La vie de château et la vie de bohème à Bois-Le-Roi

  1. Les Affolantes 
  2. Château de la Misère
  3. Nous étions une colonie d’artistes et de littéraires
  4. Le quatuor de l’Île-Saint-Louis
  5. Poètes de la Bohème Bellifontaine en Voyage….

Les Affolantes 

Le Manoir de Seine
aquarelle, Louis Perrin, 1932. Coll.Priv.

Ces demeures de plaisance, dénommées Les Affolantes pour leur style d’architecture extravagant et théâtral, attiraient de riches propriétaires parisiens férus de flamboyance et opulence de décor, mais aussi de discrétion, ils arrivaient de la capitale en bateau avec leur victuailles et domestiques pour des villégiatures souvent galantes et libertines. L’esprit fantasque et frivole, et le luxe de la Belle Époque, soufflaient sur Bois-le-Roi avec toutes ses audaces et ses outrances. Ainsi Emile Rochard, l’auteur dramatique, poète et directeur de plusieurs théâtres, dont celui du Châtelet, fit démonter une façade gothique à Amiens en 1896, qu’il remonta comme un décor de théâtre Quai de la Ruelle à Brolles, au Vieux Logis. Dans sa villa au 17 La Ruelle, il recevait le Tout-Paris artistique et mondain, dont la Divine Sarah Bernhardt.

Château de la Misère

Nous étions une colonie d’artistes et de littéraires

[…] Louis Noir avait été le Lieutenant-Colonel d’un artiste d’origine italienne né à Bruxelles, engagé dans les francs-tireurs, Charles Castellani-Leonzi ( 1838- 1913). À sa libération de captivité en 1873, Louis Noir l’invita à le rejoindre à Bois-le-Roi où il s’installa en lisière de la forêt. Castellani relate son séjour dans ses mémoires, Les Confidences d’un panoramiste, Aventures et Souvenirs, 1899, et fait une chronique de la vie de bohème joyeuse et turbulente de la petite colonie d’artistes : «Dans ce petit pays, je me reposai véritablement, et je vécus presque heureux durant plusieurs années, quoique très pauvre. Nous étions une colonie d’artistes et de littéraires à peu près tous logés à la même enseigne au point de vue fortune, mais tous également pleins d’entrain, de gaieté et d’espérance. Nous vivions là pleins de courage; c’était presque une famille dont les membres, avec leurs défauts et leurs différences, se soutenaient moralement…Louis Noir, Poupart d’Avyl, Olivier Métra et Gustave Mathieu, les peintres Dufour, Lafitte, Adrien Moreau…
Avons-nous caressé de beaux projets, donné de fêtes dans la grange qui me servait d’atelier, de festins pantagruéliques sur des tables composée de planches et de tonneaux! Et les promenades entre Barbizon, Fontainebleau, Melun et Bois-le-Roi sous les grands arceaux de la forêt, le jour, comme la nuit, au clair de lune, aux cris des hiboux et des chouettes et les bramements des cerfs. Non jamais je ne reverrai cela, et Bois-le-Roi, était en outre un foyer de propagande révolutionnaire, une usine de théorie subversive : tous les gouvernements étaient menacés, renversés. C’est dire l’état d’esprit qui régnait parmi cette joyeuse compagnie, qui avait quand même quelques difficultés pour vivre en bonne intelligence.»

Source : https://www.amisdemoreaudetours.com/Bois-le-Roi-ses-lettres-ses

Le quatuor de l’Île-Saint-Louis

Poètes de la Bohème Bellifontaine en Voyage….

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