
Jean Cau, né le 8 juillet 1925 à Bram (Aude) et mort le 18 juin 1993 à Paris 6e, est un écrivain, journaliste et polémiste français.
En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cau
Olivier Larronde et Jean Cau
Les liens littéraires entre Olivier Larronde et Jean Cau sont fondamentaux pour comprendre la mythologie du poète dans le Paris de l’après-guerre. Jean Cau n’a pas seulement été un témoin de l’ascension de Larronde ; il a été l’un de ses plus fervents exégètes, forgeant des images qui définissent encore aujourd’hui la perception du poète.
Voici les éléments factuels et les sources qui documentent cette relation :
1. L’invention du mythe de l’« Archange »
C’est à Jean Cau que l’on doit l’appellation de « poète-archange d’après-guerre » pour désigner Olivier Larronde.
- Le témoignage de Cau : Dans ses récits sur Saint-Germain-des-Prés, Cau décrit Larronde comme une figure presque métaphysique, surgie dans le tumulte de la Libération avec une autorité naturelle et une lumière « d’outre-monde ».
- La beauté statuaire : Cau insiste sur la dimension physique et sacrée de Larronde, le comparant à une statue grecque dont la perfection des traits imposait le silence dans les cafés littéraires comme le Flore ou les Deux Magots.
2. Le garant de la « Souveraineté Poétique »
Pour Jean Cau, Larronde incarnait la souveraineté absolue de l’artiste.
- L’exigence du verbe : Cau voyait dans le travail de Larronde (notamment sa lignée mallarméenne) une preuve que la poésie pouvait rester un acte total et sans compromis, même dans une époque de reconstruction et de matérialisme.
- Le messager de l’Absolu : Dans la vision de Cau, l’Archange Larronde n’est pas une figure doucereuse, mais un messager d’une « exigence formelle redoutable » dont le vers agit comme une lame.
3. Un témoin de la « Galaxie Larrondienne »
Jean Cau a documenté la place centrale de Larronde au sein de l’effervescence intellectuelle de 1945-1950, le reliant aux autres figures majeures:
- Le lien avec Cocteau : Cau corrobore le rôle de Jean Cocteau comme « parrain » de Larronde, validant le surnom d’oiseau rare.
- La fraternité avec Genet : Cau souligne la proximité entre Larronde et Jean Genet, qu’il décrit comme des « frères d’élection » partageant une même radicalité.
4. Sources et références
Pour approfondir ces liens de manière factuelle, vous pouvez vous référer aux sources suivantes identifiées dans vos recherches :
- Textes de Jean Cau : Ses chroniques et mémoires sur le Paris littéraire des années 45-50 (notamment ses évocations de Saint-Germain-des-Prés).
- Fonds Larronde-Lacloche : Les notes et témoignages de Jean-Pierre Lacloche confirment souvent les perceptions de Cau sur l’aura du poète.
- Préfaces et Critiques : La préface de Jean Genet pour Les Barricades mystérieuses (1946) fait écho à la vision « archangélique » et « maudite » partagée par Cau.
En résumé : Jean Cau a transformé Olivier Larronde en une icône culturelle. Pour Cau, Larronde était le pivot d’une époque qui cherchait une rédemption par la Beauté et la rigueur du Verbe face à la « misère poétique » du siècle.