La Dame à sa fenêtre

La Dame à sa fenêtre soupirait
Après son doux ami qui s’éloignait;
Plus belle qu’un jour de mai, espérait
Et en peine cette chanson chantait :

« Tant est doux d’entendre le nom d’amour,
Nul n’en croirait souffrir un jour… »

De toutes la plus noble créature
Que jamais en ce monde fit nature,
Cime et racine de haute culture,
Filait la douleur d’un coeur en clôture.

« Tant est doux d’entendre le nom d’amour,
Nul n’en croirait souffrir un jour… »

L’amant retrouvera-t-il le chemin
Qui ouvre la porte du lendemain?
Reviendra-t-il le désir clair et fin
Qui le fit messager et pèlerin?

« Tant est doux d’entendre le nom d’amour,
Nul n’en croirait souffrir un jour…. »

A chanter sur la mélodie de « Belle Yolande » (XIIe siècle)

Michaël Vinson

Voir aussi :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :