Racines et Confessions Réformées de l’Église Catholique de la Civilisation de l’Amour

  1. Racines et Confessions Réformées de l’Église Catholique de la Civilisation de l’Amour
    1. Les Pré-réformateurs – Les Voix Antérieures à la Rupture
    2. Les Réformateurs du XVIe siècle – La Rupture Fondatrice
    3. Nos Convictions Propres – Au-delà de l’Histoire
  2. Voir aussi

Racines et Confessions Réformées de l’Église Catholique de la Civilisation de l’Amour

L’Eglise Catholique de la Civilisation de l’Amour s’inscrit dans la grande tradition chrétienne bimillénaire, tout en étant renouvelée par l’esprit réformé : le Christ est la seule tête de l’Église, l’autorité suprême réside dans l’Écriture Sainte guidée par l’Esprit Saint, et chaque baptisé exerce le sacerdoce universel. Nous reconnaissons explicitement l’héritage de la réforme luthérienne (refus de la primauté humaine centralisée, affirmation du sacerdoce de tous les croyants) et des pré-réformateurs qui, dès le Moyen Âge, ont défendu une foi plus libre, scripturaire et fraternelle. Voici les racines historiques qui nourrissent notre vision d’une Église universelle, libre et tournée vers l’amour agapè.

Les Pré-réformateurs – Les Voix Antérieures à la Rupture

Ces figures ont contesté les abus et les structures centralisées bien avant le XVIe siècle, posant les bases d’une Église plus fidèle à l’Évangile.

  • Pierre Valdo et les Vaudois (XIIe siècle) : Prédication laïque en langue vernaculaire, pauvreté apostolique, Bible accessible à tous. Survivants jusqu’à aujourd’hui, ils incarnent la continuité d’une Église libre et évangélique.
  • John Wyclif (XIVe siècle) : Défense de la Bible comme autorité suprême (sola scriptura), critique de la transsubstantiation et du pouvoir papal. Surnommé « l’Étoile du matin de la Réforme ».
  • Jan Hus (XIVe–XVe siècles) : Bible norme ultime, communion sous les deux espèces, critique des indulgences. Brûlé vif en 1415 ; Martin Luther déclara : « Nous sommes tous des hussites sans le savoir ».

Les Réformateurs du XVIe siècle – La Rupture Fondatrice

Au XVIe siècle, la réforme devient une transformation doctrinale et structurelle massive, que nous reconnaissons comme source vive de notre liberté évangélique.

  • Martin Luther (1483–1546) : Justification par la foi seule, deux sacrements, rejet de la primauté papale humaine. Le Christ seul est tête ; influence directe sur notre refus de toute centralisation institutionnelle.
  • Ulrich Zwingli (1484–1531) : Emphasis sur l’autorité des Écritures et une liturgie simplifiée.
  • Jean Calvin (1509–1564) : Théologie systématique, prédestination, Église disciplinée et fraternelle.

Nos Convictions Propres – Au-delà de l’Histoire

Nous ne copions pas mécaniquement ces héritages, mais nous les vivons au XXIe siècle :

  • La Trinité comme pédagogie de l’amour (Père : don ; Fils : accueil ; Saint-Esprit : partage).
  • Liturgie belle et incarnée (gestes, encens, grégorien), sans clergé séparé. Nous nous inscrivons dans la tradition liturgique romaine traditionnelle (adaptation de la forme extraordinaire du rite romain telle que présentée dans le missel de 1962. Édition l’Abbaye du Barroux). Utilisation du vouvoiement et référence littéraire au haut état de langue du XIXe siècle (Le Livre de messe des petits enfants – Comtesse de Ségur). Il faut cependant préciser ici que chaque paroisse de cette Église est libre de créer la liturgie de son choix ́car qui dit « civilisation » dit diversité des cultures et des sensibilités.
  • Latin liturgique. Fait notable par rapport à la tradition de la Réforme : la réintroduction du latin comme langue sacrée de la prière liturgique et espéranto spirituel du XXIe siècle, favorisant l’unité universelle au-delà des langues nationales, tout en préservant la compréhension via le bilinguisme et la participation active.
  • Ouverture aux périphéries, entraide visage-à-visage, art comme co-création.
  • Refus de l’IA au cœur du culte, pour préserver l’incarnation humaine.

Ces racines nous ancrent dans l’universel chrétien tout en nous libérant pour incarner aujourd’hui la civilisation de l’amour. Rejoins-nous pour co-construire cette Église nouvelle, fidèle à l’Évangile et ouverte à tous.

Voir aussi