitation géographique et éternelle.


1. L’Exil de l’Intérieur : La Maison de Samoreau

Après l’agitation du 7ème arrondissement, Larronde trouve refuge dans une petite maison de Samoreau, appartenant à la famille de son compagnon Jean-Pierre Lacloche.

  • Le sanctuaire : C’est ici que fut préservé pendant des décennies le précieux fonds documentaire et artistique (manuscrits, dessins de Giacometti, correspondances).
  • L’atmosphère : Loin de l’opium des salons parisiens, Larronde y vit une forme de « grâce dépouillée », une survie poétique face à la forêt et au fleuve.

2. Le Miroir du Maître : De l’autre côté de l’eau

Pour Larronde, Valvins n’est pas un décor, c’est un miroir.

  • Le dialogue des rives : Depuis Samoreau, Larronde contemple la maison de Mallarmé sur la rive opposée. C’est le point de vue qu’adoptera plus tard le Professeur Suzuki, traducteur japonais de Mallarmé, pour saisir l’insaisissable.
  • La Forêt : Les sentiers de Fontainebleau deviennent le lieu d’une « retraite tactique » où Larronde marche dans les pas du Maître, fuyant le « manque d’amour » de la capitale pour la solitude minérale des rochers.

3. La Rencontre Finale : Le Cimetière de Samoreau

Le pèlerinage s’achève par un face-à-face bouleversant.

  • Le voisinage d’outre-tombe : Olivier Larronde meurt en 1965. Selon les vœux de Jean-Pierre Lacloche, il est inhumé à quelques mètres seulement de Stéphane Mallarmé.
  • L’anecdote : On raconte qu’à la fin de sa vie, Larronde se sentait investi d’une mission mystique : veiller sur le silence de Mallarmé. Aujourd’hui, leurs deux sépultures scellent l’axe Paris-Valvins-Tokyo dans une éternité partagée.

La maison d’Olivier Larronde à Samoreau

L’adresse exacte de la maison où Olivier Larronde s’est éteint à Samoreau n’est généralement pas indiquée de manière publique dans les guides touristiques classiques, car elle est restée une propriété privée liée à la famille de Jean-Pierre Lacloche.

Cependant, les recherches historiques et les témoignages de l’époque situent cette demeure rue de l’Église à Samoreau (parfois mentionnée comme étant à l’angle ou très proche de la place de l’Église).

Cette localisation est très cohérente avec notre projet de guide de tourisme poétique sur les pas de Larronde à Paris et Samoreau/Valvins pour plusieurs raisons :

  1. La proximité immédiate : Elle est située au cœur du village, à quelques pas de l’église et à peine à quelques minutes de marche du cimetière où il repose aujourd’hui aux côtés de Mallarmé.
  2. L’axe spirituel : Depuis cette zone du village, on accède rapidement aux bords de Seine qui font face à Valvins.
  3. Le sanctuaire : C’est dans cette maison que le fonds (œuvres d’art, manuscrits, souvenirs) a été conservé par Jean-Pierre Lacloche après la mort d’Olivier en 1965.

Situation de cette station de manière évocatrice :

« À l’ombre du clocher de Samoreau, dans le silence d’une maison de la rue de l’Église, Larronde a vécu ses dernières années de retrait, veillant sur ses archives avant de rejoindre définitivement le repos des poètes. »

C’est un emplacement idéal pour le « Tourisme Poétique » car il permet au visiteur de faire le lien visuel entre la vie (la maison), la foi/le recueillement (l’église) et le passage à l’éternité (le cimetière).

Voir aussi